Cameroun - Revue de presse. Vent de polémiques dans les journaux camerounais

APA Le 19 aout 2366 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le remplacement à problèmes des dirigeants de sociétés d’État arrivés en fin de mandat côtoie, dans les journaux camerounais parus lundi, la gigantesque panne d’électricité qui paralyse la capitale, Yaoundé, mais aussi la crise sécessionniste anglophone, à la veille de la rentrée scolaire.

Nominations dans les entreprises publiques : dissensions au sommet de l’État», «Sociétés parapubliques : Ferdinand Ngoh Ngoh conforte l’illégalité», «Entreprises publiques : imbroglio autour du remplacement des DG illégaux», «Sociétés d’État : la mise en garde de Ngoh Ngoh à Dion Ngute», «Luttes d’influence : Ngoh Ngoh déclare la guerre à Dion Ngute», «Gouvernance : le cas des sociétés d’État interpelle le Conseil constitutionnel», «Gouvernance par l’immobilisme : Ngoh Ngoh étale l’immobilisme de Paul Biya», «Paul Biya : l’État c’est moi». Tels sont les titres respectifs de L’œil du Sahel, L’Indépendant, Émergence, InfoMatin, Aurore Plus, Le Quotidien de l’Économie, Le Messager et Mutations.

À travers cette flopée de manchettes, les confrères s’attèlent à décrypter le message du secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr), qui via le secrétaire général des services du Premier ministre (PM), demande au chef du gouvernement de rappeler aux chefs de départements ministériels, assurant la tutelle technique des entreprises et établissements publics, que le pouvoir de nomination des dirigeants des organes sociaux desdites structures relève de la compétence exclusive du président de la République.

Derrière ces termes ampoulés, explique Aurore Plus, se cache une virulente bataille entre le demi-dieu, en qualité de Sg/Pr, qui siège aux côtés de Paul Biya et le chef du gouvernement : une injonction à peine voilée, au Premier ministre, qui intervient sur fond d’enjeux pour le remplacement de 23 directeurs généraux, 11 directeurs généraux adjoints et 14 présidents de conseil d’administration de sociétés publiques, dont les mandats cumulés de 9 ans, non renouvelables, ont largement expiré pour la plupart.

«Cette correspondance aux accents martiaux survient alors que des sources, proches du dossier, affirment que le PM a entrepris, avec les ministres en qualité de tutelles techniques, des consultations en vue de proposer à qui de droit des remplaçants à ces dirigeants. Piqué au vif, Ferdinand Ngoh Ngoh, dont la réputation de faiseur de rois ne se dément plus, s’abrite ainsi derrière le pouvoir discrétionnaire de Paul Biya, qui pour sa part semble complètement perdu dans le paysage, pour faire en sorte que rien ne lui échappe.»

Pour InfoMatin, beaucoup ne comprennent pas, en effet, en quoi la prospection de nouveaux responsables d’entreprises publiques, instituée par le chef du gouvernement, va à contre-courant de la compétence exclusive de nomination du président de la République. Tout comme il est difficile de comprendre en quoi la démarche d’anticipation du Premier ministre Joseph Dion Ngute heurterait le pouvoir discrétionnaire de Paul Biya, ou empêcherait les dirigeants actuels à continuer à exercer normalement leurs fonctions.

Quelle que soit la raison que ses fervents soutiens pourraient avancer, notamment l’urgence d’arbitrer les batailles qui font rage au sein du sérail en vue du contrôle des nominations des directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et présidents des conseils d’administration des entreprises et établissements publics, il est une constante : du fait des lois promulguées par le président de la République en 2017, nombre de ces responsables sont sinon dans l’illégalité, du moins dans l’illégitimité depuis le 12 juillet 2018. Soit plus de deux ans, constate Mutations.

Et voilà que la même publication, au sujet de l’incendie d’un poste de transformation ayant plongé une bonne partie de Yaoundé dans le noir depuis le 7 août, annonce que les équipes en charge de la restauration de l’énergie électrique ont réaffirmé leur engagement à résoudre le problème dans une semaine.

Il est donc bel et bien là, le matériel devant permettre de rétablir la distribution de l’énergie à travers les quartiers de la ville, situés pour la plupart dans la périphérie du poste endommagé, applaudit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune. Pour un meilleur déroulement des opérations de dépannage, la peine de certains quartiers de la ville va se prolonger jusqu’à la fin du mois, relativise L’Anecdote.

Le ministre de l'Eau et de l'Énergie a souligné, renchérit L’Essentiel, que son département ministériel entend acquérir, dans un avenir proche, des transformateurs mobiles prêts à intervenir en cas de panne. Entre-temps, les populations de Yaoundé et ses environs restent plus que jamais plongées dans l'incertitude.

Revenant sur les causes de l’incendie du poste de transformation, La Nouvelle ose ce titre : «La piste criminelle n’est pas à écarter». Tout n’a pas encore été dit, sur l’incendie survenu le 7 août, confirme InfoMatin qui, citant une source crédible, indique que le sinistre serait survenu après le passage des agents de la Société nationale de transport d'électricité qui, en lieu et place d’un contrôle de routine, et manquant d’expertise, auraient interverti certaines connexions électriques des installations.

La Voix du Centre, pendant ce temps, n’a pas oublié que le pays, à travers la bataille sécessionniste dans sa partie anglophone, connaît l’une des pires crises de son histoire, malheureusement négligée alors qu’on compte déjà 2000 morts et 500.000 déplacés.

Au sujet de ce conflit armé, The Guardian Post se fait l’écho de l’appel des évêques des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest appelant les séparatistes à ne pas sacrifier l’avenir des enfants, et à permettre une rentrée sereine après deux années blanches. Et, contrairement aux rentrées scolaires précédentes, notent Eden, The Median, The Post et The Sun, les élites desdites zones se mobilisent, qui pour sensibiliser, qui encore pour mettre la main à la poche en guise de soutien aux élèves et familles affectés par le conflit armé.

Désavoués, les milices sécessionnistes le sont également par le Sénat américain qui, selon L’Anecdote, vient à travers une résolution d’exiger que ces bandes armées cessent immédiatement leur rodéo meurtrier contre les forces de défense, les civils, les religieux, les chefs traditionnels, les écoles et les hôpitaux.

Félix Cyriaque Ebolé Bola

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