Cameroun - Gouvernance. Grincement de dents à l’usine Cimencam de Figuil, dans le nord du Cameroun

cameroun24.net Le 15 novembre 11738 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le climat social n’est pas des plus sereins à l’usine de la société des Cimenteries du Cameroun (Cimencam) de Figuil, dans la région du nord du pays. Selon des sources internes à cette unité de production, le malaise qui couve au sein de cette usine est consécutif à la nomination, à titre intérimaire, du Marocain Mounir Khaled au poste de directeur d’usine, en remplacement du Camerounais Marc Sinclair Mamiah.


De sources internes à Cimencam, le nouveau directeur de l’usine de Figuil est arrivé il y a quelque temps à la direction générale de l’entreprise à Douala, en qualité de consultant. La notification de sa nomination, survenue le 18 septembre 2019, provoque des grincements de dents qui transparaissent dans une correspondance signée le 12 novembre 2019 par le délégué régional du travail et de la sécurité sociale pour la région du Nord, Medje Abbo.

« Afin de me permettre d’avoir une situation exacte sur le climat social au sein de votre structure, ainsi que les conditions de travail des employés exerçant dans les carrières, j’ai l’honneur de vous informer qu’une équipe d’inspection du travail conduite par le chef de la brigade régionale d’inspection effectuera une descente dans votre structure le jeudi 21 novembre 2019 à 10h précises », écrit Medje Abbo au directeur de l’usine Cimencam de Figuil.

À en croire nos sources, l’arrivée de Mounir Khaled est considérée par des cadres camerounais comme preuve de la marginalisation de l’expertise locale. De plus, la coïncidence entre le changement de directeur à l’usine de Figuil et l’arrivée à Casablanca d’un nouveau directeur général de la maison-mère Lafarge-Holcim-Maroc Afrique (LHMA) n’est pas pour atténuer les inquiétudes des cadres locaux indique encore IC.

Investissements annoncés

Pour ces derniers, le remplacement d’Emmanuel Rigaux par Xavier Saint-Martin Tillet pourrait aboutir à une « marocanisation » du management de Cimencam, au détriment de l’expertise camerounaise qui a contribué, pendant plusieurs décennies, à positionner Cimencam parmi les leaders de la production du ciment en Afrique subsaharienne.

Selon nos sources, l’impatience des personnels se fait également jour sur l’effectivité des investissements annoncés par LHMA à l’usine de Figuil. En effet, le 2 avril 2019, au cours de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle usine de Cimencam de Nomayos, dans la banlieue de la capitale camerounaise, Emmanuel Riguaux, alors directeur général de LHMA, avait annoncé des investissements en vue de l’augmentation des capacités de production de l’usine de Figuil de 25%.

Plus précis sur ce projet, Benoît Galichet, le directeur général de Cimencam, avait indiqué que, à la faveur de ces investissements, la production de l’usine de Figuil progresserait de manière à atteindre entre 140 et 150 000 tonnes au cours de l’année 2019, et 190 000 tonnes en 2020. Depuis lors, ces promesses tardent à se concrétiser.

BRM
 

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