Législatives et Municipales 2013

Cameroun - Elections 2013 - Littoral - Douala 1er et Wouri-centre: Des rabatteurs du Rdpc en service

Des personnes se réclamant du Rdpc proposent des espèces sonnantes contre des votes en faveur des listes du parti du flambeau ardent.

 


L’incident aurait pût être évité mais il a eu lieu. Au bureau immatriculé «C» de l’école publique du quartier Essengue, un candidat de l’Union des populations du Cameroun (Upc) pour les législatives et les municipales qui ce sont tenues le 30 septembre 2013 a brisé les urnes de ce centre de vote. Serge Soho entend ainsi s’insurger contre la non prise en compte des bulletins de vote de sa formation politique dans le déroulement de cette phase du processus dans cette circonscription électorale. Mais, ça n’est pas tout. A l’unanimité, nombre de formations politiques en lice dénoncent la présence de certaines personnes arborant des badges aux effigies du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) à l’entrée de certains centre de vote des circonscriptions électorales de Douala 1er ,pour les municipales, et Wouri-centre pour les législatives. Des personnes dissimulant le badge et des «ordres de missions» du Rdpc interpellent de potentiels votants dans l’optique d’incliner leur choix pour les listes du parti de Paul Biya. Morceaux choisis, «Vous venez voter ? Si vous avez votre carte d’électeur, ramenez les bulletins. Nous vous remboursons votre argent de taxi.» Une somme qui, selon le bureau et le centre de vote varie entre deux et dix mille Fcfa.

Des raisons pour de nombreux observateurs rencontrés dans la première phase de cette étape d’indiquer que «Elecam doit faire des efforts de formation de ses personnels.» Entre autres remarques faites par l’Organisation non gouvernementale (Ong) «Un monde avenir» l’indélébilité de l’encre et les méthodes utilisées par certains partis politiques lors du double scrutin du 30 septembre suscitent des réserves. Sous le regard du reporter, des personnes présentant des documents aux effigies du Rdpc invitent de potentiels votants à percevoir des «émoluments» au terme de leur vote. «Remarquez bien le bulletin que vous devez mettre dans l’urne» indique l’un des rabatteurs qui aborde les potentiels votants. Outre l’indiscrétion des isoloirs, de nombreux candidats sont confrontés à l’incohérence existante entre les numéros consignés sur leur carte d’électeur et celle sur les listes affichées devant les différents bureaux de vote. Coordonateur de l’Ong «Un monde avenir» Philippe Nanga évoque le cas de ces hommes en tenue qui ont été contraints de voter sur des feuilles volantes dans certaines circonscriptions à Douala et au-delà. «De nombreux hommes en tenue ont été obligés de porter leur numéro de carte d’identité, les coordonnées de leur carte d’électeur ainsi que leur signature sur des papiers volants.»

Joseph OLINGA N.
 


Cameroun - Yaounde I: Aminatou Ahidjo vote à Bastos

Attendue par l’opinion comme électrice dans le Nord du pays, Aminatou Ahidjo a pourtant fait valoir son droit de vote dans la commune de Yaoundé I, dans le département du Mfoundi, région du Centre.

Attendue par l’opinion comme électrice dans le Nord du pays, Aminatou Ahidjo a pourtant fait valoir son droit de vote dans la commune de Yaoundé I, dans le département du Mfoundi, région du Centre. C’est à 9h et 30 minutes que la fille du 1er président du Cameroun s’est pointée, au bureau de vote de l’école bilingue de Bastos où 348 candidats sont inscrits. C’est là qu’elle a décidé d’exercer son droit de vote. Drapée d’un tailleur de couleur or et argent, elle avance avec assurance. Nul doute sur l’issue de son vote à en croire les échos des dernières actualités de campagne électorale. Pourtant, nombreux sont ceux qui se sont demandés ce qu’elle faisait là. « Après ses moments de campagne pour le compte du Rdpc dans le Nord, nous nous disions que c’est là qu’elle voterait. Par ailleurs, nous nous demandons quand est-ce qu’elle a pu s’inscrire dans la région du Centre pour pouvoir y voter aujourd’hui » ; s’interrogent presqu’à tour de rôle, observateurs, curieux et autres électeurs.

Mais, la réponse est toute simple : selon des indiscrétions, un récent voyage au mois de décembre 2012 au pays, lui a certainement permis de s’inscrire sur une liste électorale. Le rang qu’elle occupe sur les listes affichées à l’entrée des bureaux de vote peut conforter les observateurs dans cette idée. Elle est en effet inscrite à la 22èmeplace, contrairement aux autres membres du gouvernement dont Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la Défense qui occupe lui, la 319ème place, Jean Nkuété, secrétaire général du comité central du Rdpc est à la 340èmeplace, le président de la République Paul Biya et son épouse Chantal Biya, sont respectivement à la 109ème et la 327ème place.

F. M.
 


Cameroun - Elections 2013 - Paul Biya Hors-la-loi: Le Chef de l'Etat bat campagne le jour du scrutin

Bain de foule présidentiel, tour de ville accompagné de gyrophares et autres youyous. Voilà à quoi s’est résumée l’heure, pour ne pas dire les minutes de vote du couple présidentiel.

