Crise Anglophone. Non au Massacre des Camerounais.es !

cameroun24.net Lundi le 17 Février 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
C’est indiscutable. Entre deux et trois douzaines de personnes ont été massacrées dans le village de Ngarbuh, département de Donga-Mantung dans la région du Nord-Ouest.

ADS



De nombreuses personnes à Ngarbuh sont des personnes déplacées qui fuient leurs villages d'origine à cause du conflit.

Les massacres ont eu lieu le vendredi 14 février 2020. Lors d'une attaque qui a laissé plus d'une douzaine de maisons incendiées, des personnes ont été abattues et brûlées vives.

Parmi les victimes il y a des enfants et une femme enceinte.

Des témoins oculaires rescapés et les autorités religieuses de la région accusent tous l'armée.

C'est le cœur lourd que nous, à Stand Up For Cameroon, adressons nos sincères condoléances aux familles endeuillées. La mort prématurée d'êtres chers, en particulier d'enfants et de femmes, de cette manière extrêmement violente est inguérissable. Nos pensées vont à nos compatriotes de Ngarbuh si durement éprouvés.
C’est avec consternation que Stand Up For Cameroun constate qu’une fois de plus, l’armée camerounaise est accusée de violence et de meurtres à l'encontre des populations civiles. Comme à l’accoutumé, aucune déclaration n'a encore été faite par les autorités camerounaises. C’est inacceptable.

Il est important de noter que cette tragédie fait partie d'une série pour laquelle le régime Biya doit encore des explications aux Camerounais. Rappelons-nous :

▶️Du meurtre de sang-froid de deux femmes et de leurs enfants dans la ville de Zelevet, dans l’Extrême-Nord, entre le 20 mars et le 5 avril 2015, filmé en vidéo. Le gouvernement camerounais avait d’abord commencé par alléguer que ces images provenaient d’un pays étranger, avant de reconnaître que c’est bien dans notre pays que les faits avaient eu lieu. Cependant, bien que sept soldats soient actuellement jugés pour ces meurtres, on se demande pourquoi le régime Biya a décidé d'en faire un procès à huis clos.

▶️De l'assassinat de plus d'une douzaine de personnes à Achigachia, dans l'Extrême-Nord, avant mai 2016, également archivé sur vidéo.

▶️Du meurtre de plus de 30 personnes à Menka, Pinyin en mai 2018.

▶️De l'incendie et du pillage de plus de 50 maisons à Bali en janvier 2020 et du meurtre de nombreux civils, dont des personnes souffrant de handicaps mentaux, comme le rapporte Human Rights Watch.

▶️Des attaques et des meurtres signalés dans les départements du Bui, de Ngoketunja et de la Mezam au cours des 10 derniers jours, qui comprennent l'incendie de maisons et le meurtre de dizaines de civils, perpétrés, semble-t-il par l'armée camerounaise.

Ce ne sont là que quelques-uns des massacres qui ont été commis contre des civils dans le cadre de la lutte contre Boko Haram et de la lutte contre les groupes séparatistes dans la crise anglophone. Quelqu'un donne aux soldats camerounais l'ordre de tirer et de tuer des civils dans le cadre de ces conflits. Il est temps pour le régime Biya de dire au peuple camerounais qui est ce quelqu'un.

Stand Up For Cameroon condamne fermement le recours à la violence par les groupes armés séparatistes. Nous avons soutenu depuis le début de cette crise que la lutte légitime pour les droits des anglophones doit être non violente. Les groupes armés ont également fait de la population pour qui ils prétendent combattre, une cible. Dans le même rapport de Human Rights Watch de janvier 2020, ils sont accusés d'avoir kidnappé plus de 100 personnes depuis novembre 2019 ainsi que d'avoir brûlé des domiciles et assassiné des civils. Il est inacceptable que ceux qui prétendent se battre pour leurs droits fassent de la population civile leur cible. La lutte pour les droits des anglophones est une cause noble et juste. Nous condamnons le recours à la violence dans ce combat.

Aucune vie camerounaise n'a plus de valeur qu'une autre. Nous ne devons pas tolérer à Ngarbuh ce que nous ne tolérerions pas à Yaoundé ou à Douala. Stand Up For Cameroon appelle les Camerounais à se lever. C'est notre pays. Il est censé être notre refuge. Il est tout à fait inacceptable que l'un d'entre nous soit assassiné dans la sécurité de son foyer, surtout si cela est le fait du gouvernement dont le travail est de nous protéger.

Depuis trois ans maintenant, les populations sont entre le feu de l'armée et celui des groupes armés. C'est trop. Ce conflit doit avoir une issue politique et non militaire !

Chers.es camerounais.es ne restons pas assis à attendre le prochain incident ! Ne restons pas assis à penser que cela arrive à quelqu'un d'autre et pas à nous ! C'est à nous que cela arrive. Des Camerounais sont tués au Cameroun par le gouvernement qui est censé les protéger.

Nous devons nous tenir debout et dire NON ! Pas en notre nom, pas sous notre surveillance, pas à notre époque ! Camerounais levons nous pour Ngarbuh !

Rejoignez-nous à Stand Up For Cameroon. Nous nous mobilisons et nous nous organisons pour l’action non-violente afin de protester et de déclencher la Transition Politique dont notre pays a si désespérément besoin.

Il est l’heure de se lever pour le Cameroun !

*Pour le mouvement Stand Up For Cameroon:*

↗Kah Walla, Présidente du Cameroon People’s Party (CPP).

↗Albert Moutoudou, Président de l’UPC MANIDEM

↗Njang Denis, Président du Popular Action Party (PAP)

↗Hiram Iyodi, Secrétaire Exécutif du Mouvement Populaire pour la Prospérité du Peuple (MP3)

↗Michael Takie, Chairperson of West Cameroon Movement for Change

↗Monique Kwachou, Coordiantor of Better Breed Cameroon

↗Thierry Njifen, Coordinateur de Droit au Droit

↗Baba Dodo, Président du Conseil de Cameroon Ô’Bosso

 

Regardez

SUR LE MEME SUJET : Crise Anglophone

DANS LA MEME RUBRIQUE : Opinion

ADS

ADS

Facebook

ADS

CORONAVIRUS AU CAMEROUN
Confirmé : 17255
Décès 387
Guéri: 15320
Actif : 1548
Source MINSANTE
Mise à jour 29/07/2020 à 22:28:09

 

Les plus récents

Cameroun24 Sur Facebook

Rechercher un article