Crise anglophone. Report d'élections à la FECAFOOT : Pour maintenir sa mafia en place, la FIFA s'embourbe au Cameroun

cameroun24.net Dimanche le 17 Janvier 2021 Sport Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Cette analyse de Charles MONGUE-MOUYEME publié il y a 7 ans reste d'actualité.

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Lorsqu'en 2013 le président de la Fifa adressait une lettre à M. Iya Mohammed pour le féliciter de sa « réélection » à la tête de la Fécafoot alors qu'il se trouvait incarcéré à la prison centrale de Yaoundé, nous avons pensé que cela servirait de leçon à la Fifa qui ne s'ingérerait plus tête baissée dans les affaires de la Fécafoot. Ses interventions intempestives dans la normalisation et le processus électoral à la Fécafoot en 2014 démontrent malheureusement le contraire.

Il y a quelques mois, nous nous étonnions déjà que la Fifa ait prorogé de 08 mois le mandat du Comité de Normalisation (CN) mis en place 08 mois plus tôt, sans une réelle évaluation de son travail. La complaisance de la Fifa était évidente, et il était logique de s'en inquiéter. D'ailleurs, la gestion de la coupe du monde du Brésil par le CN montrera que la prorogation du mandat du CN n'était pas simplement de la complaisance, mais bien de la complicité de la part de la Fifa : les membres du CN tenaient à aller au Brésil, la Fifa le leur a accordé.


LE CN SOUS LES JUPONS PROTECTEURS DE LA FIFA
Au moment d'adopter les statuts et le code électoral de la Fécafoot élaborés par le CN, c'est l'Assemblée Générale (AG) de 2013 qui a été choisie. Le président du CN ne s'est pas caché pour affirmer que le choix de cette AG pourtant invalidée par l'annulation des élections dans les régions du Cameroun en 2013, a été fait sur les injonctions de la Fifa. Le CN s'est adressé à la Fifa pour choisir entre une AG de 2013 officiellement invalidée par les juridictions du Cameroun, et une AG de 2009 qui devrait rester en place en attendant qu'une autre soit mise en place. Et la Fifa qui a mis en place le CN parce que l'AG de 2013 a été invalidée, a ordonné de la convoquer pour adopter les nouveaux textes de la Fécafoot qu'elle avait déjà approuvés. Curieux !

Le processus électoral est donc lancé par le CN sur la base de textes ainsi adoptés. Mais un acteur du football, président du club Etoile Filante de Garoua, s'en est offusqué, et a saisi la Chambre de Conciliation et d'Arbitrage (CCA) du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC). La CCA a reçu la requête de M. Abdouraman Hamadou, l'a étudiée, et a invalidé l'AG qui a adopté les nouveaux statuts et code électoral de la Fecafoot en 2014. Le CN, retranché derrière le bouclier de la Fifa qui a choisi cette AG, a poursuivi son processus électoral. Un processus électoral émaillé de contestations, de bagarres, de violences, à cause de tricheries détectées par les parties prenantes. Les scrutins dans les régions se sont déroulés sous forte protection policière pour éviter le pire.
Les pouvoirs publics, garant de la sécurité des personnes et des biens sur l'ensemble du territoire, ont interpellé la Fécafoot pour que ce processus électoral fortement querellé soit suspendu, pour donner une chance à l'équité et à la paix dans les milieux du foot camerounais. Le CN est resté sourd à ces appels à la raison et a programmé l'élection du président de la Fécafoot pour le 29 novembre 2014. Il a en plus invalidé les candidatures à cette élection, en dehors de celle du SG de la Fécafoot. Seul candidat, M. Tombi A Roko était donc certain de devenir président de la Fécafoot au soir du 29 Novembre.

UNE INGÉRENCE PEUT EN CACHER UNE AUTRE
Grogne dans le microcosme footballistique du pays, menaces de manifestations populaires pour stopper cette imposture. Pas moins que le Premier Ministre (PM) de la République a instruit le ministre des sports (MINSEP) de demander au CN de surseoir à l'organisation de cette élection dans ces conditions, et de veiller au respect des sentences de la CCA du CNOSC. Rien n'y a fait. Au contraire, le président du CN a écrit à la Fifa pour se plaindre de l'ingérence du gouvernement dans les affaires de la Fécafoot. Il n'en fallait pas plus pour émouvoir le SG de la Fifa qui est très allergique aux ingérences gouvernementales au Cameroun.

