La conférence générale anglophone au Cameroun déjà dans la tourmente

Crise Anglophone. La conférence générale anglophone au Cameroun déjà dans la tourmente

| Nous suivre sur facebook | Nous suivre sur twitter | Revoir un Programme TV | Grille des Programmes TV | Où Vendre au Cameroun | Où Danser au Cameroun | Où Dormir au Cameroun |

Portée par le cardinal Tumi pour apporter une réponse à la crise dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, la consultation sociopolitique charrie des courants divergents écrit le journal Intégration.

Ses organisateurs l’appellent «outil de la réconciliation». Ils la voient comme une «auberge espagnole où tout le monde apportera sa contribution». Censée avoir lieu en fin novembre 2018, la «All anglophone conference» n’a toujours pas eu lieu. Faute de quitus venant de Yaoundé, la rencontre est même reportée sine die. Toutefois, «le projet est toujours en cours», affirme Elie Smith ce 5 avril 2019 sur le site d’informations fr.sputniknews.

De cette sortie du journaliste, secrétaire général et coordonnateur de la «All anglophone conference», l’on apprend que la consultation portée par le Cardinal Christian Tumi génère également d’autres inquiétudes. «Nous avons été taxés de radicalisme, et d’aucuns stipulent que notre objectif quand nous organisons cette assise, c’est de déclarer notre indépendance», étale Elie Smith. Il ajoute : «C’est archifaux. Nous voulons leur montrer que c’est un problème anglophone, qui émane de l’infidélité fondamentale qui a créé le Cameroun moderne en 1961».

Courants
Suffisant pour que de nombreux cafouillages autour de l’organisation de cette consultation viennent saper cette intention des organisateurs. D’autant que, pour le moment, le flou demeure sur la phase de traitement des débats. Comment le fruit de ces discussions sera traité ? Par qui ? Pourquoi ? Impossible de répondre.

Selon nos informations, ces derniers jours, les membres du comité d’organisations se contredisent sur les modalités qui pourraient régir cet espace de réflexion. Pour éviter que les échanges ne «partent dans tous les sens», comme le redoutent les autorités de Yaoundé, un courant estime que ces discussions ne pourront porter que sur «le non-respect de la constitution de 1961».

A côté, d’autres pensent qu’il faut parler de la forme de l’Etat. Là encore, des voix s’élèvent pour militer pour l’inscription à l’ordre du jour du fédéralisme ou/et du parachèvement du processus de la décentralisation. Les radicaux n’ont pas d’autre piste que la sécession. Sur leur position, exit toutes les thématiques précédentes.

Nos sources renseignent que des exclusions auraient déjà été décrétées. L’on rapporte que pour ces assises, «c’en est fini en effet de la reproduction sociale d’élites détachées du peuple, c’en est fini aussi de l’endogamie politique et de la cooptation, c’en est fini enfin de la surreprésentation des catégories supérieures dans les sphères du pouvoir». Au finish, en suivant l’arithmétique de la loi des grands nombres, il serait impossible au comité d’organisation de composer une assemblée parfaitement représentative de la population, dans toute sa diversité.

Si ces diverses tendances ne dessinent pas un désordre à proprement parler, elles indiquent que rien ne semble arrêté, au grand désarroi (certainement) du cardinal Christian Tumi et d’autres dignitaires religieux qui ont la charge d’animer ces débats (et donc d’affronter les conséquences) au cas où ceux-ci se tiendraient.

Jean-René Meva’a Amougou

Regardez Canal 2 | Canal 2 Movies | Equinoxe | STV | CRTV | BoomTV | LTM

Société