Un attentat à la bombe dans le Sud-Ouest du Cameroun fait quatre morts et six blessés

Crise Anglophone. Un attentat à la bombe dans le Sud-Ouest du Cameroun fait quatre morts et six blessés

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Quatre fonctionnaires du corps de la sûreté nationale décédés et six autres blessés. C’est le bilan d’un attentat survenu le 15 juin à 9 kilomètres de l’arrondissement d’Eyumojock, dans département de la Manyu, région du Sud-Ouest du Cameroun écrit IC.



Selon Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, un véhicule appartenant à la police nationale a été victime d’un attentat à engin explosif improvisé, placé les « terroristes sécessionnistes ». Ledit véhicule, qui faisait partie d’un convoi des forces nationales de défense et de sécurité, en provenance de la ville de Mamfe, se dirigeait vers le lieudit Otu-Border, non loin d’Eyumojock, situé en zone frontalière avec le Nigeria.

« Au moment où (…) des efforts accrus sont résolument engagés en vue d’un dialogue inclusif, le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté, un acte criminel et lâche, perpétré par des bandes armées et des terroristes sans foi ni loi, contre des éléments dévoués et consciencieux de nos forces de l’ordre, dont la vocation et la mission ont toujours été d’assurer la sécurité des personnes et des biens », a déclaré le ministre de la Communication.

Cet attentat à la bombe rappelle l’année 2017, pas moins de trois engins piégés avaient explosé cette fois-là dans la Nord-Ouest. Bilan : trois policiers grièvement blessés. L’attentat non revendiqué est attribué aux sécessionnistes du Southern Cameroon National Council (SCNC).

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, majoritairement anglophones, vivent des tensions depuis octobre 2016. Les manifestations au départ étaient d’ordre corporatiste (avocats, enseignants, notaires, greffiers...). Malgré des signes d’apaisement (appels au dialogue inclusif, création d’un organisme pour la démobilisation, le désarmement et la réinsertion sociale, création d’une section anglophone à l’Enam, traduction de la loi Ohada en anglais, recrutement de 1000 enseignants bilingues dans l’enseignement supérieur, etc.), des manifestants constitués en groupes armés revendiquent désormais pas moins que l’indépendance des deux régions anglophones du pays.

En vingt mois de combat entre groupes sécessionnistes et forces de défense, l’ONG International Crisis Group dénombre au moins 1850 morts.

Sylvain Andzongo

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