CEMAC. Les délais anormalement longs dans la réalisation des projets avec l’Afrique centrale indexés par la BAD

cameroun24.net Le 18 septembre 6123 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
A l’occasion de la présentation de son « Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale 2019-2025 », le 16 septembre à Yaoundé au Cameroun, la Banque africaine de développement (BAD) a relevé les défis que rencontrent les projets multinationaux dans la cette sous-région constituée des pays tels que le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, la RD Congo...



En ce qui concerne le portefeuille global de la région, la BAD note que le délai de signature des accords de financement est à 4,6 mois. Ce délai, supérieur à trois mois, expose les projets à la mesure d’annulation stipulée par la directive présidentielle de la banque. Par ailleurs, le délai moyen de satisfaction des conditions préalables au premier décaissement a été réduit de deux mois, passant de 15,8 à 13,5 mois écrit IC.

« Cependant, le délai moyen pour le décaissement effectif est de 17,6 mois, un délai supérieur aux 6 mois fixés par directive présidentielle de février 2015 », relève la BAD. Pour l’institution financière, « des dispositions urgentes sont à prendre pour les 12 projets qui n’ont pas encore connu le moindre décaissement, car cette situation présage déjà un glissement du calendrier initial de mise en œuvre ».

L’institution indique qu’un projet ne pouvant plus être exécuté au cours de la période initiale conduit la banque et le donataire soit à une annulation des soldes à la clôture avec la perte de 30% des ressources déjà mobilisées soit à une extension de la période d’exécution avec comme conséquence des coûts de transactions très élevés (frais des commissions d’engagement trop élevés, charges administratives plus importantes, et report des délais de réponse aux problématiques de développement).

Blocages

« La question essentielle est que, lorsqu’on a un projet à la BAD, nous attendons que la signature des accords suive automatiquement, ainsi que leurs ratifications et leur mise en œuvre. Malheureusement, nous faisons aussi face à des contraintes institutionnelles dans les pays et quand vous avez des pays qui ont des législations différentes, il va s’en dire que vous n’aurez pas une célérité dans la mise en œuvre », a commenté Ousmane Doré (photo), directeur général du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique centrale de la BAD.

 « Nous avons approuvé en 2017 l’interconnexion énergétique entre le Cameroun et le Tchad et le pont sur le Logone. Pour que ces deux projets prennent corps, il faut que les deux pays signent. Voilà autant de difficultés que nous cherchons à résoudre à travers le dialogue que nous avons avec les pays », illustre M. Doré.

Cependant, reconnaît ce responsable, il convient de mentionner que certaines difficultés qui réduisent la capacité des pays à honorer certains engagements sont externes. Ce dernier cite notamment la crise économique liée à la chute des cours de pétrole (Congo, Cameroun, Gabon, etc.) ou la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI) qui limite la capacité d’endettement des pays.

Pour remédier à la situation, la BAD pense que la qualité à l’entrée des opérations doit être améliorée afin d’avoir une maîtrise des paramètres de conception, mais aussi une meilleure connaissance de l’environnement institutionnel. S’agissant du respect des conditions générales, les projets sont à jour dans la soumission des rapports trimestriels d’activités même si des efforts sont à faire quant au dépôt à temps des rapports d’audit.

Sylvain Andzongo
 

Regardez

SUR LE MEME SUJET : CEMAC

DANS LA MEME RUBRIQUE : Opinion

Facebook

ENTREZ VOTRE COMMENTAIRE





Saisissez ce code CAPTCHA code dans la zone de texte ci-dessous

LES COMMENTAIRES

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Lire aussi

  • Le 1er fournisseur des produits importés sous le régime de l’APE conclu entre le Cameroun et l’UE est la France

    Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE) entre le Cameroun et l’Union européenne (UE), depuis le 4 août 2016, les statistiques du ministère en charge de l’Économie, au 4...

  • Le Secrétaire général du RDPC en colère contre Maurice Kamto et l'occident

    Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Jean Nkuété accuse le Président du MRC de vouloir déstabiliser le Cameroun.

  • Parier en Afrique dans un casino, c'est possible

    L'Afrique dans toute sa splendeur est riche en ressources naturelles et possède des potentialités qui ne sont plus à présenter. Toutes ces richesses lui procurent une réputation de terre d'hospitalité où de...

  • Des bamouns veulent marcher à Yaoundé pour dénoncer le tribalisme contre leurs frères

    Le Collectif des Ressortissants du Noun pour la Lutte contre le Tribalisme et la Xénophobie ont fait une déclaration de marche publique pour exprimer leur ras-le-bol.

  • Convertisseur

    Meteo Yaoundé