Afrique. La Ligue Africaine des Consommateurs (LAC) adopte la CHARTE DU CONSOMMATEUR AFRICAIN

cameroun24.net Lundi le 18 Juillet 2022 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
La Ligue qui publie le document parvenu à la rédaction de cameroun24, affirme avoir également adoptée un document de stratégie de structuration et de déploiement (D2SD) qui sera la boussole de son Bureau exécutif.

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LIGUE AFRICAINE DES CONSOMMATEURS
 AFRICAN CONSUMER LEAGUE


LA CHARTE DU CONSOMMATEUR AFRICAIN
Elaborée et adoptée par la Ligue Africaine des Consommateurs (LAC)


Préambule
Réuni en séance extraordinaire mercredi 13 Juillet 2022, le Bureau exécutif élargi de la
Ligue Africaine des Consommateurs (LAC) a élaboré et adopté la présente charte dénommée :
« la Charte du consommateur africain ».

Cette charte est complémentaire des 02 textes fondamentaux de notre organisation que sont : les
statuts et le règlement intérieur. C’est un énoncé synthétique et succinct en 03 articles précisant
les droits et devoirs de chaque consommateur/membre de la Ligue, individu ou groupe. Elle
réaffirme clairement l’engagement de tous les adhérents à promouvoir les valeurs, les idéaux et
les objectifs que s’est librement fixés la LAC dès sa création le 29 janvier 2022.

Article 1 : Les 08 droits universels et opposables
Le leitmotiv de la LAC étant : « L’accès au droit du consommateur dans toute sa plénitude »,
notre action s’inscrit naturellement dans le cadre de la dynamique consumériste universelle
menée par des millions d’usagers de biens et services autour des mouvements consommateurs
en Afrique et à travers le monde depuis des décennies pour faire valoir leurs droits légitimes.
De ce fait, chaque consommateur/membre de la LAC, individu ou groupe, s’engage à promouvoir,
conformément aux lois et aux règlements dédiés à la protection du consommateur de son lieu de
résidence, les 04 droits de base du consommateur que sont : le droit à la sécurité, le droit à
l’information, le droit d’être entendu et le droit au choix.

A ces 04 droits, il faut adjoindre 04 nouveaux droits définis et proposés par la Fédération
mondiale des consommateurs - Consumers International - à savoir : le droit à la satisfaction des
besoins de base, le droit à la réparation, le droit à l’éducation du consommateur et le droit à un
environnement sain.

Rappelons que ces 08 droits du consommateur susmentionnés ont fait l’objet d’une adoption à
l’unanimité le 9 avril 1985 par l’Assemblée générale de l’ONU et formellement consignés dans un
texte intitulé la Charte mondiale des droits des consommateurs. Cette charte est par définition
universelle et les 08 droits qu’elle promeut sont inaliénables et opposables aux pouvoirs publics
par chaque consommateur dans les 193 Etats membres de l’ONU.

Article 2 : Le « Consommer Noir » comme instrument de mobilisation
Il est établi qu’à travers les modes et pratiques de consommation individuels et collectifs,
le consommateur est un acteur majeur du développement économique.
Pour éviter d’être totalement dilué au sein de la société de consommation globalisé et surtout,
pour contribuer efficacement à l’émergence d’une communauté noire-africaine économiquement
puissante et respectée, les mouvements consommateurs d’Afrique et des diasporas doivent
prendre leurs responsabilités par une meilleur organisation et l’affirmation de leur spécificité.
En ce qui concerne la LAC, cela passera principalement par la promotion du « Consommer Noir ».
Nous voulons donner un contenu concret à ce concept abstrait pour en faire un instrument de
mobilisation et même une nouvelle doxa pour les consommateurs Africains et Afro-descendants.

Il ne s’agit nullement d’ostraciser les autres communautés, ni de rejeter systématiquement tout
ce qui n’est pas africain ou afro-descendant ; mais de susciter sous le prisme consumériste, une
prise de conscience des consommateurs Africains du continent et des diasporas de l’impérieuse
nécessité de développer une solidarité réelle et une entraide solide au sein des communautés
africaines et afro-descendantes.

Pour y parvenir, nous préconisons une méthode simple : Chaque consommateur/membre de la
LAC, individu ou groupe, doit privilégier dans ses choix de consommation, les biens et services
de fabrication et/ou issus des terroirs noire-africains commercialisés par des entités à but
lucratif détenues de préférence par les membres de notre communauté. En somme, nous devons
tous apprendre à consommer autrement, en faisant l’effort de modifier de façon substantielle et
radicale nos reflexes et habitudes de consommation.

Par cette approche consumériste volontairement afrocentriste, la LAC assume son ambition de
transformer les consommateurs Africains et Afro-descendants en « consomm-acteurs ». C’est-àdire d’en faire à terme, des usagers engagés dans un consumérisme proactif, conscients du rôle
moteur qui est le leur dans l’essor économique de l’Afrique et des diasporas noire-africaines. Il
faut impérativement concilier notre lutte pour la reconnaissance de nos droits légitimes de
consommateurs avec notre devoir de servir le développement économique de nos communautés.
Bref, chaque consommateur/membre de la Ligue Africaine des Consommateurs doit dorénavant
considérer l’acte de consommer comme une action militante.

Article 3 : Le devoir d’agir
Dans la mesure du possible, chaque membre de la Ligue doit s’impliquer dans toutes les
actions dynamiques et les plaidoyers initiés par la LAC et ses démembrements. L’objectif étant
de faire avancer les causes justes et légitimes des consommateurs Africains et Afro-descendants
sur le continent et dans les diasporas noire-africaines.

Concrètement cela se traduira par :

  • La participation à la mobilisation des consommateurs issus de nos communautés autour de

plusieurs thématiques, en particulier celle sur l’urgence d’une consommation alternative ;

  • Le ciblage et la sensibilisation des autres parties prenantes de la chaîne de consommation,

notamment les entreprises et acteurs publics, sur la nécessité absolue de sortir des logiques
exclusivement comptables et d’intégrer l’exigence du respect des droits du consommateur ;

  • Dans les pays d’Afrique et là où cela n’est pas encore une réalité juridique tangible, interpeler

les pouvoirs publics sur l’importance d’inscrire l’intérêt du consommateur au cœur de toutes
les politiques publiques.

  • Et enfin, vulgariser et partager le texte et l’esprit de la présente charte, principalement au

sein des communautés noire-africaines du continent et des diasporas ./.
 

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