Cameroun - Politique. Non à la banalisation des actes de violences policières sur des opposants politiques

cameroun24.net Jeudi le 05 Décembre 2019 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Des informations tirées des médias font état de ce que le professeur Fogue, un des membres du directoire du parti MRC et certains de leurs membres ont été molestés, brutalités et violentés à l'aide crosses de fusils, ceinturons et rangers par des forces de l'ordre qui venaient interdire leur réunion politique qui se tenait dans un domicile privé à Ebolowa.

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Les citoyens camerounais responsables doivent condamner ces violences policières contre des citoyens qui ont libre cours et en toute impunité dans notre pays, plus est contre les militants des partis d'opposition notamment contre ceux du parti MRC particulièrement visés et regulietement victimes des actes de torture.

Plus est, aux termes de la loi camerounaise du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et manifestations publiques, le domicile privé d'un membre d'un parti politique ou des bureaux, salles de réunions dans lesquels des partis politiques ou des associations tiennent leurs réunions ne sont pas des lieux publics ou ouverts au public.

D'où l'absence d'exigence de déclaration préalable de leur tenue à l' autorité administrative.

Selon l'article 3 de la loi sus visée, les réunions publiques doivent être déclarés quand elles se tiennent dans un lieu public où ouvert au public.

Ce qui n'est pas le cas des domiciles privés ou des sièges de partis politiques.

En cas d'infractions dans un domicile privé ou siège d'un parti ou toute autre association, c'est le procureur de la République qui est compétent et non l'autorité administrative.

Nous n'accepterons pas la banalisation de violences policières sur des opposants politiques encore moins les violences intempestives des libertés publiques.

La constitution camerounaise reconnaît le multipartisme et la liberté d'expression.

En conséquence il convient d' appeler aux sanctions pénales et disciplinaires contre le ou les auteurs de violences sur les personnes des professeur FOGUE et autres membres du MRC, ce jour à Ebolowa.

Me Christian Ntimbane Bomo

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