Cameroun - Réligion. Mgr Samuel Kleda refuse de s'accrocher au pouvoir

cameroun24.net Lundi le 06 Mai 2019 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le président de la Cenc n’a pas souhaité briguer un troisième mandat, en respect des textes de l’épiscopat écrit le quotidien Mutations.

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Samuel Kleda ne briguera pas un troisième mandat à la tête de l’épiscopat camerounais. Arrivé au terme de son deuxième mandat, archevêque métropolitain de Douala va passer le témoin à un confrère dans l’épiscopat. Au cours des travaux qui se déroulent à Yaoundé, Mgr Samuel Kleda n’a pas caché sa satisfaction au terme de son deuxième mandat et pour avoir respecté les textes de l’épiscopat camerounais. « J’ai fais deux mandats comme président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc). Je suis heureux de céder la place à un autre frère évêque. Je ne cherche pas à changer ou modifier les statuts de la Cenc pour rester en place », indiquait-il à l’ouverture des travaux de la 44e assemblée des évêques du Cameroun, arrachant au passage un sourire dans la salle. C’est que, jusqu’au bout de ses deux mandats, Mgr Samuel Kleda est resté égal à lui-même.

Pourtant, sa présidence à la tête de l’épiscopat n’aura pas été un long fleuve tranquille. Pendant ses quatre années passées à la tête de cette conférence, plusieurs actualités majeures auront marqué son magistère. Onpeut citer entre autres, la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la mort mystérieuse de Mgr Jean Marie Benoit Balla et par élection présidentielle du 07 octobre 2018 pour laquelle l’homme de Dieu n’a pas manqué de se prononcer, suscitant ainsi de fortes dis-sanctions avec  l’épiscopat de Yaoundé sur le déroulement,  la fiabilité et la transparence de ce scrutin.

 

En refusant ainsi de changer les textes pour briguer un nouveau mandat, le président sortant de la Conférence épiscopale transmet un message aux dirigeants camerounais, avec qui il est en porte à faux depuis plusieurs années, tant leurs positions sont divergentes sur la gestion du pays. Le dernier point de désaccord entre l’archevêque de Douala et le régime de Yaoundé remonte au scrutin du 07 octobre 2018.  Au cours d’une rencontre avec la presse, l’archevêque de Douala était péremptoire quant au déroulement du scrutin présidentiel. « Cette élection m’a amené à me faire une interrogation : est-ce qu’il est nécessaire dans certains pays africains, d’organiser des élections, en particulier dans les pays d’Afrique centrale ? On a l’impression qu’avant d’aller aux élections, on connaît déjà les résultats. Dans notre lettre, nous avons dit que les Camerounais ne soient pas résignés en se disant que tous les jeux sont faits, qu’il est inutile d’aller aux élections. Nous les avons plutôt encouragés. Mais au fond, ce qu’il s’est passé leur donne raison quelque part. Que rien n’a bougé. Tout a été fait de la même manière et on a l’impression que les choses vont continuer comme elles se présentent aujourd’hui». Une position qu’il a toujours soutenue et défendue, tout comme celle sur « l’assassinat » de Mgr Jean Marie Benoit Balla est restée constante depuis sa première prise de position après l’annonce de son décès.

S’exprimant sur les antennes de Radio France international (Rfi), l’homme de Dieu expliquait que «Ce n’est pas le premier cas. Ce qui trouble, pour tous ces prêtres, ces religieux, ces évêques, l’enquête n’a jamais abouti, on n’a jamais dit ce qui s’était réellement passé. C’est un problème réel. Nous avons dit que l’Eglise du Cameroun, ou du moins ses responsables était persécutés ». Et il poursuit, « dès la disparition de Mgr Balla, des bruits se sont répandus selon lesquels il s’était donné la mort. Et il y avait ce mot laissé dans sa voiture. C’était un choc pour nous. Alors quand on se rend compte qu’effectivement, il a été assassiné. Un assassinat, c’est toujours brutal. C’est la violence même », tranche t-il.

A Douala où il est archevêque, Mgr Samuel Kleda est aimé par de nombreux fidèles catholiques qui viennent prier à la cathédrale. « C’est un homme qui n’a pas sa langue dans sa poche, il sait parfois mettre le doigt où cela fait ma. C’est un homme qui a du caractère et qui donne de bons messages à ses fidèles », précise une chrétienne.


Blaise Djouokep

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Mise à jour 29/07/2020 à 22:28:09

 

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