Colère au Kenya, drame en mer et flammes en Espagne : la planète secouée par une série de crises

Colère au Kenya, drame en mer et flammes en Espagne : la planète secouée par une série de crises

Une vague de colère et d’indignation secoue le Kenya après la diffusion d’une vidéo devenue virale, montrant un touriste espagnol versant de la bière dans la trompe d’un éléphant de 44 ans, prénommé Bupa, dans la réserve d’Ol Jogi.

Publicité

L’homme, identifié comme récidiviste après avoir également nourri un rhinocéros avec des carottes, est désormais visé par plusieurs enquêtes ouvertes par le Kenya Wildlife Service et la direction du parc. Pour les responsables, ces actes sont « inacceptables, dangereux et totalement contraires aux valeurs de la réserve ».



Cette affaire intervient dans un contexte tendu au Kenya, où une autre vidéo avait récemment provoqué l’indignation : des touristes bloquant la migration des gnous dans le Masai Mara, poussant plusieurs antilopes dans une rivière infestée de crocodiles. Face à la polémique, la ministre du Tourisme, Rebecca Miano, a annoncé un renforcement des mesures de surveillance et de protection de la faune.



Pendant ce temps, au large de la Mauritanie, la mer a une nouvelle fois révélé son visage tragique. Dans la nuit de mardi à mercredi, une embarcation transportant des migrants a chaviré avec 160 personnes à bord. Selon l’AFP, au moins 49 morts ont été recensés et 100 autres personnes restent portées disparues.



L’Europe, quant à elle, est en proie à une catastrophe environnementale. En Espagne, où les incendies ravagent déjà 4.000 km² – soit 3% du territoire –, la police a arrêté 48 personnes depuis le 1er juin, soupçonnées d’implication dans des feux criminels. Le Conseil des ministres a décrété l’état d’urgence dans les régions les plus touchées, alors que l’UE vit sa pire saison de feux de forêt depuis 2006, avec 10.100 km² de végétation détruite, davantage que la superficie de Chypre.



Enfin, un rapport conjoint de l’OMS et de l’Unicef vient rappeler une autre réalité accablante : un quart de l’humanité, soit 2,1 milliards de personnes, n’a toujours pas accès à une eau potable salubre. Si 961 millions d’individus ont gagné cet accès depuis 2015, les disparités persistent, notamment entre zones urbaines (83% de couverture) et rurales (60%). Les pays les moins développés sont les plus exposés à ce fléau.



Entre atteintes à la faune, drames humains et catastrophes naturelles, l’actualité illustre une urgence mondiale : protéger la vie sous toutes ses formes.



 




Kenya outrage, deadly shipwreck, and wildfires in Spain: a world in turmoil


Kenya is in uproar after a video showing a Spanish tourist pouring beer into the trunk of a 44-year-old elephant went viral. Wildlife authorities have launched investigations, calling the act “dangerous and unacceptable.” The scandal follows another controversy in the Masai Mara, where tourists blocked wildebeest migration, endangering antelopes.



Meanwhile, tragedy struck off the coast of Mauritania as a migrant boat carrying 160 people capsized, killing at least 49 and leaving 100 missing.



In Spain, wildfires continue to devastate the country, destroying 4,000 km² of land. Police have arrested 48 suspects since June 1 for alleged arson. Across the EU, 10,100 km² have already been burned, marking the worst fire season since 2006.



Finally, a new joint report by WHO and UNICEF warns that 2.1 billion people – one in four worldwide – still lack access to safe drinking water. Despite progress since 2015, inequalities remain stark, especially in rural and developing regions.



 


Kenya, éléphant Bupa, touriste espagnol, réserve Ol Jogi, Masai Mara, faune sauvage, Rebecca Miano, Mauritanie, naufrage migrants, Espagne, incendies criminels, feux de forêt, Union européenne, OMS, Unicef, accès à l’eau potable, crise mondiale, faits divers internationaux


Christ Ndiffong (Stagiaire)

Publicité