Bain de foule présidentiel, tour de ville accompagné de gyrophares et autres youyous. Voilà à quoi s’est résumée l’heure, pour ne pas dire les minutes de vote du couple présidentiel. Après une bonne heure d’attente observée par l’assistance, c’est enfin aux environs de 11h45 minutes que Paul et Chantal Biya font leur entrée dans l’enceinte de l’école bilingue de Bastos. Aucune perte de temps : c’est tout de suite vers le bureau de vote qu’ils sont dirigés : lui, dans un costume sombre et elle, dans un ensemble tailleur couleur or, assorti d’un foulard et sa coiffure habituelle. Le vote se fait en deux reprises : d’abord les municipales, ensuite, les législatives.

Pour l’occasion, deux urnes trônent au milieu de la salle. Au fond de la salle, en face des scrutateurs, sont dressés les isoloirs. Le 1er tour est vite fait, puis le second. C’est la fin, la sortie. Les flashes des appareils photos crépitent. Les uns et les autres se bousculent pour avoir une meilleure prise. Le couple s’avance. Il salue brièvement les membres du gouvernement présents, puis entre dans leur voiture, au grand étonnement des uns et des autres. « Pour la présidentielle, il est allé à pied du bureau de vote jusqu’à la foule, avant de rentrer dans son véhicule », s’étonne certains observateurs.

Mais, c’était sans compter avec l’imprévision de la première dame. Une fois la rame présidentielle parvenue hors de la clôture, Chantal Biya saute de la voiture pour un bain de foule, sous les youyous d’une foule excitée. Rejointe par son époux, elle envoie des messages d’encouragement à la foule massée sur la chaussée, malgré l’arrêté du ministre de l’Administration territoriale. Et ce n’était pas tout. S’en est alors suivi un tour de ville spectaculaire du couple présidentiel qui l’a conduit jusqu’à la cathédrale Notre Dame des victoires de Yaoundé, le marché central, avant qu’il ne regagne le palais présidentiel. Toujours sous les applaudissements de la foule. Alors que la loi interdit tout attroupement…

F.M.
 


Cameroun - Elections 2013 - Bamenda I: Un réseau de 695 faux électeurs démantelé !

La commission départementale de supervision de la Mezam a statué sur les irrégularités des inscriptions sur la requête du Sdf.

695. C’est le nombre de faux électeurs ou du moins irrégulièrement inscrits sur les listes électorales de l’antenne communale de Bamenda I. Le constat est de Me Suh Fuh Ben, conseil du Front social démocrate (Sdf en anglais). Dans une correspondance datée du 24 septembre adressée à la commission départementale de supervision des élections dans la Mezam, Me Suh Fuh Ben s’insurge contre ce qu’il appelle « le rajout de 695 nouveaux électeurs sur les listes électorales de l’antenne communale de Bamenda I ». Le conseil du Sdf remarque que ces rajouts laissent entrevoir que ces électeurs sont enregistrés avec des codes différents de celle de Bamenda I. Si le code de Bamenda I est de 248, ces nouveaux inscrits ont pour code respectif 249,250 et 018. Une situation bien étrange dès lors que le code 249 appartient à Bamenda II et 250 à Bamenda III.

Le conseil du Sdf déplore par exemple qu’au bureau de vote A de l’école publique francophone (Epf) Camp militaire, le nombre d’inscrits est passé de 331 (chiffre disponible à l’antenne communale) à 467. Au bureau vote B de l’Epf Camp militaire, on est passé de 334 régulièrement inscrits à 445. Au bureau de vote A de la légion de gendarmerie de 165 à 226 et au bureau de vote A du sixième secteur militaire de 121 à 456. Soit un total de 695 électeurs irrégulièrement inscrits à Bamenda I. Là où le bât blesse, c’est que ces noms ne sont pas disponibles sur les fiches en possession de l’antenne communale Elecam de Bamenda I mais on trouve ces rajouts sur le site de Elections Cameroon, précise Me Suh Fuh Ben pour qui il faut aller chercher ce réseau au niveau de ceux qui introduisent les données sur le site à Yaoundé car concrètement le registre disponible à l’antenne communale Elecam Bamenda I affiche au 24 septembre 8211 inscrits. Bien maigre que celui présenté sur le site. Ce rajout constitue pour le conseil du Sdf une fraude. C’est à juste titre qu’il a demandé à la commission départementale de supervision « de retirer ces noms fictifs » sur les listes électorales de Bamenda I. « sinon le Sdf se réserve le droit d’engager une action judiciaire contre ces personnes et leur(s) complice(s) conformément à l’article 122(1)(a) du code de procédure pénale », conclut Me Suh Fuh Ben.

La commission départementale de supervision, présidé par la magistrate Anne Afong, présidente du tribunal de grande instance de la Mezam a statué sur ce cas conformément à l’article 63 du code électoral. Cette commission a instruit, avec effet immédiat, le chef d’agence départementale Elecam de la Mezam d’effacer les 683 noms ajoutés sur les listes électorales de Bamenda I. Aussi le chef d’agence devra transférer la liste originale de 8211électeurs au siège de Elecam à Yaoundé pour correction sur le site de Elections Cameroon.

