Cameroun - Education. Le Père Kouhalama Kevin donne son avis sur la violence en en milieu scolaire

cameroun24.net Le 27 janvier 1301 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
« Don Bosco disait toujours qu’on n’éduque pas l’enfant par les principes, mais par l’amour ».


Salésien de Don bosco, principal de l’institut technique Don Bosco à Ebolowa, il donne l’avis et la touche salésienne sur la récurrence des violences en milieu scolaire ces derniers jours. Il revient sur les causes profondes et établi les responsabilités pour qu’au final, on puisse avoir dans la société de bons chrétiens et d’honnêtes citoyen.

Qu’est ce qui peut justifier l’élan de violence observée c’est dernier temps en milieu scolaire ?
Vous savez que la famille, c’est le socle où l’enfant apprend les réalités de la vie. Si cette base est ratée tôt ou tard, on peut avoir des répercussions sur la vie de l’enfant, d’où l’importance de l’éducation familiale. L’importance des parents dans cette formation de l’homme a toute sa place dans la société. Ces parents commencent à présenter la valeur de l’éducation, des études à leurs progénitures, études  qui les permettront de s’affirmer dans la société. Ce qui fait que quand l’enfant arrive à l’école, il se définit, s’affirme et s’engage dans la réussite. Il est donc question d’encadrer ces moments de l’enfant, du moins faire la part des choses.
 

Selon vous, la responsabilité semble être celle des parents en totalité  alors ?
Ce n’est pas ce que nous voulons affirmer,  l’école a une responsabilité à inculquer le savoir à l’enfant qui y arrive. La difficulté à créer cette symbiose aujourd’hui à l’école est que l’enseignant accorde peut de temps de familiarité à leurs élèves. Quand l’enseignant met en tête qu’il enseigne juste pour gagner de l’argent, il cherche juste à maximiser ses heures aller dans les vacations partout, le comportement de l’élève à ce niveau n’est pas sa préoccupation. Dans l’éthique salésienne, il faut toujours avoir un moment où on échange, on discute avec les jeunes, on cherche à les connaitre et être en même de coller un nom à chacun. Il s’agit d’approfondir un accompagnement personnalisé sur chacun, s’efforcer à observer le comportement. Quand il est triste, quand il a des soucis tu sais et tu peux l’aborder pour s’enquérir des causes. A l’institut technique don bosco (Itdb) nous vivons toutes ces situations de délinquance des enfants, mais on essaye juste d’être plus proche, éveillé, devenir leurs amis en créant un climat de confiance.
 

Peut-on parler d’une discipline particulière, qui frise à une prison ?
Nous disons non. Don Bosco disait toujours qu’on n’éduque pas l’enfant par les principes, mais par l’amour. C’est ce que nous essayons de mettre en pratique dans les milieux salésiens, pour que le jeune sente qu’on lui accorde un intérêt, bref qu’on l’aime. Car, quand il y’a amour l’enfant te fait confiance et il peut s’ouvrir à toi et peut te comprendre aussi. Surtout, il faut éviter les bras de fer, toujours parler en conseiller. Et le 3 ème aspect est au niveau des jeunes eux-mêmes, ils doivent savoir plus la valeur de l’école dans leur vie d’homme adulte de demain.
 

Comment les salésiennes s’en prennent-ils dans les milieux scolaires ?
Chaque matin, il y’a une communication à faire à l’intention des élèves. C’est un moment où on parle sur un fait, on donne des conseils sur un sujet de société, la drogue, la sexualité, la violence en milieu scolaire par exemple. Nous insistons sur les vertus de l’amour, la paix, le pardon et les présentons les bienfaits de leurs études. Nous savons que dans certaines écoles, il manque ce contact. La répétition étant la mère des études, l’élève finit par assimiler et tourner résolument le dos au désordre.
 

C’est l’esprit de la confession religieuse catholique qui influe sur ces jeunes ?
Vous savez que la valeur de l’évangile n’a pas d’appartenance, ça n’appartient pas aux seuls fidèles de l’église  catholique, protestante, musulmane ou autre confession religieuse. La preuve à l’Itdb, il y’a toutes ces obédiences, l’essentiel est que l’élèves apprennent les valeurs de fraternité, de solidarité, de paix qui feront de lui, un homme utile pour son pays. Nous profitons ainsi de cette évangile parce que c’est le cadeau que le seigneur  à donné à tous et qui nous permet de nous former,  et de nous instruire humainement. Ainsi, le pardon, l’amour prônent toujours les valeurs qui permettent à l’homme de bien vivre avec son prochain.
 

Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH

 

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