Cameroun - Revue de presse. Des sujets à controverse en couverture des journaux camerounais

APA Le 6 septembre 2018 247 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Que ce soit en économie, sur l’interminable conflit sécessionniste anglophone ou dans le domaine du football, les contenus des journaux camerounais parus jeudi transpirent l’incompréhension et l’angoisse.


Où sont passés les 3 milliards de dettes payées par l’État auprès de ses prestataires, et dont on n’a pas la trace des destinations à ce jour ? La question s’affiche en grande manchette d’Émergence qui affirme avoir débusqué ce gros soupçon de détournement de derniers publics dans un rapport du Fonds monétaire international (FMI).

Il se passe, explique la publication, qu’aucune trace écrite desdits paiements n’apparaît dans les fiches du Trésor, en même temps que des incongruités similaires apparaissent, accentuant les soupçons et devant obliger la justice à s’emparer de cette autre patate chaude.

Candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, Cabral Libii interpelle, justement à ce sujet, le chef de l’État sortant, Paul Biya, à travers une lettre ouverte que publie Mutations : «Votre politique d’endettement inconséquent est la traduction d’une triste réalité. La mal-gouvernance chronique est impropre aux investissements directs privés nationaux ou étrangers. Les investisseurs ne vous font plus confiance. La seule voie qui vous reste, c'est cet endettement nocif. Mais plus grave, elle gangrène la productivité de la dette.»

Entre économie et crise anglophone, The Guardian Post tire la sonnette d’alarme au sujet de la situation des centaines de travailleurs des agro-industries implantées dans les régions anglophones sous conflit sécessionniste, dont les employeurs crient faillite et menacent de mettre la clé sous le paillasson face à leur incapacité à maintenir l’outil de production.

Sur cette crise séparatiste, La Nouvelle Expression indique que le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a assoupli sa mesure de suspension de vente d’armes à l’intérieur du pays, une décision qui ne concerne toutefois pas les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où le conflit sécessionniste fait rage.

Et de rappeler que c’est le 5 avril dernier que le gouvernement, face à la dégradation continue de la situation, avait annoncé l’interdiction, jusqu’à nouvel ordre, de la vente des armes de chasse et de protection ainsi que de leurs munitions dans les régions de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

C’est la «terreur barbare» qui s’est installée dans les écoles de cette partie du pays, renchérit L’Essentiel qui, faisant le macabre inventaire sur trois jours, constate que des enseignants ont été assassinés, des dirigeants d’établissement torturés après avoir été, avec d’innocents élèves, pris en otage par des terroristes.

Au moment où le président Biya prescrit des mesures d’urgence et félicite les populations pour le sens de l’accueil des personnes sinistrées, le bihebdomadaire interpelle la communauté internationale sur cette série d’atrocités face à laquelle elle reste curieusement muette, elle si souvent prompte à dénoncer les exactions attribuées à l’armée sur les civils.

Mais la preuve que l’indifférence n’est point à l’ordre du jour est apportée par Human Rigths Watch, l’ONG de défense des droits de l’homme qui, selon L’Anecdote, vient d’adresser une mise en garde sans concession aux sécessionnistes contre leur violation du droit à l’éducation de la jeunesse.

Du 3 septembre au 7 octobre 2018, souffle Mutations, ce sera «le couloir de l’angoisse dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest» : la période qui va de la rentrée scolaire à l’élection présidentielle sera périlleuse dans ces deux régions, où des actes de terrorisme se sont intensifiés depuis la reprise des classes et compromettent, à coup sûr, le déroulement des opérations de vote dans cette partie du pays.

Mais que se passe-t-il donc au sein de l’équipe nationale de football ? s’interroge Le Messager au sujet de la dernière vague de nominations dans le staff d’encadrement des «Lions indomptables».

Analysant le profil des nouveaux élus, la quotidien à capitaux privés l’affirme sans ambages : c’est Samuel Eto’o Fils, l’ancienne gloire, qui fait désormais la pluie et le beau temps en imposant, sans se montrer, ses hommes dans l’équipe d’encadrement.

C’est effectivement ce célèbre footballeur aujourd’hui sur le déclin, acquiesce InfoMatin, qui régente aujourd’hui la sélection de football en cette veille de Coupe d’Afrique des nations (CAN), avec la bénédiction du ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt et le président du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Dieudonné Happi.

Sous le titre : «Basses manœuvres : Happi veut sucer la CAN 2019», cet autre quotidien à capitaux privés s’en prend violemment à l’avocat de profession qui, lors de l’inauguration de son mandat de 6 mois, le 11 septembre 2017, avait déclaré sans ambages : «Je ne voudrais pas entendre parler de prorogation ici. Vous avez des personnes devant vous qui vont abandonner leur travail pendant six (06) mois.»

Ayant pris goût à la gestion des affaires du football, l’homme a abandonné son cabinet d’avocat et ravalé ses bons engagements de rigueur, de concision et de respect des délais, jouant du dilatoire et obtenant, auprès de la Fédération internationale de la discipline (FIFA), deux prorogations successives lui permettant de se maintenir jusqu’au 16 décembre, avec le secret espoir d’aller bien au-delà de cette date pour gérer le «juteux fonds de commerce du football camerounais».

Félix Cyriaque Ebolé Bola

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