Le Gabon et le Cameroun en guerre économique

CEMAC. Le Gabon et le Cameroun en guerre économique

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C’est un véritable bras de fer que se livrent actuellement le Gabon et le Cameroun. Ce dernier concerne le contrôle de la place boursière du marché de la CEMAC.



La Gabon, via son ministre de l’économie vient de récuser une décision de la COSUMAF, le régulateur de la BEAC. Ce dernier, par l’entremise de Rafaël Tung Nsue, son président, a pris la décision unilatérale de mettre sous administration provisoire la BVMAC, basée à Libreville. Objectif : accélérer le transfert au Cameroun de la place boursière d’Afrique Centrale.
Bataille économique pour les milliards de francs CFA de la BVMAC

Cette décision n’a pas été du goût du ministre gabonais de l’économie. Jean-Marie Ogandaga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas hésité à protester auprès du régulateur. Et récuser sa décision. Une première qui marque le niveau de tension, et d’enjeux pour le contrôle de la place boursière indique encore ATS.

Le pays qui hébergera cette place, verra transiter plusieurs centaines de milliards de francs CFA dans ses banques. Une affaire de gros sous! Les banquiers de chaque pays ne veulent pas lâcher. Et continuent de faire pression.
Tout commence en 1999

Le Gabon était sur le point d’être désigné par la CEMAC pour héberger la place boursière sous régionale. Le Cameroun pris le contre pieds. Et créa sa propre place boursière, la Douala Stock Exchange (DSX).
Rafaël Tung Nsue, l'équato-guinéen est le Président de la COSUMAF Rafaël Tung Nsue, l’équato-guinéen est le Président de la COSUMAF

Pour justifier son acte, le Cameroun met un argument de poids : il représente la première économie de la CEMAC. Son PIB justifierait que la place boursière soit localisée à Douala. Le Gabon récuse cet argument, en affirmant qu’elle possède la plus grosse banque d’Afrique Centrale, et le soutien des pays de la CEMAC.

Ainsi, quelques temps plus tard, la CEMAC confirme la création de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), à Libreville. Cette dernière regroupe (sur le papier) les bourses de tous les pays de la CEMAC.

Mais en réalité, c’est tout autre chose. Un statu quo est alors mis en place. Les émissions de titres depuis la BVMAC font l’objet de vives critiques côté camerounais. Ces derniers ne reconnaissent pas la BVMAC.
Depuis, les deux pays se sont tassés dans une guerre de tranchées économiques.

Bloquant le développement de la sous région. Selon la Banque Mondiale, la sous région perd près de 1,5 milliards d’euros par an, d’émissions. Un cash qui manque cruellement à l’économie de l’Afrique Centrale.

La BEAC est prise en otage. C’est la raison pour laquelle elle a mandaté la COSUMAF afin de finaliser la fusion des deux places financières. Le ton est donné!

Prosper

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