Vendredi dernier 27 septembre, la commission a tablé sur les listes des 150 gendarmes (en provenance de Ngaoundal) et 202 policiers déployés pour assurer la sécurité du double scrutin dans la Mezam. Lesquels hommes de rang mobilisés ont sollicité voter à Bamenda I et à Santa. A en croire certains membres de cette commission qui ont requis l’anonymat, les débats ont été pratiquement houleux. Si l’un des membres a voulu faire main basse sur la commission en imposant ces listes, la grande majorité des membres a opté pour une résistance farouche. Et c’est tardivement vendredi soir que ladite commission a rendu son verdict.

Ainsi, seuls les 93 militaires mobilisés qui avaient motivé leur demande avec soit des cartes d’électeur où récépissés d’inscription là où ils proviennent ont été autorisés à voter à Bamenda I. Ceci en conformité avec les dispositions des articles 82 (1) (b), (3) du code électoral. Les 259 hommes de rang qui n’ont pas justifié leur demande d’inscription ont vu leurs doléances rejetées. Par conséquent, ils ne doivent pas prendre part au vote.
 


  Cameroun - Elections 2013 - Maroua: Sali Dahirou accusé de fraude

L’ancien ministre par ailleurs député sortant du Diamaré est soupçonné d’avoir bourré une dizaine d’urnes et monnayé des suffrages en faveur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

Chaudes empoignades hier à l’hôtel Hirgoyo de Maroua. L’établissement hôtelier dont la salle de conférence fait office de quartier général (Qg) du Rdpc s’est transformé, le temps d’un après-midi électoral, en un véritable ring de boxe. Les violences entre militants de l’Undp/Andp (d’une part) et ceux du Rdpc font suite à une rumeur persistante impliquant Sali Dahirou, ex-ministre et député sortant du Diamaré. La tête de liste du Rdpc aux législatives est accusé par des militants de l’Undp et de l’Andp d’avoir dissimulé des urnes bourrées dans une pièce du Qg. « Nous l’avons vu entrer avec une dizaine d’urnes dans l’hôtel.

Dans la matinée déjà, il a donné de l’argent à nos électeurs pour que ces derniers votent pour les listes du Rdpc. Ceux-là sont venus tout nous raconter », dénonce un responsable de l’Andp à l’Extrême-Nord. Ce que soutient mordicus ce militant de l’Undp, candidat aux municipales dans la circonscription électorale de Maroua 3e. « Sali Dahirou a caché des urnes dans l’hôtel et même dans son domicile. Il les a bourrées et il a l’intention de les sortir le soir pour les emmener dans les bureaux de vote », dit-il. L’homme affirme en plus que de l’argent lui aurait été proposé contre sa démission de l’Undp.

Alors que le vote suivait son cours à travers la ville de Maroua, 500 militants de l’Undp et de l’Andp ont fait irruption dans le Qg. Les uns ont littéralement encerclé Sali Dahirou, menaçant de le molester si toutes les urnes «dissimulées» ne leur sont pas livrées. Alertés, quelques éléments de la Police déversés dans les rues de Maroua sont intervenus. Mais la meute de manifestants était déjà passée à la fouille de l’établissement hôtelier. Des militants du Rdpc qui ont tenté de leur opposer une résistance sont passés à tabac. Suite à ces accrochages, un militant du Rdpc est grièvement blessé à la tête. Ses jours ne seraient pas en danger. L’intervention d’autres éléments de la Police venus en renfort a permis de disperser la foule. Le Qg du Rdpc a tout de même été mis à sac par les assaillants.

Joint finalement au téléphone après moult tentatives, Sali Dahirou nie tout en bloc. Pour lui, « ce sont des allégations de l’Andp qui vise à discréditer notre parti. Ils étaient plus de 400 à nous envahir à notre Qg, mais ils n’ont rien trouvé ». Sur son éventuelle interpellation par la Police et sa détention provisoire, le député sortant dit avoir demandé personnellement à la police de laisser les manifestants passer le Qg à la fouille complète. « Les éléments de la police sont venus, je leur ai demandé de ne pas bouger. Nous, on ne va pas céder à la provocation (…) les gens sont en position de faiblesse et veulent créer des incidents », tance Sali Dahirou. A l’occasion d’une entrevue accordée la veille du double scrutin au reporter de votre journal, le gouverneur Augustine Awa Fonka invitait les partis politiques au calme. Son appel n’a pas été entendu.

Salomon KANKILI

 


Cameroun - Elections 2013 - Garoua: Le recul suspect de l’abstention

Les campagnes de séduction menées simultanément par Aminatou Ahidjo, Haman Adama, Bello Bouba et Issa Tchiroma Bakary ont permis d’accroître la participation au double scrutin du 30 septembre. Mais des suspicions planent sur ce vote massif des électeurs du Nord…

Comme sur l’étendue du territoire national, les électeurs de la Benoué ont fait les rangs hier, jour d’élections couplées (législatives et municipales). Massés dès les premières heures de la matinée devant les différents bureaux de vote, ils ont exprimé tour à tour leur devoir civique. La presse déployée sur le terrain a particulièrement suivi le vote du gouverneur Joseph Otto Wilson et son état-major à l’école publique du quartier Haut Plateau à Garoua. Pour sa part, le leader de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) a glissé ses enveloppes dans deux (2) urnes à Bashéo. De même que Mohamadou Badjika Ahidjo et son épouse. Ces derniers ont respectivement voté au lycée classique et lycée technique du quartier Poumpouré. Issa Tchiroma Bakary, le ministre-candidat aux législatives dans la circonscription électorale de Garoua 1e (Benoué-Ouest) a voté au bureau de vote du quartier Foulbéré. Seuls l’ex-ministre Haman Adama et Aminatou Ahidjo ont répondu aux abonnés-absents. La première, on le sait, n’a pas voté pour avoir été déchue de ses droits confiés pour cinq ans tandis que l’autre est inscrite dans un bureau de vote du côté de Yaoundé (lire en page3).