D'où la correspondance qu'il s'empresse d'adresser au président du CN, mais qui en réalité est destinée au gouvernement camerounais, dans laquelle il menace le Cameroun d'une nouvelle suspension si les autorités du pays ne se tiennent pas à carreau. La seule chose dans cette correspondance qui fait croire que le SG de la Fifa a retenu quelque chose des événements similaires de 2013, c'est qu'il commence sa lettre en ces termes : « Nous avons bien reçu votre courrier du 12 novembre 2014 au sujet des sentences de la Chambre de conciliation et d'arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun qui a retenu toute notre attention ». Comme pour confirmer qu'il n'agit que parce que le CN s'est plaint, contrairement à l'an dernier où le SG de la Fécafoot n'avait pas eu le courage d'assumer le fait que c'est lui qui avait incité la Fifa à suspendre le Cameroun.

On peut donc noter ici que les distributeurs de certificats de patriotisme qui sont au CN de la Fécafoot ont fait preuve d'un grand amour pour leur pays, en désobéissant à ses gouvernants pour aller se blottir sous les jupons de la protectrice Fifa. Mais revenons à cette lettre de M. Jerôme Valcke faussement adressée au président du CN. Il écrit : « Nous nous étonnons des sentences unilatérales de la Chambre de conciliation et d'arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun alors même que les principes d'arbitrage supposent un accord préalable des parties impliquées, ce qui ne semble pas avoir été le cas de la Fécafoot en l'espèce ». Point n'est besoin d'être un voyant pour voir que cette argumentation a été suggérée au SG de la Fifa dans le courrier reçu du président du CN.

TROMPER EN TRONQUANT LE SAVOIR JURIDIQUE
Car les sbires de la Fécafoot qui ont été mis en mission y compris hors de Yaoundé pour intervenir dans les émissions de sport des radios et télés du pays répétaient déjà cette dictée préparée partout comme des perroquets bien formés. Une argumentation incorrecte, qui devient saugrenue lorsqu'elle est soutenue par des « maîtres » du droit, et pour cause ! La loi de 2011 régissant les activités sportives au Cameroun est claire en son article 59 alinéa 3 : « Les fédérations sportives nationales sont tenues d'inscrire dans leurs statuts une clause compromissoire liée à la saisine de la Chambre de conciliation et d'Arbitrage en cas de conflit d'ordre sportif ». Cela signifie simplement (contrairement à ce que disent des hommes de droit qui n'ont pas peur de tronquer les connaissances de base) que dès lors qu'on s'affilie à la Fécafoot, on est déjà d'accord que la CCA puisse être saisie. L'une des parties à un conflit dans le sport peut donc saisir la CCA, l'accord de l'autre partie lui est d'office acquis à travers cette clause compromissoire insérée dans les statuts.
Encore que, afin qu'il n'y ait pas d'équivoque, la même loi précise ceci en son article 44 alinéa 2 : « En cas d'épuisement des voies de recours internes à la fédération, l'une des parties peut, en dernier ressort au plan national, saisir la Chambre de Conciliation et d'Arbitrage instituée auprès du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun ». En attendant qu'on change la loi comme semblent le suggérer le CN et ses soldats de la parole, il est bien clair qu'une seule partie peut valablement saisir la CCA. Mais, ces adeptes du juridisme qui ne s'avouent jamais vaincus s'accrochent désormais au bout de phrase contenu dans l'article ci-dessus : « En cas d'épuisement des voies de recours internes à la fédération » pour arguer que Abdouraman Hamadou est allé se plaindre à la CCA sans être passé par les instances juridictionnelles internes à la Fécafoot.

Là encore il s'agit d'un argument sans consistance, puisque les mêmes personnes claironnent tous les jours que sous normalisation, la Fécafoot est en période d'exception, et toutes les instances sont quasiment mises entre parenthèses. Mais bien plus, on est au regret de constater qu'une fois de plus, des « maîtres » du droit balbutient volontairement leur domaine de prédilection, car soutenir une telle position, c'est n'avoir jamais pris connaissance du code de procédure de la CCA qui stipule en son article 1er alinéa 7 que : « Toutefois, une partie peut saisir la Chambre sans avoir épuisé les voies de recours devant les organes internes aux fédérations ou associations ; dans ce cas, elle renonce implicitement mais nécessairement à ces différentes voies de recours. La saisine de la Chambre se fera par la voie d'une procédure exceptionnelle autrement désignée référé sportif. Cette procédure particulière est également celle utilisée en matière de l'arbitrage ad hoc qui est pratiqué à l'occasion des tournois sportifs ».

LA COMPÉTENCE DU SG DE LA FIFA EN QUESTION
Léger dans son appréciation des situations comme il l'a montré en plusieurs occasions (y compris au Brésil où il a été interdit de séjour avant que Sepp Blatter n'aille y présenter ses excuses), peu rigoureux dans sa démarche, et induit en erreur par le CN, le SG de la Fifa s'est lourdement fourvoyé en parlant de « sentences unilatérales » de la CCA et d'un « un accord préalable des parties impliquées » pour la saisir. Et c'est en se fondant sur de tels propos que les enseignants de droit qui composent le CN sont entrés en rébellion face à l'Etat du Cameroun. Terrible !

