Un incendie ravage plus de 500 boutiques au Marché Bonamoussadi

Cameroun - Faits divers. Un incendie ravage plus de 500 boutiques au Marché Bonamoussadi

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Bilan du grave incendie qui a ravagé cet espace marchand dans la nuit du 30 au 31 août 2018 donné par CT.

Poteaux électriques à terre, fils de courant jonchant le sol, étals réduits en cendres, vêtements complètement calcinés… C’est le spectacle désolant et affligeant qu’a offert le marché de Bonamoussadi, situé dans l’arrondissement de Douala V, ce vendredi 31 août 2018 au matin.

Ceci après le grave incendie qui a ravagé quatre blocs comprenant plus de 200 boutiques et 320 étals. Il s’agit des rayons de la friperie, de l’alimentaire et des salons de coiffure. Quelques heures après l’incendie, les commerçants affectés tentent de sauver ce qui peut encore l’être.

On tire des pantalons brûlés par ci, des sacs de tubercules calcinés et des paquets de mèches carbonisées par là. Certains, poussent des cris pour manifester leur consternation. Pour d’autres, moins démonstratifs c’est l’état de choc prononcé : ils ont été conduits dans des formations sanitaires après avoir été pris de malaise...

D’après des informations glanées çà et là par l’équipe de CT, le feu serait d’origine électrique. De fait, il serait dû à des branchements anarchiques. D’autres sources évoquent un fer à repasser qu’une couturière aurait oublié de débrancher.

Cela dit, à ce stade des investigations, il reste difficile de dire avec exactitude ce qui s’est passé. Martine A., vendeuse de friperie, accuse le coup et semble sidérée par ce qui est arrivé : « J’ai fait des achats la veille pour remplir ma boutique. Je constate qu’il n’en reste plus rien. Je suis vraiment perturbée », confie la jeune dame d’une voix étranglée par l’émotion.

Le feu qui s’est déclenché aux environs de minuit, d’après les commerçants, a pourtant été circonscrit aux trois-quarts grâce à l’intervention rapide des éléments du 20è régiment des sapeurs pompiers.

Les équipes des soldats du feu du PAD et de la Camrail leur ont prêté main forte pour venir à bout des flammes et éviter ainsi un embrasement total de cet espace marchand. C’est en synergie qu’ils ont pu stopper la progression du feu, qui s’est propagé en consumant des bâches d’abri en matière plastique et des comptoirs faits de planches.

Ce sinistre aura causé d’autres drames. Merline Tabaga, commerçante, pleure devant sa boutique de lingerie masculine, pourtant épargnée par les flammes. Raison, elle a été cambriolée par des brigands qui ont profité de la circonstance « Je dormais quand on m’a rapporté que le feu n’a pas atteint ma boutique. Ce matin en arrivant je constate que les bandits ont cassé la porte et emporté ma marchandise. »

Mireille ONANA MEBENGA

Société