Un comité pour la libération des « prisonniers politiques » au Cameroun en vue

Cameroun - Justice. Un comité pour la libération des « prisonniers politiques » au Cameroun en vue

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L’opposition camerounaise, sous la houlette du Social democratic front (SDF), parti leader de l’opposition parlementaire et du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a annoncé, mardi, la création d’un comité pour « la libération des prisonniers politiques au Cameroun relate APA.


«Je me suis rapproché des leaders du MRC en liberté, nous sommes ensemble en train de mettre sur pied un comité pour la libération de tous les prisonniers politiques au Cameroun», a déclaré Joshua Osih, 1er vice-président national du SDF, et candidat de cette formation politique à la présidentielle du 8 octobre 2018 remportée par le président Paul Biya avec 71,28% de suffrages.

Intervenant dans un programme interactif à la chaine de télévision privée Equinoxe émettant à Douala, ce député à l’Assemblée nationale a affirmé que «le fait de croire qu’on peut régler des problèmes politiques en mettant les gens en prison, ne nous avance pas », a-t-il souligné. J’ose croire qu’ils seront libérés d’ici quelques jours ».

A travers ce comité, le SDF et le MRC espèrent mettre la pression pour obtenir la libération de Maurice Kamto président national du MRC et plus de 130 de ses partisans, incarcérés à la prison de Kondengui pour avoir tenue des manifestations publiques sans autorisation des pouvoirs publics.

Pour ce qui est du fonctionnement dudit comité, M. Osif a renseigné qu’il sera piloté par la société civile.

«Nous avons déjà identifié les acteurs de la société civile qui pourront porter ce projet. Le SDF et le MRC seront juste derrière comme des guides», a-t-il expliqué.

A en croire des initiateurs de cette plate-forme, leur action concerne « tous les prisonniers politiques, y compris ceux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) incarcérés parce qu’ils étaient en rupture de ban avec le régime ».

Le gouvernement camerounais a toujours réfuté l’existence de prisonniers politiques au Cameroun, indiquant que des personnes présentées comme tel étaient généralement des prisonniers de droits communs.

Mbog Achille

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