Cameroun - Education. Le PCA et le recteur de l'Université de Maroua à couteaux tirés

cameroun24.net Le 21 octobre 20520 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Abdoulaye Babalé a bloqué l’adoption du compte administratif du recteur Idrissou Alioum à cause d’un désaccord sur les dépenses effectuées lors des jeux universitaires de Maroua organisés en mai de l’année dernière.

La 5e session extraordinaire du conseil d’administration de l’université de Maroua s’est tenue vendredi 18 octobre 2019. Cette session consacrée à l’examen des comptes de l’exercice 2018 a été très tendue. Abdoulaye Babalé, PCA de l’établissement, a exigé aux membres du conseil de rejeter la validité du compte administratif du recteur Idrissou Alioum, de même que le compte de gestion de l’ex agent comptable, Prosper Ovambe Mvondo écrit Ecomatin.

Selon une source citée par le trihebdomadaire l’œil du Sahel, « le PCA a demandé aux administrateurs du conseil d’adopter les comptes s’ils le souhaitaient, mais que lui, ne pouvait engager sa responsabilité en les adoptant. Je peux dire que dans la salle, il y avait des administrateurs qui voulaient adopter les comptes en émettant toutefois des réserves sur certains points où des manquements avaient été observés, mais les déclarations du PCA ont obligé beaucoup à faire profil bas pour ne pas le heurter de front », a-t-elle confié.

Le désaccord, a-t-on appris, porte sur les dépenses d’un montant de 200 millions de FCFA effectuées lors des jeux universitaires organisés en mai 2018 par l’université de Maroua.  Selon le PCA, ces dépenses n’ont pas des justificatifs fiables. Il indexe « le non-respect de certains principes budgétaires ». Il a également annoncé son intention de saisir le ministère des Finances afin de solliciter de celui-ci ses services compétents à l’effet d’appuyer l’institution « en technique de production des comptes administratifs et de gestion » avant d’examiner le projet de budget de l’université pour l’année 2020.

Pour comprendre le cœur de ces mésententes entre les deux personnalités, un responsable de l’université de Maroua indique que « le PCA ne ménage aucun effort pour s’immiscer dans la gestion quotidienne de l’université et rencontre chaque fois l’opposition du recteur, jaloux de ses prérogatives. C’est ce bras de fer qui s’est transporté, pour le malheur de l’université au Conseil dont la tenue de chaque session coute à l’université 20 millions de FCFA. Ce sont au moins 60 millions de FCFA qui seront dépensés uniquement pour la validation des comptes administratif et de gestion ».

Le 8 octobre, informée de la difficile collaboration entre le PCA et le recteur, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, a tenté d’apaiser cette coopération pénible, par voie de correspondance. Le Minesup invitait Abdoulaye Babalé, sur instruction du Premier ministre à « une bonne collaboration avec le recteur. Il appelait que « selon les dispositions règlementaires en vigueur, le conseil d’administration est un organe collégial dont le président et les membres n’ont pas de compétences propres. De ce fait, le président ou un quelconque membre du conseil ne doit s’ingérer dans la gestion quotidienne de l’université ; celle-ci étant de la seule responsabilité du recteur ».

Regardez

SUR LE MEME SUJET : Cameroun - Education

DANS LA MEME RUBRIQUE : Culture

Facebook

ENTREZ VOTRE COMMENTAIRE





Saisissez ce code CAPTCHA code dans la zone de texte ci-dessous

LES COMMENTAIRES

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Lire aussi

  • Les médias tanzaniens préfèrent recruter DJ et comédiens au lieu de vrais journalistes

    Dans un pays où les médias préfèrent recruter des DJ et comédiens, le gouvernement exige des médias de n'employer désormais que des journalistes rapporte BBC.

  • Le premier ministre met fin aux doctorats professionnels au Cameroun

    Le Premier ministre Joseph Dion Nguté a signé en date du 5 novembre 2019, une correspondance adressée à Jacques Fame Ndongo, ministre des Enseignements supérieurs.

  • La seconde jambe de l'artiste camerounaise Mama Nguea amputée

    L’artiste musicienne, malade depuis des mois, se trouve désormais dans un état critique à l’hôpital Laquintinie rapporte le quotidien privé Mutations.

  • La chanteuse camerounaise Daphné est hors de danger

    Après s'être écroulé sur scène lors d'un show aux Etats-unis, les rumeurs sur son état de santé ce sont rependus comme une trainée de poudre dans les réseaux sociaux.

  • Convertisseur

    Meteo Yaoundé