CEMAC. La BEAC s’engage à examiner les préoccupations du secteur pétrolier dans la règlementation des changes

cameroun24.net Le 18 novembre 4684 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Au moment où les entreprises pétrolières opérant en zone CEMAC souhaitent être exemptées des dispositions de la nouvelle réglementation sur leur activité, la Banque des Etats de l’Afrique centrale se dit disposée à assouplir cette mesure pour leur secteur.

Dans le but d’établir un dialogue constructif et d’aplanir les divergences d’interprétation, Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque centrale, invite les opérateurs des industries extractives à identifier « de manière plus claire et plus spécifique, les points de préoccupation en vue d’apporter les souplesses idoines permettant la mise en œuvre de la réglementation, sans toutefois remettre en cause l’essence et les objectifs fondamentaux de cet instrument de politique de change ».

Le gouverneur s’engage également à  examiner « ces préoccupations avec toute l’attention requise, afin de parvenir à une convergence de vues devant faciliter la prise en compte des particularités de ce secteur économique important pour les économies de la CEMAC ».

Il convient de rappeler que la mise en œuvre de la nouvelle Réglementation des changes a suscité beaucoup de grincements de dents de la part des opérateurs économiques, avec notamment l’obligation que leur fait cette réglementation de rapatrier et de rétrocéder à la BEAC les devises détenues à l’extérieur. Face à la crise des devises qui s’en est suivie, la Banque centrale, tout en déplorant le mauvais jeu des banques, a consenti à apporter des mesures d’assouplissement il y a quelques mois indique encore Ecomatin.

Il y a peu, le FMI a aussi demandé aux États de la CEMAC de modifier leurs codes miniers et pétroliers pour les adapter à la réglementation des changes. Et pour cause, a constaté le FMI, « les entreprises pétrolières et minières dans la Cemac ont presque toutes des conventions avec les États qui les exemptent de l’obligation de rapatriement de leurs recettes en devises ».  Pour le Fonds Monétaire International, « les volumes des avoirs illégalement détenus par les entreprises et autres entités hors de la zone Cemac s’élèvent à 2800 milliards de FCFA. Ce montant équivaut pratiquement au volume des réserves de change contenues dans le compte d’opérations des six États de la Cemac au 30 juin 2019 ».

Regardez

SUR LE MEME SUJET : CEMAC

DANS LA MEME RUBRIQUE : Opinion

Facebook

ENTREZ VOTRE COMMENTAIRE





Saisissez ce code CAPTCHA code dans la zone de texte ci-dessous

LES COMMENTAIRES

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Lire aussi

  • La transition physique du terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri a commencée

    Cette phase rentre en droite ligne de l’application des articles 42 et 48 du contrat de concession de cette infrastructure portuaire stratégique pour l’économie camerounaise et de la sous-région relate Ecomatin.

  • Macron reporte le sommet de Pau sur le Sahel à début 2020 après l'attaque au Niger

    En raison de l'attaque jihadiste mardi au Niger, le président français Emmanuel Macron, en accord avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, a décidé de reporter à début 2020 le sommet avec les dirigeants...

  • Maurice Kamto s'exprime sur France24 sur les crises au Cameroun

    L'essentiel de ce qu'il faut retenir du passage du Président du MRC, Maurice Kamto sur France24

  • Discours de clôture de la session budgétaire par le président de l'assemblée nationale du Cameroun

    L'intégralité du discours de Cavaye Yeguie Djibril, président de l'assemblée nationale du Cameroun, ce 11 décembre 2019

  • Convertisseur

    Meteo Yaoundé