SUD,Ebolowa : Une fraction des fidèles du consistoire Ntem de l’Epc marche dans la ville

Cameroun - Réligion. SUD,Ebolowa : Une fraction des fidèles du consistoire Ntem de l’Epc marche dans la ville

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Ils protestent de la fermeture de leurs temples, paroisses et autres lieux de prières suite à une décision de justice du 11 août 2016 toujours en cours, relative au scindement dudit consistoire Ntem en 3 autres.

 L’application de la décision ne semble pas satisfaire la fraction qui prône le non scindement, elle s’est pacifiquement dirigée vers le représentant du président de la république à savoir le gouverneur de la région en vue de la levée des scellés en ce moment crucial de la Pâques pour les chrétiens.  


Ce qu’on est tenté d’appeler ancien consistoire Ntem a éclaté en trois consistoires nouveaux. Le consistoire Ntem qu’on appellerait « nouveau » et qui gérera environ  36 paroisses avec ses 31 pasteurs dont 28 en activité, 3 retraités et 3 licenciâtes. Le consistoire Endam  aura à sa charge la conduite de la destinée de 24 paroisses. Et enfin le consistoire Mvangane Jérusalem aura à suivre 25 paroisses avec une communauté et 5 licenciâtes. C’est bien cette décision de scindement voulu par une frange de fidèles que le secrétaire exécutif du consistoire Ntem le Rév Zeh Angon Didier a attaqué en justice depuis le mois de avril 2016  au tribunal de première instance d’Ebolowa.

La cour d’appel du Sud en a confirmé la décision par l’arrêt n°56/ CIV du 22 juillet 2016 de madame Mekoulou Cunégonde épouse Ngotty, présidente de ladite cour à l’époque. En fait, la 59ème session de l’Ag avait pris la décision d’engager sans délai la procédure du scindement. La descente du modérateur à Elat pour  le culte d’installation, butte à la porte fermée, signe manifeste d’une désobéissance à la hiérarchie de l’Epc. Le préfet du département da la Mvila de l’époque Victor Marcel Mendel Ngangué, s’est appuyé sur la décision de justice qui a poussé l’Ag de l’Epc à commettre un huissier pour l’exécution de celle-ci. Prévoyant aux risques de débordements pouvant contribuer à troubler l’ordre public, puisqu’on trouvait déjà deux pasteurs dans un même temple, il fallait fermer ces temples en attendant que les passions s’estompent, une mesure de police administrative. Et la levée des scellés était tributaire de l’aboutissement des procédures pendantes au fond ou alors sur le fondement d’un accord de sortie de crise signé d’accord partie.

Pour Thadée Chapelain Ale Mimbe modérateur actuel du consistoire Ntem, partie prenante de la marche pacifique, des efforts sont faits pour un retour à la normale c'est-à-dire à la paix. Mais contre toute attente, l’Ag a réitéré le scindement en janvier 2018 à Metet. Le 12 janvier dernier, la cour d’appel à rejeté leurs défenses à exécution pendant que la procédure elle, se poursuit au fond. L’idée était de faire toute la procédure normale comme le prévoit les textes et que ce soit la cour suprême qui rejette à nouveau les défenses à exécution. Les fidèles sont venus rencontrer le gouverneur de la région du Sud car, nous sommes en période de la Pâques, il y a un besoin de renforcement spirituel des fidèles. Et que cette fermeture des lieux de prières qui est illégale pose problème, puisqu’à cela s’ajoute beaucoup de mensonges. La procédure n’est pas encore totalement vidée pour confirmer que le consistoire a perdu l’ensemble des procès. Il est question pour l’instant, que l’état s’implique en vue d’une résolution durable pour un vivre ensemble souhaité par les fidèles.

C’est dans ce sens que le gouverneur a reçu dans son cabinet une délégation de dix représentants du consistoire Ntem. A l’issue des échanges, le numéro 1 de la région leur a requis davantage leur patience en attendant le déroulement des procédures enclenchées. Les procédures judiciaires leur donnant au  cas échéant, une marge pour engager les voies de recours.


En attendant l’aboutissement de cette affaire Epc contre Epc, les fidèles sont invités au calme. Et ils devront déjà penser à célébrer  cette résurrection du christ hors de leurs temples habituels.      


Jacques Pierre SEH

Culture

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