SUD,Sodecao : Les défis qui interpellent le nouveau directeur.

Cameroun - Agriculture. SUD,Sodecao : Les défis qui interpellent le nouveau directeur.

| Nous suivre sur facebook | Nous suivre sur twitter |

Constat fait lors la visite des champs semenciers depuis sa prise de fonction récente et les différentes descentes sur le terrain particulièrement celle de Nkoemvone où il a visité le 14 septembre dernier en compagnie de ses proches collaborateurs avec l’assistance du préfet du département de la Mvila.


De cette visite pour Jean Claude Eko’o Afouafane, nouveau directeur général de la société de développement de cacao (Sodecao), les défis sont d’ordre infrastructurel et matériel. Il dit être venu dans le champ semencier de Nkoemvone qui est un champ semencier mythique  dont est lié l’histoire de la cacaoculture au Cameroun. Ce champ selon le Dg se trouve à ce jour dans un état très préoccupant avec ses 105 hectares de cacaoyers, et où il faudrait réhabiliter au moins 55 hectares. Du constat fait après la visite, il y a un problème de densification des champs que ce soit à Nkoemvone, Megang comme celui d’Abong Bang. Il y a également des problèmes d’outillage, d’équipements qu’il faudra rapidement résoudre. Et le champ visité à Nkoemvone permet de prendre la mesure de l’effort qui devra être celui de l’état à travers la Sodecao.

La tâche est donc immense, et nous avons pris l’ampleur de celle-ci. Selon le Dg, malgré toutes ces difficultés notées, le personnel est resté en place et très déterminé à continuer à fournir des efforts. Il est question pour ce nouveau responsable de la Sodecao, d’aider ainsi ce personnel en le dotant des moyens conséquents pour leurs tâches au quotidien. Ainsi, pour Jean Claude Eko’o Afouafane de leur tenir un nouveau discours, celui de l’espoir et de l’espérance. Constat qui trouvera sa pleine mesure dans la situation des unités opérationnelles sur la résolution des problèmes de celles-ci. Le diagnostic profond étant fait, il sera question qu’avec cette feuille de route, la stratégie soit déployée en vue d’avoir des actions concrètes. Sous son règne, le nouveau Dg continuera à œuvre pour des conditions nouvelles et meilleures de travail.

sodecao_photo_groupe_visite_dg

Car, il pense que  l’agriculture est une activité  concrète, il est donc question d’agir de manière concrète puisque que le problème est identifié. A cet effet, le mot d’ordre qui peut être lancé ici est, la relance de la cacaoculture du Cameroun. C’est ce qui va être suivi, et les énergies de l’ensemble du personnel de la Sodecao devront être mobilisées pour la cause. Pour le chef de centre de ladite société à Ebolowa, la superficie cacaoyère de la Mvila est d’environ 86.000 hectares dont le rendement par hectare n’est qu’environ 550 kilogrammes pour un ensemble de 23.400 planteurs. Ce qui signifie réellement que la filière est malade, de son vieillissement des hommes et des plantations. Mais le besoin de la relance est certain, la demande actuelle se situe autour de 1.300.000 plants dans le seul département de la Mvila. Les rendements sont bas, une conséquence des pertes évaluées à plus de 20% par hectare créé du fait du manque de traitement.

Les ennemis du cacao mutants d’une forme à une autre comme, les capsides, la pourriture brune entrainant des pertes élevées pour l’exploitant. Pour lui, les traitements sporadiques ayant montrés leurs limites, il faut un combat d’envergure national et ceci pour une riposte nationale également. Si ceci est maîtrisé, la production va s’augmenter il suffit de mettre le matériel végétal à la portée des planteurs. Ce qui permettra tout au moins de sortir des 270.000 tonnes à l’état actuel, pour se hisser au moins à 300.000 tonnes d’ici à 2020. Pendant que les pays comme la côté d’ivoire et le Ghana caracolent déjà à 1.000.000 de tonnes au moins  annuellement. Nous pensons qu’avec ce chapelet de bonnes intentions la production camerounaise pourra sortir de l’ornière.


Jacques Pierre SEH   
 

Société