Finances. Le groupe Afriland porte plainte à PPLAAF et Global Witness à Paris

cameroun24.net Mercredi le 08 Juillet 2020 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
La Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) et l’ONG britannique Global Witness ont cité la filiale congolaise du groupe dans une affaire de blanchiment d'argent a appris cameroun24.

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PPLAAF et  Global Witness accuse la banque d’avoir aidé le milliardaire israélien, Dan Gertler, à continuer à faire des affaires en RD Congo, au moyen d’un réseau international de blanchiment d’argent, en dépit de sanctions du gouvernement américain qui pèsent sur lui.

Une accusation appuyée par Gabriel Bourdon Fattal, un membre de la PPLAAF, sur les ondes de RFI, qui affirme : « Comme toujours, au Congo, c’est le système financier congolais qui, malheureusement, permet ce genre de méfaits. C’est maintenant la banque Afriland, qui est une filiale d’une banque camerounaise, qui tout d’un coup est passée d’un statut de petite banque en RDC à une banque qui est parmi les plus grandes. Et cela, possiblement, grâce à Gertler et ses hommes de confiance ».

La banque qui ne se reconnait pas dans ces accusations a donc décider de saisir les tribunaux en portant plainte, comme l'affirme l’avocat de Afriland, Me Moutet, toujours sur les ondes de RFI: « Une plainte a été déposée en France, à Paris, à l’encontre de Global Witness et à l’encontre du PPLAAF, sur la manière dont les preuves ont été recueillies dans ce dossier. Elle l’a été au nom de la banque Afriland, puisque c’est là que les fichiers ont été dérobés. Nous avons pas mal d’éléments qui nous laissent penser que les fichiers volés ont été trafiqués et nous avons des choses très précises sur ce point. Nous avons également des documents qui démontrent la façon très frauduleuse dont certains témoignages ont été obtenus. Donc, une enquête va s’ouvrir et elle est absolument et indispensablement nécessaire, pour faire la lumière sur la manière dont ces ONG travaillent ».

Il reviendra donc au tribunaux d'établir la vérité dans cette sombre affaire.

Didier C.K.

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