Ce vote groupé des élites du Nord est l’aboutissement de deux semaines intenses opérations de charme. Les unes (Aminatou Ahidjo et Haman Adama), jetées dans l’arène politique controversée du Nord, ont eu maille à partir avec des « hooligans » et un mouvement dénommé « Atm » (Aminatou tu mens). Ces « malintentionnés » (pour reprendre Aminatou Ahidjo dans son interview à la presse à Garoua) ont fait de Garoua un morceau dur à cuir pour le Rdpc. Le ton de campagne adopté par Bello Bouba et Issa Tchiroma a laissé poindre leur désir ardent : profiter de la situation de controverse pour se faire une place au soleil. Interviewé récemment par un confrère d’une chaîne de télévision privée, le ministre-candidat aux législatives à Benoué-Ouest a clairement argué que le Fsnc n’est en rien comptable du dernier mandat des députés et maires de la Benoué.


Participation

S’il est un point sur lequel ce parterre d’élites peut se targuer, c’est celui d’avoir pu convaincre les électeurs du Nord à converger en nombre vers les bureaux de vote. Au regard de la participation au double scrutin d’hier dans la Benoué, les statistiques devraient logiquement surplomber celles de la présidentielle de 2011. Une question reste toutefois en suspens : que cache ce vote massif ? « Il est évident que les gens sont allés voter en nombre pour mieux manifester leur colère à l’endroit d’un parti politique qui n’a pas su leur donner satisfaction », tente de convaincre un candidat de l’Undp aux municipales. Une autre militante du Fnsc dans le Nord croit savoir que son parti est en bonne posture. « Ils ont libéré Haman, ils ont envoyé Aminatou mais ça n’a pas l’air de calmer les gens. Les électeurs vont choisir le Fsnc parce que c’est le parti de la vérité. Issa Tchiroma a fait beaucoup de dons aux populations », dit-elle.

Entre ceux qui avancent la thèse d’un vote-sanction pour justifier la forte participation aux élections couplées dans la Benoué et ceux qui croient à l’effet-Aminatou (ou Adama), les avis divergent. Mais il faut reconnaître que l’ambiance de ces derniers jours dans le domicile de l’ex-ministre de l’Education de base et dans les rues de Garoua augurait une forte participation. A quelle formation politique profitera-t-elle ?

Salomon KANKILI, de retour de Garoua

 


Cameroun - Legislatives et Municipales 2013 - Mabanda-Bonabéri: Des usurpations d’identité enregistrées

Au lycée bilingue de Mabanda, dans l’arrondissement de Douala IVème, certains électeurs n’ont pu remplir leur devoir citoyen, parce que des personnes encore non identifiées, ont voté à leur place.

Augustine Mukong (Augustin dans l’espace francophone), n’oubliera certainement pas de sitôt la scène dégoûtante qu’il a vécue ce 30 septembre 2013, à l’occasion du double scrutin, municipales et législatives. Rendu au bureau de vote A du centre du lycée bilingue de Mabanda, pour participer au suffrage, le président du bureau de vote lui fait savoir qu’il a déjà voté. Téméraire, le cinquantenaire, insiste et affirme tout haut qu’il ne l’a pas encore fait et qu’il tient, à choisir par la voie des urnes, son maire et son député. Informés de la situation, le maire Sdf sortant John Ndangle Kumase et le candidat Rdpc Fokué Ibrahim, descendent sur le terrain. Vérification faite, les éléments d’identification du plaignant, Augustine Mukong (numéro d’inscription, nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, domicile, noms du père et de la mère), sont identiques sur la carte d’électeur, carte nationale d’identité et la liste d’émargement. Seules la signature et les empreintes digitales sont différentes.

Le chef de ce bureau de vote -qui a refusé de décliner son identité à la presse-, ne donne aucune explication fiable. Il affirme d’ailleurs pour banaliser les faits, que ce n’est pas un cas isolé parce que : «depuis le matin, nous avons enregistré 4 cas similaires. Ça ne sert à rien de faire du bruit», essaie-t-il de calmer les ardeurs des votants. Peine perdue. C’est le statu quo. Les éléments des forces du maintien de l’ordre interviennent, pour ramener la sérénité et permettre aux autres électeurs de voter. Seulement, cette intervention manque de peu de frôler le pire. La confiscation des pièces (Carte nationale d’identité et carte d’électeur du plaignant, Augustine Mukong) par un élément de la brigade de Bonassama, attise la colère des autres électeurs, qui crient à de l’intimidation. Jusqu’à 12 heures 30 minutes, où nous quittions les lieux, la situation n’était pas encore réglée.

