Cameroun - Revue de presse. Les journaux camerounais font le procès du Grand dialogue national

APA Le 3 octobre 50134 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Les couacs du Grand dialogue national, appelé à trouver une solution à la crise sécessionniste anglophone, font les choux gras des journaux camerounais de ce mercredi.


Deux jours après l’ouverture du forum de la capitale, Yaoundé, les premiers incidents se signalent au Palais des congrès avec plusieurs personnalités de premier plan ayant quitté les lieux avec fracas, rapporte Le Jour. «Ils ont claqué la porte à Dion Ngute», renchérit Le Messager, autre quotidien à capitaux privés : ulcérés par la démarche partisane de la conduite des travaux placés sous l’égide du Premier ministre, quatre leaders de l’opposition ont quitté le navire.

Frasques et débordements d’amertume font tanguer le bateau du dialogue national, regrette The Guardian Post qui fait le tour des réactions plutôt mitigées des participants. Ici, c’est le leader de l’opposition parlementaire, Ni Fru Ndi, qui pense que le forum en cours ne résoudra pas la crise anglophone ; là, c’est l’avocat et activiste des droits humains Agbor Balla, un dialogue national qui ne se penche pas sur la forme de l'État n'a pas de sens.

Roi de l’influente tribu des Bamoun et ponte du régime, Ibrahim Mbombo Njoya demande la libération des personnes arrêtées, emprisonnées en raison de crises sociopolitiques, tout comme il préconise la limitation des mandats à la tête de l’État, l’instauration du quinquennat à la magistrature suprême ainsi qu’une élection présidentielle à deux tours. «Respect !» s’écrie Ouest-Échos à propos de la sortie fracassante de ce non moins sénateur : jamais, cette vénérable autorité traditionnelle n’aura autant été en phase avec un peuple camerounais qui rêve d’alternance.

Cela ne veut pour autant pas dire que le train de l’Histoire va s’arrêter, rétorque Le Soir. La preuve qu’on avance est d’ailleurs apportée par le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, qui consacre un dossier spécial sur les travaux en commission «dans une atmosphère de grande ouverture d’esprit, de franchise et de convivialité».

Et Essingan, grincheux, de constater que les Anglophones ont fini par faire main basse sur la grande palabre, eux qui tiennent les principaux postes au sein des huit commissions de travail.

Il a fallu du temps pour faire asseoir les protagonistes autour d’une table et rétablir le contact, nouer le dialogue afin de repartir sur de nouvelles bases, analyse néanmoins Signatures qui revient d’une hibernation de quelques mois. Et d’évoquer une séance d’exorcisme ne consistant pas seulement à se regarder dans les yeux, mais vers la même direction non pas en se rejetant les fautes, mais en confessant ses propres péchés.

«Il faut en effet, acquiesce Mutations, éviter, premièrement, que le dialogue ne soit confisqué par des réseaux d’intérêts, le plus souvent à l’origine de la crise, de son aggravation, ou ayant simplement intérêt à son enlisement, deuxièmement, qu’il ne soit galvaudé dans sa philosophie et sa finalité et dénaturé dans sa conduite, pour servir des intérêts politiques individuels, partisans et à court terme.»

Félix Cyriaque Ebolé Bo

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