Gabon. Le fils du président gabonais déchu est accusé de trahison

cameroun24.net Mercredi le 20 Septembre 2023 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Des accusations de trahison et de corruption ont été portées contre Noureddin Bongo Valentin, fils aîné du président gabonais Ali Bongo Ondimba, destitué du pouvoir par des militaires.

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 C'est ce qu'a rapporté l'Agence France-Presse (AFP) en se référant au procureur de la capitale gabonaise, Libreville, André Patrick Roponat.

La première audience dans l'affaire de Noureddin Bongo Valentin et de cinq autres personnes a eu lieu le 19 septembre, note l'AFP. Tous les accusés sont actuellement en détention préventive. Le fils aîné du président a été arrêté le 30 août, le jour du coup d'État. Il occupait les postes de coordinateur de l'administration présidentielle gabonaise et de conseiller du chef de l'État.

Il y a une semaine, le premier ministre de la transition du Gabon, Raymond Ndong Sima, a annoncé que les autorités militaires du pays avaient l'intention de poursuivre les membres du gouvernement précédent qui étaient impliqués dans des affaires de corruption ou de blanchiment d'argent.

Le 30 août, un groupe de hauts gradés de l'armée gabonaise a annoncé à la télévision nationale qu'il avait pris le pouvoir. Les putschistes ont annulé les résultats de l'élection présidentielle du 26 août, remportée par le président sortant Ali Bongo Ondimba. Le même jour, une réunion des généraux a nommé Brice Oligui Nguema à la tête de l'État pour une période de transition.

L'adhésion du Gabon au Commonwealth suspendue

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Commonwealth ont décidé de suspendre partiellement le Gabon de sa participation aux activités de l'organisation, est-il indiqué dans un communiqué de l'organisation.

"Les ministres ont décidé de suspendre partiellement l'adhésion du Gabon au Commonwealth jusqu'au rétablissement de la démocratie [dans le pays]. Cette suspension partielle entraîne la suspension de la participation aux Conseils du Commonwealth et l'exclusion du Gabon de la participation à toutes les réunions intergouvernementales et activités du Commonwealth", a souligné le document adopté après discussion en marge de la 78e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Selon lui, si le Gabon ne progresse pas dans le rétablissement de la démocratie sur son territoire, les membres de l'association envisageront "une suspension complète de l'adhésion du Gabon au Commonwealth".

Gabon: l'armée n'a pas commis un coup d'État, mais a libéré le pays (Oligui Nguema)

Les militaires gabonais ont pris le pouvoir sans effusion de sang, la population considère le changement de régime comme une "libération". C'est ce qu'a déclaré le président de transition, le général Clotaire Oligui Nguema au magazine Jeune Afrique.

"Ce que vous appelez chez vous coup d’État, ici, au Gabon, nous le nommons une libération. L’enthousiasme des populations gabonaises en est la preuve, ainsi que l’adhésion de toutes les forces vives de la Nation", affirme le président Oligui Nguema dans un entretien à Jeune Afrique.

À propos des coups d'État en Afrique, le général a souligné que "de façon générale, la prise du pouvoir politique par les militaires est motivée par la fragilité ou les défaillances du système démocratique".

"À cela s’ajoute la mauvaise répartition des richesses plongeant le plus grand nombre dans une extrême pauvreté. Le cas du Gabon est particulier en ce sens que, sans effusion de sang et sans aucune violence, les forces de défense et de sécurité se sont accordées pour mettre fin au coup d’État électoral perpétré dans la nuit du 30 août dernier. Ce qui a plutôt été considéré par les populations gabonaises comme un acte de libération", souligne le nouvel homme fort du Gabon.

Selon ses propos, les nouvelles autorités feraient tout "pour restaurer la dignité de nos concitoyens". Le dirigeant gabonais a cité "l’organisation chaotique des élections générales", ainsi que "l’annonce des résultats tronqués desdites élections" comme facteurs ayant conduit au coup de force militaire. La combinaison de ces facteurs, selon M. Nguema, aurait entraîné "des violences dans le pays avec pour conséquences de nombreuses pertes en vies humaines et la destruction de biens matériels".

TASS

 

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