Toujours dans ce centre de vote, des électeurs dénoncent d’autres irrégularités. «Après avoir voté, le chef du bureau de vote m’a demandé de poser mes empreintes uniquement. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas signé. Quand je lui ai posé la question, il m’a demandé de sortir», explique Nazaire Tatolock, impuissant. Des propos confirmés par un représentant de l’Observatoire national des droits de l’Homme, officiant comme observateur électoral.
 


Cameroun - Legislatives et Municipales - Littoral - Douala III: Des irrégularités entachent le scrutin

Encre délébiles par endroit, numéros de cartes d’électeurs différents de ceux inscrits sur les listes d’Elecam, mandataires chassés des bureaux de vote… sont quelques cas relevés.

«C’est ce qu’ils appellent encre indélébile ici ? Regardez, comment il quitte facilement», s’étonne un électeur au sortir du bureau de vote, au centre de l’école Saint Thomas au quartier Logbaba, arrondissement de Douala III. Pour avoir le cœur net, le reporter s’est livré à l’exercice. Et a pu remarquer, dans un bureau de vote de Saint Thomas que l’encre n’était pas indélébile. Un étonnement que partage plus d’un. «Le gouvernement a fait un grand pas en avant pour les élections, parce que sur les listes affichées devant les bureaux il y a le nom de l’électeur, le lieu et la date de naissance, la profession… mais surtout la photo. Ce que je n’apprécie pas par contre, c’est la qualité de l’encre. Il n’est pas indélébile. Ça veut dire que quelqu’un peut voter plus d’une fois», déclare Célestin, électeur du centre du groupe scolaire bilingue Hélène et Justine de l’arrondissement de Douala III, en présentant son pouce, dénué de tâche, au reporter. «Je n’ai utilisé aucun produit pour l’enlever.» Pareil constat avec Thomi : «Si c’était vraiment l’encre indélébile, il ne devrait pas quitter aussi facilement. J’ai juste mis un peu de salive et mon pouce est devenu propre.» D’aucuns, à peine sortis du centre n’avaient plus de trace d’encre sur le doigt. A côté de cette irrégularité, les numéros des cartes d’électeurs.

Pierre Ravic Mahop a eu beaucoup de problèmes à exercer son droit de vote. Il lui a fallu beaucoup de tractations avec les membres d’Election’s Cameroon (Elecam). C’est que certains numéros inscrits sur les cartes d’électeurs ne correspondent pas à ceux inscrits sur les listes de l’organe chargé de l’organisation des élections au Cameroun. «J’ai le numéro 287 sur ma carte d’électeur, mais il est mentionné 281 sur la liste», affirme Pierre. Emmanuel Timba Timba, président du bureau B du centre de l’école Saint Thomas indique par contre que «Elecam a pris toutes les dispositions pour que ce genre de cas n’arrivent pas» pourtant la réalité est toute autre. Dans ce même centre, des éclats de voix se sont fait entendre, entre Elecam, les mandataires du Social democratic front et les représentants d’autres partis. Joseph Atembeh Nkeng, représentant Sdf dans ledit centre raconte que «l’Undp et le Rdpc ont insisté qu’on fasse sortir un de nos mandataires de la salle, pourtant nous avons le droit d’avoir deux mandataires par bureau car il s’agit de deux élections. Le président du bureau a cédé à la demande de ces partis et a expulsé notre représentant. Une situation qui a interrompu le vote pendant une quarantaine de minute.» N’eût été l’intervention des électeurs et un observateur électoral, le mandataire du Sdf ne rentrerait plus en salle. Au centre de Kamtchoum, ce sont deux représentants du Sdf qui ont été chassés parce que «l’un est arrivé en retard, l’autre, au lieu de présenter sa carte d’identité avait plutôt en main le certificat de perte de la carte» explique un président du bureau de vote.

Valgadine TONGA (Stagiaire)
 

Focal: Les mandataires se font attendre

Ils étaient nombreux à répondre au grand rendez-vous du 30 septembre 2013, dans les 370 bureaux de vote de Douala 3ème. Des électeurs qui sont sortis de bonne heure pour venir accomplir leur devoir civique. Il leur a pourtant fallu beaucoup de patience pour mettre leurs bulletins dans les urnes. A l’origine de tout ceci, le retard des mandataires des partis politiques en course dans la circonscription. «Je n’ai pas besoin de l’annoncer. Il est 8h. En principe ça devrait déjà commencer, mais on fait encore quelques derniers réglages. On attend toujours les mandataires qui devraient être là depuis 6h30min», tente d’expliquer un président de bureau de vote du centre du collège Kamtchoum aux électeurs qui s’impatientent. «Nous voulons déjà voter. Il est plus de 8h. Nous sommes sortis tôt parce que nous voulons vite voter et vaquer à nos occupations. Qu’est-ce qu’il y a encore à nous faire attendre ?», lance des voix féminines dans la foule. En sus du retard des mandataires, les problèmes avec des électeurs qui n’avaient pas récupéré leurs cartes auparavant. «Je suis sorti depuis 7h parce que je voulais me rassurer que c’est bien ici que je vais voter. J’ai vu mon nom, il ne me reste qu’à récupérer ma carte», se réjouit Ndasse.

