Cameroun - Education. Punition : quand la bastonnade tue les les enfants au Cameroun

cameroun24.net Lundi le 26 Février 2018 Humour Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Les faits. Face à la montée des comportements déviants chez les adolescents, certains parents et éducateurs n’hésitent pas à utiliser la méthode forte pour les « redresser ». L’irréparable est arrivé cette semaine dans deux familles rapporte CT.

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Les populations de Douala et d’Ebolowa restent encore sous le choc. Dans les deux villes, deux adolescents ont été arrachés à la vie il y a deux jours à la suite d’une sévère bastonnade que leur ont administrée leurs parents.

A Ebolowa, le jeune Steve Loïc Bilounga, élève en classe de troisième dans un lycée de la ville a subi la colère de son géniteur pour avoir utilisé à d’autres fins l’argent des frais d’examen du Bepc de la session 2018.

Selon plusieurs témoignages concordants, le père qui n’a pas supporté ce détournement des frais d’examen par son fils, n’a eu d’autre choix que de lui administrer une bastonnade corrective. Ce traitement a été fatal pour l’enfant.

Transporté d’urgence à l’hôpital, il rendra l’âme à la suite de traumatismes crâniens. A Douala, Talla Alima, 8 ans, élève au cours préparatoire subira le même sort. Sa faute est d’avoir subtilisé à sa belle-mère la somme de 1 500F.

Son bourreau n’est autre que son géniteur qui lui a infligé une correction sévère au moyen d’un tuyau à gaz. Malgré les efforts de l’équipe médicale de l’hôpital de district de Logbaba, il n’a pu survivre. Son père qui dit n’avoir eu pour seule intention que de « corriger » son fils et non de le tuer, a été interpellé et inculpé pour le fait d’homicide involontaire.

Ces deux cas dramatiques ne sont pas les seuls. Des scènes similaires sont régulièrement relayées par les médias à travers le pays. On se rappelle des méthodes pour le moins barbares qu’infligeait un maître d’école coranique à ses apprenants en 2013 au quartier Katarko à Garoua.

Pour cause d’indiscipline, plusieurs élèves de cette école avaient passé plusieurs semaines enchaînés par leur guide-enseignant. Dans la même ville en 2008, trois élèves d’une autre école coranique étaient restés les jambes ligotées pendant plus d’un mois.

L’une des victimes ayant perdu sa jambe au cours de cette torture avait fini par assigner leur bourreau en justice. La montée de ces comportements déviants chez les adolescents pousse certains parents et éducateurs à recourir à des « méthodes fortes » pour corriger ces inconduites.

De la petite fessée à la véritable bastonnade, en passant par les gifles et autres violences verbales emballées dans les injures et d’autres formes d’humiliation, les méthodes utilisées pour « dresser » l’enfant sont indifféremment utilisées par ces encadreurs qui se transforment souvent en bourreaux.

Ces abus constatés dans la punition de l’enfant ne produisent pas toujours le résultat escompté. Bien au contraire. En dehors des décès accidentels, des blessures ou des fractures graves, ces mauvais traitements provoquent chez l’enfant des traumatismes et des maladies somatiques et psychosomatiques.

Au lieu de le redresser, les bastonnades et autres traitements dégradants peuvent être la cause de ses échecs scolaires. Ils peuvent même l’abrutir, l’installer dans une psychose permanente et lui faire perdre la confiance en soi. Gare donc aux abus.

Grégoire DJARMAILA
 

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