CEMAC. En quatre mois, 17 valeurs cotées à la Bvmac

cameroun24.net Le 6 novembre 2535 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
La bourse sous régionale vient de dresser son premier bilan depuis son lancement en juillet 2019. Un accent est mis sur l’ouverture du marché au public.

Quatre mois après sa création, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) dresse ses premiers comptes. Depuis sa première cotation, le 5 juillet 2019, comme bourse unifiée (fusion Bvmac et Dsx) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le nombre total de capitaux échangés est de 6.893 actions et 936.645 titres de créances. 48 séances de cotations ont déjà été réalisées, 68 transactions dont 54 sur le marché des titres de capital et 14 sur le marché des obligations. La totalité des valeurs inscrites à la cote est 17, soit 4 actions et 13 obligations. Au 21 octobre 2019, la capitalisation boursière est de 253 milliards de FCFA au niveau des actions pour un chiffre d’affaire de 158 milliards de FCFA. Pour le marché obligataire, elle est de 796 milliards de FCFA pour un chiffre d’affaire de 5,8 milliards de FCFA.

Ces chiffres ont été communiqués au cours d’une conférence de presse, le 29 octobre 2019 par Jean Claude Nbgwa. Le directeur général de la Bvmac a saisi l’occasion pour informer le public sur ce nouveau marché financier qui permettra de développer les économies des six Etats (Cameroun, Gabon, Centrafrique, Congo, Tchad, Guinée équatoriale) de la sous-région. Mais il faudra encore sensibiliser le public pour une transformation de la mentalité. Car pour Jean Claude Nbgwa, « il faut ouvrir le marché de capitaux au public pour le rendre accrocheur et crédible auprès des investisseurs». Pour traduire cette volonté politique des chefs d’Etats de la Cemac, la Bvmac ambitionne d’introduire des cotations à distance, à partir des six Etats.  Pour y parvenir, le transfert de la plateforme NSC V900 de Libreville à Douala a été mis à contribution. Si les séances de cotation se tiennent désormais trois fois par semaine, la Bvmac ambitionne de les tenir au quotidien au regard de l’évolution du marché.

Crédibilité

Si le marché est actuellement animé par les sociétés de bourse et les représentants des émetteurs, la Bvmac interpelle les Etats de la sous-région à une implication plus accrue. «Chaque Etat et ses démembrements vont pouvoir placer sur le marché boursier des actions qu’ils détiennent dans plusieurs sociétés. Ce placement va générer de la crédibilité et du bénéfice au point où les opérateurs privés vont comprendre que la bourse reste un moyen essentiel pour le financement de leurs entreprises », souhaite Jean Claude Nbgwa. Le Cameroun s’est déjà démarqué sur ce plan en  libérant une partie du capital de la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), la Société camerounaise des palmeraies (SOCAPALM) et la Société forestière et agricole du Cameroun (SAFACAM), toutes alors cotées à la défunte la Douala Stock Exchange (DSX). Mais il faudrait aller plus loin dès 2020, estime le directeur général de la Bvmac, pour un marché financier ambitieux et plus attractif indique encore Ecomatin.

Des mesures qui n’ont certes pas été envisagées pour contraindre les Etats à introduire des entreprises en bourse. Mais, il s’agit d’un « engagement ferme de ces derniers au moment de fusionner en une bourse régionale », a rappelé Jean Claude Nbgwa. Toutefois, a-t-il précisé, «des entreprises ont été identifiées pour que nous ayons au moins une entreprise cotée en bourse dans chacun des six Etats. Même s’il est difficile d’estimer le nombre d’entreprises qui seront bientôt cotées du fait d’un processus qui requiert beaucoup de critères ». Pour ce processus de cotation des entreprises, la Bvmac entend dès 2020, s’appuyer sur d’autres institutions. A l’instar de la Banque africaine de développement (BAD) pour la réduction des coûts d’introduction et d’émission sur le marché financier régional.

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