Hors de question pour Henriette de passer après ce dernier. «Nous avons pris le temps de retirer nos cartes depuis. Ceux qui ne l’ont pas fait doivent attendre», argue-t-elle. Autant de choses qui ont fait en sorte que les élections démarrent avers 8h30, tant au centre de vote de Saint Thomas, l’école bilingue Hélène et Justine, ainsi qu’au collège Kamtchoum. Après le passage au centre de Kamtchoum du gouverneur de la région, Joseph Beti Assomo, du préfet, du sous-préfet de l’arrondissement de Douala III, pour se rassurer du déroulement de l’opération, le candidat et maire sortant du Rdpc, Oumarou Fadil a jeté ses enveloppes dans les urnes à 12h30. Pour les municipales, le Mrc, le Rdpc, le Sdf et l’Upc sont en course à Douala 3ème. Pour les législatives, en sus de ces quatre partis, l’Undp et le Mp sont en lice.

V.T. (Stg)



Réactions


Job Théophile Kwapnang (Tête de liste Sdf aux municipales): «Il y a des irrégularités»

Les Camerounais sont sortis en grand nombre pour ces élections. Ce n’est pas comme aux présidentielles et aux sénatoriales. Il y a eu foule. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu cela. Il y a des irrégularités. Il y a des électeurs qui ont leurs cartes d’électeurs mais qui n’ont pas leurs noms inscrits sur les listes d’Elecam. Nous avons appelé le chef d’antenne qui a demandé aux présidents des bureaux de vote de faire voter ces personnes.



Jean Michel Nitcheu (Tête de liste Sdf législatives): «Des dispositions pour sécuriser le vote»

Les choses se passent à peu près correctement, si je tiens uniquement compte des observations faites au niveau de mon centre de vote. Je me réjouis déjà de ce que j’observe comme affluence. Contrairement aux élections antérieures, il faut souligner l’affluence exceptionnelle. On peut donner un point positif à Elecam, par rapport à la mobilisation, sous réserve de ce que les choses se poursuivent ainsi toute la journée. Les observateurs électoraux ont la responsabilité d’observer les élections, maintenant sont-ils en nombre pour pouvoir couvrir tout les centres ? Je n’en sais rien. Mais ce que nous souhaitons c’est que les choses se passent normalement. A notre niveau nous avons pris des dispositions pour sécuriser le vote. Il est important que tout se passe bien. Les observateurs doivent marquer leur présence effective sur le terrain. Au vue des élections passées, l’encre n’a jamais été indélébile, on espère juste que cela ne va pas permettre aux fraudeurs d’avoir la tentation de passer plusieurs fois. Nous devons rester vigilants. Généralement les choses démarrent bien, mais dans la soirée, les fraudeurs entrent en scène.


Oumarou Fadil (Maire sortant et candidat Rdpc): «C’est un sentiment de joie»

Je suis très satisfait d’accomplir mon devoir citoyen. C’est un plaisir de voir que nous avons le choix de désigner nos élus locaux et nos parlementaires qui vont nous représenter à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas tout le monde qui a ce privilège. C’est un sentiment de joie. En tant que candidat, l’heure n’est plus à la campagne. Nous avons passé deux semaines à convaincre. On attend de voir.

Recueillies par Valgadine TONGA (Stagiaire)

 


Cameroun - Legislatives et Municipales: Coulisses

Au lycée bilingue de Bonabéri, des électeurs qui n’ont pas pu retirer leurs cartes d’électeurs à temps, n’ont pas pu voter.

Charters à Manoka

Chez certaines populations de la circonscription électorale du sixième arrondissement de Douala, la pilule est bien amère. Dans le bataillon des votants de cette circonscription pour le compte des élections législatives et municipales du 30 septembre 2013, de nombreuses personnes inconnues ont été remarquées. A l’observation, les faits remontent à «l’ère» des inscriptions aux listes électorales par Elections Cameroon (Elecam). Une période au cours de laquelle certains candidats ont convaincu l’organe en charge des élections d’inscrire des personnes habitant les quartiers Essengue et le port de pêche de Youpwè et certaines zones indépendantes de l’arrondissement de Douala 1er et du Wouri centre sur les listes électorales de cette circonscription. Des «électeurs» qui sont allés aux urnes le 30 septembre dernier à Manoka.



Des électeurs en moins

Au lycée bilingue de Bonabéri, des électeurs qui n’ont pas pu retirer leurs cartes d’électeurs à temps, n’ont pas pu voter. Et pour cause, «le président de mon bureau de vote, confie une électrice, m’a demandé de faire une photocopie de ma carte nationale d’identité, malheureusement, aucune boutique n’est ouverte aujourd’hui. J’ai déjà fouillé partout en vain». Et comme Elections Cameroon n’a pas prévu d’autres mesures pratiques dans ce type de situation, beaucoup d’électeurs ont abandonné tout simplement.



Le «pointage» électoral

La scène est vécue par une consœur d’une chaîne de télévision émettant depuis Douala. Pendant qu’elle prend des notes au Centre de l’Institut Tonji à Mabanda à Bonabéri, une dame l’approche. Un sourire en coin, cette dernière lui dit à mi-voix, «il faut prendre mon nom, j’arrive, je vais voter». Etonné, le reporter lui demande qui elle est. Celle-ci lui fait savoir qu’elle est de l’Ofrdpc et la rassure qu’elle votera pour le Rdpc. Elle peut donc «pointer» !


