Présidentielle 2018. Cameroun : 36 ans et l’angoisse continue

cameroun24.net Lundi le 05 Novembre 2018 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le propre de la routine est qu’elle installe en nous le manque de motivation, la lassitude lit-on dans un éditorial de Georges Alain Boyomo, DP du quotidien Mutations.

ADS


Au moment d’écrire sur le 36e anniversaire de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, même le journaliste au moral d’acier ne résiste pas à l’ennui que procure cet exercice. Du coup, c’est en traînant les pieds qu’on y va, en imaginant l’alchimie qui permettrait d’être intéressant pour les lecteurs.
Nous sommes donc allés puiser dans l’inspiration de trois artistes musiciens, dont les chansons ne subissent pas (ou ne subiront pas) l’usure du temps. Sans doute, on se plaît et on se plaira à réécouter leurs œuvres musicales. Il s’agit de Ngalle Jojo dans « Essimo na rigueur », Valsero « Motion de soutien » et Petit pays « Peur dans la cité ».
Au lendemain de l’avènement de Paul Biya à la présidence de la République, le 6 novembre 1982, Ngalle Jojo est, aux côtés des artistes tels que feue Anne Marie Nzié, l’un des créateurs dont les chansons ont magnifié le changement que le peuple camerounais vivait alors. Son titre culte « Essimo na rigueur » est une ode au Renouveau et à son promoteur, Paul Biya.
L’artiste y scande, « rigueur, rigueur, rigueur » et rappelle que lorsque le champion du Rdpc accède au pouvoir, « on [le peuple] en avait assez ». De qui ? Ahmadou Ahidjo, qui avait démissionné quelques mois plus tôt, après près d’un quart de siècle de règne. « Tout le Cameroun derrière Paul Biya, soutien total, avec Paul Biya, c’est la justice, Paul Biya synonyme de paix, Paul Biya synonyme de progrès », égrène le chanteur.
36 ans après, Ngalle Jojo peut-il redire la même chose au sujet du successeur d’Ahmadou Ahidjo ? Cette question nous (re)plonge au cœur du bilan des années Biya. Après 25 ans d’Ahidjo, si le peuple « en avait déjà assez », que pense ce même peuple de M. Biya, qui totalise 36 ans au pouvoir et dont l’amère victoire à la dernière présidentielle n’est que la partie émergée de l’iceberg de frustrations ? Il eût été judicieux que Ngalle Jojo fît lui-même le bilan de Paul Biya, 36 ans après. Sans doute le cours des choses lui aurait inspiré une autre tonalité.
Comme la nature a horreur du vide, d’autres artistes sont vent debout. Ainsi de Petit pays, qui a commis, courant novembre 2016, un titre fort embarrassant pour le régime, même si malicieusement Rabba Rabbi déclare qu’il n’indexe personne dans « Peur dans la cité ». L’hommage aux victimes de l’accident d’Eséka survenu le 21 octobre 2016, fait le procès de Paul Biya et du système qu’il incarne : «Tout le monde est castré, tu as castré tout le monde. Tu as utilisé et détruit ton entourage pour régner seul… Beaucoup d’innocents sont en prison, ça c’est la trahison… Tu laisses la rébellion comme patrimoine… Tu as opté pour la peur… Pour un rien, tout le monde a peur de toi… Nul n’a le droit de se prendre pour Dieu, Dieu ne supporte pas cela...Tôt ou tard, tu va payer », dégaine-t-il.
Peu avant Petit pays, Valsero vibrionnait de colère sur les 33 ans du régime Biya : « 33 ans de corruption, 33 ans de népotisme, 33 ans de destruction, 33 ans de souffrance, de misère sans interruption, 33 ans d'arrogance, de violences et d'humiliation, 33 ans de mensonges bercés par des illusions, 33 ans de pénitence de sueur de larmes à profusion…». Un véritable poème du désespoir.
Mardi 6 novembre 2018, le Renouveau fête ses 36 ans. Au-delà des flonflons de cet anniversaire qui coïncide cette année avec la prestation de serment pour le nouveau bail de sept ans, un bilan sans complaisance s’impose. Comment réenchanter un peuple qu’on gouverne depuis 36 ans, avec des hauts, mais surtout des bas ? Là est le principal défi pour l’homme du 6 novembre 1982. Entre la grande et la petite porte de l’Histoire, seul Paul Biya détient les clés, toutes les clés de sa sortie.


Edito revu et augmenté, publié dans Mutations n°4492 du 6 novembre 2017
36 ans et l’angoisse continue

Facebook

ADS

   LIVE
(Coming soon)
 
Libye 17h00 Niger
 
CHAN 2021 | Classement

Groupe A

1 Cameroun 3
2 Mali 3
3 Burkina Faso  0
4 Zimbabwe 0

Groupe B

1 Congo 0
2 RDC 0
3 Libye 0
4 Niger 0

Groupe C

1 Maroc 0
2 Rwanda 0
3 Togo 0
4 Ouganda 0

Groupe D

1 Guinée 0
2 Namibie 0
3 Tanzanie 0
4 Zambie 0
 
CHAN 2021 | Matchs
MATCHS DE GROUPE
16 Jan 2021    
Cameroun 1 - 0
Zimbabwe
Mali 1 - 0 Burkina Faso
17 Jan 2021    
Libye 17h00 Niger
RDC 20h00 Congo
18 Jan 2021    
Maroc 17h00 Togo
Rwanda 20h00 Ouganda
19 Jan 2021    
Zambie 17h00 Tanzanie
Guinée 20h00 Namibie
 
20 Jan 2021    
Cameroun 17h00 Mali
Burkina Faso 20h00 Zimbabwe
21 Jan 2021    
Libye 17h00 RDC
Congo 20h00 Niger
22 Jan 2021    
Maroc 17h00 Rwanda
Ouganda 20h00 Togo
23 Jan 2021    
Zambie 17h00 Guinée
Namibie 20h00 Tanzanie
 
24 Jan 2021    
Burkina Faso 20h00 Cameroun
Zimbabwe 20h00 Mali
25 Jan 2021    
Congo 20h00 Libye
Niger 20h00 RDC
26 Jan 2021    
Ouganda 20h00 Maroc
Togo 20h00 Rwanda
27 Jan 2021    
Namibie 20h00 Zambie
Tanzanie 20h00 Guinée
1/4 DE FINALES
30 Jan 2021    
  17h00  
  20h00  
01 Fev 2021    
  17h00  
  20h00  
1/2 FINALES
03 Fev 2021
  17h00  
  20h00  
MATCH DE CLASSEMENT
06 Fev 2021    
  20h00  
FINALE
07 Fev 2021    
  20h00  
 

 

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Rechercher un article

ADS