Les violences empêchant les enfants d’aller à l’école dans les régions anglophones du Cameroun   condamné par  L'Unicef

Crise Anglophone. Les violences empêchant les enfants d’aller à l’école dans les régions anglophones du Cameroun condamné par L'Unicef

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Jacques Boyer, le représentant du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) au Cameroun a fait une déclaration, le 6 septembre, au sujet des violences qui ont cours dans les zones anglophones du pays relate IC.



Jacques Boyer fait observer que, « plus de cinq millions d'enfants ont retrouvé les bancs de l'école le 3 septembre 2018 au Cameroun, mais un grand nombre n'a pu accéder aux établissements scolaires dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest suite à de multiples menaces et incidents. Les écoles y sont devenues le théâtre de violences contre les élèves, le personnel enseignant et administratif ». Pour le représentant onusien, ces exactions contribuent à créer un climat de peur empêchant les enfants dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest de jouir pleinement de leur droit à l'éducation.

« L'Unicef condamne tout acte de violence, enlèvement, intimidation et agressions contre des écoles, et rappelle que les écoles et leurs élèves doivent toujours être protégés. Tous les enfants du Nord-Ouest et Sud-Ouest, à l'instar des autres enfants du Cameroun, doivent impérativement retrouver, en toute quiétude, le chemin de l'école.», a déclaré M. Boyer. Il en appelle à la protection des droits de tous les enfants au Cameroun.

Depuis novembre 2016, les zones anglophones du pays connaissent des violences. Au départ, des enseignants et des avocats organisaient des marches pour des revendications corporatistes (traduction de la loi Ohada en anglais, réformes dans le système éducatif). Après des tractations, le gouvernement a donné une suite favorable à ces revendications. Mais rapidement, un mouvement séparatiste a récupéré lesdites revendications pour exiger désormais l’indépendance des deux régions anglophones en créant un Etat fantoche appelé « Ambazonie ».

Depuis lors, les sécessionnistes pillent, posent des bombes, brûlent les établissements scolaires et administratifs, enlèvent et assassinent les civils et les militaires qui n'observent pas le mode d’ordre des « villes mortes ». Six millions de personnes sont désormais menacées de famine dans le Nord-Ouest, Sud-Ouest et l’Ouest du pays si rien n’est fait, selon une alerte du gouvernement.

Le gouvernement camerounais s’est vu obligé de déclencher une assistance humanitaire dans les régions anglophones du Cameroun le 20 juin 2018. A cet effet, l’Etat a décidé d’allouer un budget estimé à 12,7 milliards FCFA au bénéfice de 74 994 personnes dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest, sur la période 2018-2019.

S.A

Société

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