L’article 4 du Code électoral divise le Sdf et Elecam

C’est aux environ de 10h30 que l’incident s’est produit au bureau de vote D du Cres de New-Bell. Une électrice d’une soixantaine d’année a sollicité l’aide d’un agent d’Elecam pour distinguer son bulletin de vote parce qu’ayant des problèmes de vue. Une attitude fortement critiquée par le candidat Sdf, Louis Sikadi qui va s’interposer entre la dame et les agents d’Elecam. Il sera ensuite suivi dans sa démarche par les représentants des autres partis politiques. Une situation qui a crée la suspension des activités dans ce bureau pendant quelques minutes. C’est ainsi que les voix vont s’élever de tous les côtés. Chacun essayant à son niveau d’apporter une explication ou de justifier l’acte que s’apprêtait à effectuer le représentant de l’administration dans ce bureau de vote. Afin de justifier l’acte de la sexagénaire, un agent d’Elecam va brandir l’article 4 du chapitre 4 du code électoral. Malgré les multiples explications de part et d’autre, l’électrice a été livrée à elle-même.



Vote sans carte nationale d’identité

Dans le centre de vote de l’école publique de New-Bell Aviation, c’est un candidat Sdf aux municipales, Dénis Ombala, qui a menacé de fermer les bureaux de vote sous prétexte que les présidents des bureaux de vote de ce centre permettaient aux électeurs de voter sans la présentation de leur carte nationale d’identité. « Nous avons saisi un huissier pour faire le constat, parce que chaque électeur doit disposer en plus de sa carte d’électeur, d’une carte nationale pour pouvoir voter », affirme t-il.



Le maire sortant de Douala 2ème se remet aux urnes

C’est aux environ de 11h que le maire sortant de Douala 2ème accompagnée de Jean Stéphane Biatcha, secrétaire général de Synergies africaines, est arrivée au centre de vote du Cres de New-Bell. Tête de liste du Rdpc dans cette circonscription électorale, Denise Fampou s’est dirigée vers le bureau vote A afin de remplir son devoir de citoyen toute surprise de l’affluence dans les bureaux de vote. « Nous avons mené une campagne de proximité. Il était question d’amener les gens à s’inscrire et à retirer leur carte électorale et de leur dire la nécessité de faire un choix », affirme-t-elle. Même si son siège est désormais mis en jeu, Denise Fampou se dit confiante. «Ce sont les élections et nous attendons les résultats», commente le maire sortant.

Rassemblés par A.T., M. L. M. (Stagiaire) et J.O.N
 


Cameroun - Elections 2013 - Douala 2ème: L’absence de matériel électoral retarde le vote

L’arrivée tardive des feuilles de pointage, de l’isoloir et du bulletin de vote dans certains bureaux fait poiroter les électeurs impatients de remplir leur devoir de citoyens.

Il est environ 7 heures 45min au centre de jeunesse de New-Bell devenu centre de vote, dans l’arrondissement de Douala 2ème. Les électeurs de cette localité arrivent par vagues pour choisir les candidats issus des 5 partis en lice aux élections municipales et des six autres aux élections législatives. Dès leur arrivée, ils se dirigent vers les listes des électeurs affichées à l’entrée de chacun des six bureaux de vote que compte ce centre. L’enthousiasme est grand, mais les électeurs ont de la peine à trouver leur nom sur la fiche. «J’ai fait le tour des différentes listes mais je n’arrive pas à repérer mon nom, je vais rentrer», déplore Chantal Tadja, une électrice. Celle-ci va finalement avec l’aide d’un agent d’Elecam retrouver son nom. Mais seulement le numéro porté sur sa carte d’électeur n’est pas celui mentionné sur la fiche. « Sur ma carte je porte le N° 326, mais sur la liste j’ai le n°339 », commente cette dernière. Une fois le nom retrouvé, ces électeurs forment une queue à l’entrée de leur bureau dans l’entente du début effectif des votes.

Mais dans nombre de bureaux de vote, le retard à l’allumage est constaté. Certains matériels électoraux sont encore attendus. Il est déjà 8 heures. Les agents d’Elecam et les mandataires des partis politiques y sont déjà installés. «Il manque les feuilles de pointage. C’est l’une des pièces maîtresses sans lesquelles nous ne pouvons commencer le vote, pour l’instant nous avons presque tout », affirme Woussi, le président du bureau de vote A du centre de jeunesse de New-Bell. Le même problème est posé dans les autres bureaux de vote de ce centre. C’est finalement aux environs de 8h30 min que les feuilles de pointage sont servies dans les différents bureaux. Cependant dans le bureau B, il faut attendre les bulletins de votes du Sdf aux élections législatives. « Nous n’avons pas encore commencé parce que nous avons constaté qu’il n’y avait pas les bulletins du Sdf. Il faut attendre l’arrivée de ces bulletins pour démarrer le vote », souligne Sali Mossa, président bureau de vote B du centre de jeunesse de New–Bell.

