Cameroun - Finance. Ce qu’en pense Louis Paul Motaze de l'affaire Gicam-DGI

cameroun24.net Le 28 janvier 4238 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le ministre des Finances appelle les deux parties à poursuivre le dialogue.

Dans une note d’information que « EcoMatin publie », le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, réagit à ce qu’il est convenu d’appeler «l’affaire Gicam-DGI», provoquée par la lettre adressée au chef de l’Etat le 16 janvier 2020 par le Président du Gicam, Célestin Tawamba, dans laquelle celui-ci demande implicitement, le limogeage du Directeur général des Impôts (DGI), Modeste Mopa Fatoing écrit Ecomatin.

Dans sa lettre, Célestin Tawamba explique la « rupture consommée » des rapports entre le Gicam et le DGI qu’il annonce au chef de l’Etat par une série d’accusations graves qu’il porte à la charge du DGI : «son inaptitude à dialoguer et faire face à la contradiction (…) ; le refus de délivrer des documents administratifs qui a entraîné des retards considérables dans la réalisation des investissements, son incapacité à concevoir et une politique fiscale sur les court et moyen termes de nature à impulser la croissance tout en assurant un niveau appréciable de recettes à l’État et, facteur aggravant, sa méconnaissance de la réalité de l’entreprise».

Le ministre des Finances commence ce 24 janvier 2020 par rappeler le contexte global de survenue de cette affaire, contexte marqué par la crise qui affecte la sous-région d’Afrique centrale. « Entre autres, le gouvernement s’est engagé à maximiser le recouvrement des recettes non pétrolières afin d’être moins dépendant des ressources tirées du pétrole », écrit Louis Paul Motaze. Qui poursuit : « cet objectif de maximisation de recouvrement des recettes fiscales et douanières pouvant présenter un potentiel conflictuel avec les différents contribuables, le gouvernement s’est résolument engagé dans une perspective de dialogue permanent et fécond avec le secteur privé ».

Le ministre cite à cet égard, entre autres, la rencontre annuelle Minfi-Secteur privé, rencontre qui se tient avant la confection de la loi de Finances, et ce afin « d’informer le secteur privé et de discuter avec lui des innovations éventuelles dans le domaine de la fiscalité ».

Contrôles fiscaux excessifs

C’est donc au nom de tous ces efforts de dialogue entre les secteurs public et privé, que pour le ministre, la « rupture » entre le Gicam et la DGI ne doit pas être « consommée ».

« Aussi le ministre des Finances souhaite-t-il encourager tous les acteurs à ne pas se départir de cet esprit de dialogue et à utiliser les cadres de concertation cités plus haut pour l’examen et la résolution des problèmes qui se poseraient dans leurs activités respectives» conclut Louis Paul Motaze.

Pour mémoire, un mois presque jour pour jour avant la charge de Célestin Tawamba contre Modeste Mopa Fatoing, c’est le ministre des Finances lui-même qui avait déjà attiré l’attention de ses collaborateurs en charge des Impôts et de la Douane, au sujet des contrôles fiscaux jugés excessifs et tracassiers par le patronat camerounais et le Gicam en particulier depuis des années. Louis Paul Motaze leur demandait en effet dans des notes signées le 17 décembre 2019, de rationaliser les descentes des agents de ces régies financières au sein des entreprises.

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