Les accidents de la circulation sont la deuxième cause de mortalité au Cameroun

Cameroun - Transports. Les accidents de la circulation sont la deuxième cause de mortalité au Cameroun

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L’Organisation mondiale de la Santé a produit un rapport sur la situation des accidents de la circulation au Cameroun en 2018 indique le journal Intégration.

1900 citoyens ont trouvé la mort dans un accident de la circulation et 6000 autres ont été blessés ou mutilés au cours de l’année 2018. Tels sont les chiffres contenus dans un rapport publié par l’Organisation mondiale de la Santé. Ainsi, la route est devenue la deuxième cause de la mortalité au Cameroun, après le paludisme. Pourtant des dispositions sécuritaires sont prises.

Mesures de sécurité transgressées

Une série de réformes diverses ont pourtant été mises en place pour sécuriser la circulation sur nos routes. Objectifs, atténuer, voire mettre fin aux accidents mortels ou non au Cameroun. Dans cette lancée, plusieurs secteurs du transport ont été réformés.

Le premier secteur est celui du permis de conduire. Pour sécuriser le circuit d’obtention de ce document, un système d’informatisation a été mis sur pieds. Malheureusement, la fraude perdure. Les adeptes des raccourcis continuent d’alimenter les mailles du système qui laisse passer du mauvais grain.

Concernant la visite technique, le ministère des Transports rassure. D’après l’instance en charge de l’État technique des véhicules au ministère des Transports, un accent est mis sur le processus d’obtention des visites techniques. « Le Mintransports a fait un appel à manifestation internationale de l’une des meilleures structures dans la sécurisation des processus d’obtention des visites techniques pour sécuriser tout le processus d’obtention des visites techniques au Cameroun », soutient le responsable. Pourtant, plusieurs accidents sont dus à un défaut de visites technique. Le cas le plus récent est celui du bus de l’agence Garanti Express qui a perdu ses freins et qui a ôté la vie à trois nobles citoyens. C’était lundi dernier, au quartier Nsam à Yaoundé.

Quant à la limitation des vitesses qui est 100 km/ heure, elle reste une formalité pour les usagers. Plusieurs conducteurs ont l’habitude de rouler à plus 100 km/ heure. Les mauvaises habitudes ont la peau dure. À ces causes, s’ajoute le piteux état des routes : nids de poules et d’éléphants, le manque d’éclairage, la petitesse de ces voies de communication, la liste n’est pas exhaustif. Et le nombre de morts aussi. Pas étonnant que le taux de morts sur nos routes rivalise avec le taux de décès dus au paludisme.

Joseph Julien Ondoua Owona, Stg

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