Dans son élan, certainement conforté par la carrure supposée des personnalités du CN, le SG de la Fifa a sorti sa menace favorite : « Nous tenons à vous rappeler que les associations membres de la FIFA sont tenues de gérer leurs affaires de façon indépendantes et sans aucune ingérence de tiers (articles 13 et 17 des statuts de la Fifa) faute de quoi elles peuvent être sanctionnées ». On a envie de pouffer de rire en lisant cette phrase. Comment la Fifa peut-elle considérer le gouvernement du Cameroun comme tiers en période de normalisation, alors que c'est ce gouvernement qui a désigné les membres du CN ? Finalement, où commence l'ingérence, et où s'arrête-t-elle ? A supposer que le gouvernement persiste dans son « ingérence », et que la Fifa suspende le Cameroun sous régime de normalisation, croit-elle sérieusement que le pays de Issa Hayatou porterait seul cette honte ?

Stimulé par le comportement de camerounais érudits qui méprisent les autorités et les institutions de leur propre pays, Jérôme Valcke ne s'est pas retenu de faire étalage de son mépris à l'endroit du Cameroun et de ses institutions : « nous regrettons les agissements de la Chambre de conciliation et d'arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun ». Le législateur du Cameroun met en place une juridiction, et un citoyen français, SG d'une association de foot, qualifie le travail de cette instance « d'agissements ». Doit-on préciser qu'en langue française, le terme « agissement » est fortement péjoratif, qui désigne des « procédés condamnables » ? Et pourtant le CN a lu publiquement une telle lettre, sans s'en offusquer. Quel exemple de patriotisme !

29 NOVEMBRE 2014 LA DATE DE TOUTES LES COMPROMISSIONS
Et comme on donne un morceau de sucre à un cheval de course qui a réalisé une bonne performance, le SG de la Fifa a sorti sa brosse à reluire pour flatter les egos des membres du CN : « Depuis votre nomination, la Fecafoot a entrepris de grandes réformes à travers un processus qui s'est voulu le plus inclusif possible et en étroite collaboration avec la FIFA. La Fécafoot s'est ainsi dotée de nouveaux textes et règlements, notamment de nouveaux statuts qui prévoient une place pour l'ensemble des acteurs du football Camerounais et des mécanismes devant offrir de meilleures garanties de bonne gouvernance (Arbitrage, éthique, etc.) ». On comprend aisément pourquoi Michel Kaham écume radios et télés pour répéter à satiété qu'ils ont concocté les meilleurs textes du monde au CN, et que c'est les camerounais qui n'y comprennent rien. Eh oui, les complexes, l'illusion du pouvoir et l'argent donnent toujours autant de vertiges !

Malgré toutes les récriminations sur le processus électoral, en dépit des images choquantes de violence avec des sites d'élection super-militarisés, le SG de la Fifa trouvait tout cela normal, au point de faire une suggestion ferme aux camerounais (il a eu la pudeur de ne pas intimer un ordre) : « Nous estimons que la Communauté footballistique devrait désormais se concentrer essentiellement sur les élections du 29 novembre 2014 ouvertes à quiconque remplissant les conditions requises ». Quand la grande Fifa à laquelle « le Cameroun a aliéné une partie de sa souveraineté » (selon des juristes camerounais qu'on croyait avoir un minimum d'éthique) a confirmé une date, qui donc peut oser la déplacer au Cameroun ?

Dans son habituelle inertie et sa stratégie de pourrissement qui favorise des sorties urgentes et incontrôlées de fonds, le gouvernement camerounais a dépêché une délégation à la Fifa l'avant-veille du fameux 29 novembre 2014, pour demander à la Fifa d'ordonner à « sa » Fécafoot » de surseoir à la tenue de l'élection. Et le 28 novembre 2014, le SG de la Fifa signait une autre lettre adressée au président du CN, qui différait le scrutin, avec comme date limite le 28 février 2015. « Le Comité d'Urgence a été informé des fortes inquiétudes exprimées par les autorités camerounaises au sujet des prochaines élections prévues se tenir le 29 novembre 2014... » On note qu'ici le SG de la Fifa qui signe la correspondance s'abrite derrière le Comité d'Urgence, et on peut donc se demander au nom de quelles prérogatives et pouvoirs il s'est permis de menacer le Cameroun dans sa précédente lettre qui insistait sur la date du 29 novembre.