C’est finalement aux environs de 9h 10 min que le vote proprement dit a démarré dans ce bureau pratiquement à la même heure qu’à l’école publique de New-Bell Aviation. «Nous avons connu un grand retard parce qu’il fallait attendre l’acheminement des matériels électoraux dans notre centre. Le côté organisationnel a connu une petite faille parce nous avons fini par lancer les activités sans isoloir. Nous nous sommes servis d’un tableau pour fabriquer un isoloir de fortune », affirme Roger Bianda, président du bureau de vote H du centre de l’école publique de New-Bell Aviation. Hormis ces désagréments, Guillaume Gangue, observateur électoral de l’Ong « Un monde avenir » constate qu’il y a plusieurs électeurs qu’ignorent le processus électoral.

Le Messager Publié : Mardi le 01 Octobre 2013 09:01:20 7572 hit(s) 0 commentaire(s) Société Imprimer Envoyer cet article à

LES COMMENTAIRES

ENTREZ VOTRE COMMENTAIRE


Votre nom

Saisissez ce code CAPTCHA code Ici

Nombre de caractères restant :

SUR LE MEME SUJET : Législatives et Municipales 2013


 Législatives et municipales: Transparency Cameroun juge les élections
 Assemblee Nationale: les députés se quittent
 Cameroun - Contentieux: Ndam Njoya menacé de perdre la mairie de Foumban
 Cameroun: Sept affaires en délibéré dans le contentieux des municipales
 Contentieux des municipales: le RDPC en difficulté à la Cour suprême
 Cavaye Yeguié Djibril rempile au perchoir
 Cameroun - Argent des élections du 30 septembre: La colère des personnels d'appui d'Elecam
 Cameroun - Assemblée Nationale: Les députés en vert, rouge et jaune
 Municipales et législatives de septembre 2013: Fonkam Azu’u répond à Kamto
 Cameroun - Assemblée Nationale: Le SDF veut conquérir deux postes de vice-présidents
 Cameroun - Assemblée Nationale: Ce que gagnent les députés
 Cameroun - Bureau de l’Assemblée Nationale: Le bal des prétendants au fauteuil de Cavaye
 Cameroun: Qui sont les maires de Yaoundé?
 Cameroun - Législatives et Municipales 2013: Les aveux de Fonkam Azu'u
 Cameroun: Honorable!
 Cameroun: L'installation des maires est imminente !
 Cameroun: L'installation des maires est imminente !
 Cameroun - Assemblée Nationale: Cavaye Yéguié devrait rempiler au perchoir
 Maurice Kamto pas entièrement satisfait du score de son parti
 Cameroun: Des cas de blocage dans les Elections des maires

DANS LA MEME RUBRIQUE : Société


 Le Cameroun pourrait se lancer dans la culture du coton OGM dans 3 ans
 Cameroun : un soldat tué et 3 autres grièvement blessés dans l' explosion d'une mine posée par Boko Haram
 Contreperformances pour le Cameroun dans la Doing Business 2015
 Donetsk: 51 observateurs étrangers suivront les élections (CEC)
 Burkina Faso: le président annonce sa démission Blaise Compaoré
 Quel partenaire pour Camtel ?
 29 milliards de Séoul pour construire un hôpital au Cameroun
 2e tour de vaccination contre la poliomyélite dès jeudi
 Cameroun - Remaniement: le tsunami de Paul Biya se précise
 Le Vietnam envisage la construction d' une cimenterie au Cameroun
 Reconnaissance de la Palestine: Israël rappelle son ambassadeur à Stockholm
 Crise au Burkina Faso: Ban Ki-moon dépêche son émissaire
 Syrie/EI: Washington compte attirer Moscou, Téhéran et Riyad
 Burkina Faso: les populations disent non «au pouvoir à vie»
 Cameroun : Bowleven repousse à fin 2014 la transaction de son amodiation dans Etinde
 Cameroun: Les caractéristiques définitives de l'Autoroute Yaoundé-Douala arrêtées
 Cameroun: Près de 3500 emplois personnels à recruter dans la la Fonction publique
 Invitation à la Grande Palabre sur le thème: Institutions démocratiques, libertés et gouvernance économique et sociale: quelles perspectives pour le Cameroun et l’Afrique d’aujourd’hui et de demain?
 Invitation à la Grande Palabre sur le thème: Institutions démocratiques, libertés et gouvernance économique et sociale: quelles perspectives pour le Cameroun et l’Afrique d’aujourd’hui et de demain?
 Cameroun: Trois enfants meurent dans un incendie à Nkoabang

 

C24 sur twitter

 

CONVERTISSEUR

DEVENEZ NOTRE
*** ETOILE24 ® ***

 

 

Cameroun24 TV

 

 

 

 

 

Image de la Semaine

 

 

 

 
Tchamba Ngassam Melvin Déjà     1304 Jours

 

 

Les plus recents


Cameroun - Télécommunication : Quel partenaire pour Camtel ?

Avec l'obtention surprise d'une licence globale, l'opérateur public camerounais fait son retour dans la téléphonie mobile. Mais sans alliance stratégique, il aura bien du mal à percer.


Cameroun - Santé : 29 milliards de Séoul pour construire un hôpital au Cameroun

La Corée du Sud vient d’accorder un prêt de 28,7 milliards de francs CFA au Cameroun pour la construction et l’équipement de l’hôpital de référence de Garoua (Nord), a appris mercredi APA de source...

C24+

Les plus commentés

Les plus populaires

Cameroun24 sur Twitter