Grand dialogue national. SUD,Dialogue national inclusif : le parti d’Abel Eyinga est pour un fédéralisme à 10 états

cameroun24.net Le 24 septembre 2019 10797 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
C’est à l’occasion de la tenue le 20 septembre dernier de la plateforme du grand dialogue national inclusif présidée par le préfet du département de la Mvila en la salle polyvalente du collège régional d’agriculture (Cra) d’Ebolowa.

Le parti d’Abel Eyinga, la nationale qui se dit faire la politique autrement a soumis l’ensemble de ses propositions  en vue d’un retour à la paix dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NoSo) à table de la commission en charge de cette collecte des contributions, ceci à la grosse surprise de l’assistance.
Décédé  le 16 janvier 2014 et inhumé à Ondondo Ngoé  son village natal dans le département da la Mvila, le  parti politique du Dr Abel Eyinga, la nationale n’avait plus fait une apparition public. Les mauvaises langues ont tôt fait de penser à l’enterrement total de l’héritage de ce nationaliste mal compris par les siens. A la faveur du grand dialogue national inclusif annoncé par Paul Biya depuis le 10 septembre dernier, la nationale refait surface au grand étonnement de l’assistance à cette réunion organisée par le préfet du département de la Mvila. Pour planter le décor de cette séance de travail, Rachel Ngah Zang épouse Akono préfet du département de la Mvila, a bien défini le cadre de travail. Pour elle, « il est question de recueillir les avis des différentes composantes sur la crise au NoSo et élargir le champ sur les autres problèmes que vivent les citoyens dans la région du Sud, plus précisément dans la Mvila. Il s’agit des problèmes de développement, des infrastructures, de l’éducation, de l santé etc…en vue de créer et d’apporter les meilleures conditions de vie aux populations ». Environ six interventions allant des partis politiques, aux hommes d’église en passant les chefs traditionnels, les chefs de communautés, les maires,  et autres associations de la société civile, la commission a eu de la matière en termes de propositions. Il faut juste noter qu’on est allé des propositions à savoir, le partage des richesses de façon équitable entre les régions, la création du poste de vice-président, la suppression du poste de délégué du gouvernement, l’équilibre dans les nominations tout ceci dans une sincérité. Pour Armand Ossombe Assako responsable de la nationale parti laissé par Abel Eyinga, celui-ci  fait la politique autrement. Raison pour laquelle, il n’était pas question de laisser échapper cette occasion avec le dialogue pour dire qu’il y’a des choses à refaire. Il y’a une réalité au Sud qui frustre, c’est d’appartenir à la région d’origine du chef de l’état par conséquent, on à pas le droit de revendiquer. Pourtant, les problèmes sont autant dans les autres régions que celle au pouvoir à savoir, les routes, l’eau potable, le chômage des jeunes, la pauvreté et les problèmes de gouvernance. Pour lui, « il est question de briser ce mythe et exposer les vrais préoccupations des populations à la base.  Nos frères anglophones ont toujours vécus dans la frustration, prenez par exemple la monnaie, au Cameroun elle est francophone. Elle porte  juste des indications d’une seule langue, le français et pas en anglais pourtant, nous sommes dans  un pays bilingue. Il faut noter qu’à une époque cette monnaie portait bien les deux langues. Nous proposons un fédéralisme à dix états et  que si la première autorité de la république  est francophone, la deuxième devra être anglophone et inversement. Résorber le chômage ambiant des jeunes. Aujourd’hui, il est question de dire aux populations que la région du Sud a trop attendu depuis l’avènement de Paul Biya à la magistrature suprême. Ainsi, il n’est plus question que la Mvila continue à attendre et c’est bien le moment avec le grand dialogue national inclusif ». Depuis le décès du leader principal, le parti n’est pas mort, la nationale existe et fait sa politique autrement, pas comme le parti état au pouvoir. La nationale est spécialisée dans le porte à porte et c’est ce qui a été appliquée en ce moment du dialogue national.                   

Jacques Pierre SEH
 

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