Cameroun - Revue de presse. La lourde condamnation des sécessionnistes en vedette dans les journaux camerounais

APA Le 22 aout 2424 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Les conséquences de la condamnation à perpétuité, mardi par le tribunal militaire de Yaoundé, de leaders séparatistes suscitent sont traités dans la plupart des journaux camerounais parus jeudi, lesquels parlent aussi d’un front socio-économique toujours aussi morose.


Le chef-lieu de la région du Nord-Ouest, Bamenda, a accueilli mercredi à sa façon la chape de plomb qui s’est abattue sur le leader séparatiste Sisiku Ayuk et 9 de ses lieutenants : de nombreux coups de feu, relate le quotidien à capitaux privés de langue anglaise The Guardian Post. Et de décrire le vent de panique s’étant emparé des populations, dans l’un des chaudrons de la défiance contre le régime central du pays.

 En deux jours, renchérit Le Messager, ces manifestations pétaradantes de mécontentement, menées par des individus sur des motos, ont fait 4 morts et plusieurs blessés à travers la ville. Avec les exactions des séparatistes, les craintes des populations sont de plus en plus grandes en cette veille de rentrée scolaire, soupire Mutations, entrevoyant déjà un nouvel et douloureux exode des élèves et parents vers des zones moins perturbées.

 « Ce procès a une fois de plus exposé à la face de l’opinion nationale et internationale la discrimination dont nos compatriotes anglophones font l’objet des décennies dans notre pays. Toutes les explications du monde ne sauraient justifier qu’un procès dont la pierre angulaire est le problème anglophone, puisse se dérouler avec un collège de juges dont aucun ne parle l’anglais», dénonce, dans les colonnes du même journal, le 1er vice-président du Front social démocratique (SDF, opposition), Joshua Osih.

 Toujours est-il que plusieurs acteurs politiques, interrogés par Défis Actuels, dénoncent une mauvaise décision, estimant que la sentence prononcée contre Sisiku Ayuk et ses hommes est une erreur politique qui risque d’entraver le dialogue annoncé sur les revendications sécessionnistes.

 Il n’existe aucun risque d’enlisement de la crise anglophone, tacle L’Anecdote pour qui, au moment où des voix s’élèvent pour invoquer des risques d’embrasement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’histoire rappelle que Sisiku Ayuk Tabe, déjà renié par les siens, ne contrôlait plus la situation sur le terrain.

En s’autoproclamant principal leader du mouvement indépendantiste anglophone et président de la République virtuelle d’Ambazonie, Sisiku Julius Ayuk Tabe et ses neuf compagnons, qui n’ont d’ailleurs jamais contesté les faits qui leur étaient reprochés, paient ainsi le prix de leur implication en tant que meneurs des combattants séparatistes et du discours de haine non seulement vis-à-vis des forces nationales de défense et de sécurité, mais également des populations qui ne partagent pas leurs ambitions sécessionnistes, analyse Défis Actuels.

 Fort heureusement, se réjouit Aurore Plus, pour la majorité de l’opinion et quelle que soit la lourdeur de la sentence, avec le terme de ce procès, cette affaire cessera d’alimenter l’actualité sociopolitique déjà amplement dominée par les crises sécuritaires que connaît le pays.

 En tout cas, titre modestement le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, le gouvernement a pris acte de la condamnation des activistes sécessionnistes, une «décision rendue dans un esprit d’indépendance de la justice».

 La même publication, qui consacre sa principale manchette à la coopération entre le Cameroun et son voisin tchadien, à la faveur de la tenue, à Yaoundé, de la 23ème session de leur commission mixte de coopération, note que les deux pays ambitionnent de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans leurs relations économiques ainsi que la libre circulation des personnes et des biens.

 Le climat est pourtant loin d’être au beau fixe, réplique Mutations : à l’ouverture des travaux le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Coopération internationale et de la Diaspora Cherif Mahamat Zene, a exprimé un certain nombre de frustrations de son pays concernant la qualité des relations bilatérales, ses griefs allant des traitements dégradants infligés à ses compatriotes aux postes de contrôle aux arrestations, en passant par des détentions prolongées, des cas de disparitions ou encore les tracasseries routières que vivent les transporteurs et opérateurs économiques.

 Et voici que Défis Actuels rappelle qu’une bonne partie de Yaoundé, depuis le 7 août, est plongée dans le noir après l’incendie d’un transformateur d’électricité, et note que le ministre de l’Eau et de l’Énergie avait donné un délai de 7 jours à l’opérateur Eneo pour la réhabilitation de l’énergie électrique dans la capitale politique du Cameroun, dont les activités socioéconomiques tournent désormais au ralenti.

 « La société Eneo sera-t-elle prête demain ?» s’interroge Mutations : rendu au 5ème jour des travaux, le 21 août, le taux d’exécution des travaux de réhabilitation affichait 59% de taux de réalisation.

Félix Cyriaque Ebolé Bola

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