LE GOUVERNEMENT EN RETARD COMME LES SAPEURS-POMPIERS
Le Comité d'Urgence de la Fifa semble plus réceptif que le SG de la Fifa et le CN, ce qui se traduit par cette phrase : « le Comité d'Urgence a également pris note des réserves des autorités camerounaises sur les nouveaux statuts de la Fécafoot dont certains articles seraient à l'origine de la violence qu'elles ont invoquée ». Ni le CN, ni le SG de la Fifa n'avaient daigné prendre acte de ces réserves. Mais la Fifa ne se départit pas pour autant de sa condescendance, puisque qu'elle use du conditionnel, ce qui indique qu'elle reste sceptique quant aux informations qui lui ont été fournies par le gouvernement camerounais.

La Fifa accuse aussi le gouvernement de double-jeu quand elle dit : «Il (le CN) a également été instruit du travail qui a précédé l'adoption des statuts, à savoir leur préparation par d'éminents juristes camerounais et la participation la plus inclusive possible, y compris avec des représentants des autorités ». Et personne ne peut nier qu'effectivement les autorités du pays n'ont jamais remis officiellement en cause les nouveaux textes adoptés à la Fécafoot. Seule la rumeur a souvent fait état de réunions quasi-secrètes qui se tenaient dans de hauts lieux du pays pour désapprouver les décisions du CN. Le plus embêtant est que, en lisant entre les lignes, le Comité d'Urgence dit à peu près ceci aux camerounais : « vous avez choisi vous-mêmes vos plus grands juristes, vous avez adopté leur travail ; que voulez-vous à présent ? »

Traduction : nous avons nous-mêmes organisé notre boue, nous pataugeons dedans, et nous trouvons le moyen de nous plaindre. Difficile de ne pas admettre cette cruelle réalité. Seulement, la toute puissante Fifa, si soucieuse de l'éthique, a rejoint les camerounais dans cette boue. Elle se fait sourde aux multiples accusations portées contre les dirigeants du foot, elle cautionne les tricheries et coups bas, elle encourage la rébellion vis-à-vis des pouvoirs publics, elle protège les gestionnaires indélicats, et couvre les tripatouillages.

LA FIFA PATAUGE FERME
La Fifa est tellement engluée dans la gadoue de la Fécafoot, qu'elle en a perdu toute lucidité. En témoignent les consignes inapplicables contenues dans sa lettre de report des élections : « Il (le CN) a également précisé que les élections devront avoir lieu selon les statuts adoptés le 23 août 2014 et que le processus ne sera pas rouvert à d'autres candidatures que les cinq têtes de liste déposée au 10 novembre 2014 ». Non seulement il y a eu 06 têtes de liste et non 05, mais à la date du 10 novembre 2014, vraisemblablement aucun candidat à la présidence n'avait encore déposé sa liste. Ceux qui considèrent les lettres du SG de la Fifa comme des textes bibliques devraient donc déduire qu'il n'y a plus de candidat en course pour la présidence de la Fécafoot. Avec la fin des championnats, les électeurs ne pourront plus être les mêmes. On patauge ferme !
La Fifa sait que les jeux sont faits si les élections devaient se tenir dans les conditions qui avaient été préparées le 29 novembre dernier, et elle tient tellement à imposer les mêmes conditions, qu'elle s'emmêle les pédales sur les dates, le nombre de candidats, etc. Mais pourquoi la Fifa sape-t-elle à ce point son image avec le dossier Cameroun ? On peut deviner que de gros intérêts sont en jeu, des risques importants de dévoilement de combines et malversations existent, et il faut des hommes « sûrs » à la tête de la Fécafoot.

L'ancien président de la Fédération anglaise, Lord David Triesman n'affirmait-il pas récemment que la Fifa est une « famille de mafieux », et que « elle possède une longue tradition de pots-de-vin, magouilles et de corruption » ? Le Cameroun étant toujours très bien classé dans le hit-parade des pays les plus corrompus du monde par Tranparency International (dont le représentant au Cameroun soutient bruyamment les errements observés dans la gouvernance de la Fécafoot), on peut comprendre que la Fifa s'y sente à son aise.

Surtout que cette Fifa estime que les camerounais ne voient pas son jeu trouble, eux qui sont si stupides qu'on doit proroger encore le mandat du CN, parce que « ce nouveau délai permettra également d'expliquer éventuellement le contenu des statuts qui répondent aux normes standards de la Fifa et qui ont été approuvés par elle ».

Oui, Jérôme Valcke et la Fifa s'enfoncent un peu plus chaque jour au Cameroun, c'est vrai. Mais par la même occasion, et avec notre complicité, ils noient le foot de notre pays. Que faisons-nous pour sortir notre foot de cette boue nauséabonde ? Les propos laudateurs et hypocrites à l'endroit du Chef de l'Etat qui aurait décidé de prendre les choses en main suffiront-ils pour cela ?
 

Charles MONGUE-MOUYEME

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MATCHS DE GROUPE
14 Fev 2021    
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1/4 DE FINALES
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