Affaire Amougou Belinga. De Gaulle Christophe répond à Célestin Bedzigui

cameroun24.net Mardi le 14 Juillet 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Dans une lettre ouverte, le chef traditionnel et homme politique Célestin Bedzigui s’interrogeait déjà sur le titre Zomloo des Zomloo attribué à Amougou Belinga qui n'existait pas dans les traditions ancestrales Béti.

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Lettre à Célestin Bedzigui
Par De Gaulle Christophe


Nous nous adressons à vous à propos de votre « philologie » du terme « Zomloa » ou « Zomloo ». Cela n’est qu’un prétexte pour parler succinctement de l’instrumentalisation de la chefferie traditionnelle dont vous êtes une manifestation.

Qu’il soit clair, nous ne défendons pas cet individu, car notre réaction à son égard est antérieure à la vôtre. Vous avez tout faux lorsque vous prétendez que le titre « Zomloo ne correspond à rien dans la nomenclature…» (Sic). Nous tenons à préciser que dans la sémantique des Chefs, le « Zomloo » existait sans rapport ou commune mesure avec la pantalonnade de l’autre. Ce terme était une métaphore que l’on conférait aux vrais chefs grâce à leurs hauts faits d’armes ou autres prouesses. Pendant que nous y sommes. Pouvez-vous énumérer quels étaient les titres ou qualificatifs d’un Chef comme Ateba Ebé (Obala) ou Charles Atangana Ntsama (Ongola) ? Pouvez-vous contester le titre de Nsi Meyong à Atangana Ntsama? De deux choses l’une soit vous n’êtes pas vraiment Chef soit vos connaissances dans ce domaine sont limitées et empreintes de mauvaise foi. Tout porte à croire que vos « 35 ans » à la chefferie de votre village sont une coquille vide.

Pour les questions ci-dessous, nous hésitons à vous appeler par la nouvelle nomenclature courtisanesques de « Majesté » que vous et vos semblables portez comme des paons.
Questions rhétoriques
1- Monsieur Célestin Bedzigui de qui tenez-vous votre « autorité » traditionnelle?
2- Pouvez-vous nous décliner votre lignée de chefs?
3- Quelle autorité administrative avait signé votre désignation de chef?
4- Votre chefferie est-elle de 1er, de 2e ou de3e degré ?
5- Si elle est de 3e degré, dans la tradition ancestrale pouviez-vous prendre la parole dans une assemblée sans être mandaté par les deux autres instances supérieures ?
6- Tirez-vous votre pouvoir « traditionnel » de la création d’un « parti » politique ou de la fusion avec un autre ?
7- Pendant votre pérégrination aviez-vous oublié que vous étiez chef ?
8- Assumiez-vous vos responsabilités par procuration ?
Oui au respect de l’autorité traditionnelle. Non la chefferie traditionnelle n’est pas à acheter.
Lorsque nous nous adressons à vous Monsieur, nous nous adressons à tous ceux qui traînent l’autorité traditionnelle dans la gadoue. Vous êtes les manifestations du mal-être de notre culture et l'instrumentalisation de la chefferie traditionnelle. Devons-nous vous rappeler qu’un chef, un vrai chef est le gardien de tradition? Il est un initié. Où et quand avez-vous été initié et par qui? Il ne faut pas jouer avec la tradition. Cela porte malheur.
Vous êtes de ceux qui pensent qu’être chef est un strapontin pour accéder aux postes de Directeur, Ministre, PCA etc). Permettez-nous de vous rappeler qu’un tel raisonnement est absurde. Car tradition ne rime JAMAIS avec modernité. Tradition et modernité sont deux entités antinomiques. Par alchimie vous conciliez les contraires. D’ailleurs tel est votre ADN, un pied dedans, un pied dehors. Un jour en accord et un autre jour en désaccord.
La course aux postes d’une certaine « élite » dite « intellectuelle » demeure une des plaies qui gangrènent notre Culture. Jadis, le chef tirait son pouvoir de sa lignée, de ses ancêtres. Il vivait en symbiose, en communion, oui en commune union avec eux. Il s'adressait eux. Il échangeait avec eux par des codes rituels, des signes de nuit comme de jour. Il n’était pas un bouffon qui se pavanait avec une étoffe et une canne que vous et vos semblables portez aujourd'hui pour paraître comme chef. On naît chef. On ne le devient pas. On ne l’achète pas. On peut usurper de ce titre, cependant, cela apparaît toujours. La preuve, « le tigre ne proclame pas sa trigritude ». Oui, » on reconnaît l’éléphant à ses pas » dit-on en Éton.

De Gaulle Christophe

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