Santé. Roger Milla, légende du football africain, lance un appel aux membres du G20 pour éradiquer la maladie du Noma

cameroun24.net Mercredi le 18 Novembre 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
En marge du sommet du G20, qui se tiendra les 21 et 22 novembre à Riyad, le Noma Fund, association créée par l’ancien footballeur Roger Milla, lance un appel aux chefs d’Etat afin de les mobiliser dans la lutte contre le Noma.

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Maladie méconnue du grand public, le Noma tue chaque année près de 140 000 enfants à travers le monde, laissant des séquelles mutilantes aux visages des rares survivants. Alors que la mise en œuvre de moyens simples suffirait à éradiquer ce fléau, Roger Milla appelle la communauté internationale à une prise de conscience et invite les citoyens du monde entier à signer trois pétitions, qu’il lira en direct, ce vendredi 20 novembre.
 




Le Noma : maladie des enfants sans visage

Présent en Afrique, en Asie du Sud-est et en Amérique latine, le Noma est une maladie infantile qui touche essentiellement les enfants âgés de deux à six ans, parmi les populations les plus démunies. Favorisée par la malnutrition sévère et les problèmes d’hygiène bucco-dentaires, elle se traduit par une gangrène de la bouche et du visage, conduisant au décès de l’enfant dans 90% des cas. Nomen, terme grec dont le Noma tire son nom, signifie "dévorer", évoquant à lui seul toute l’horreur de la maladie. Les 10% de rescapés du Noma restent en effet dévisagés à vie, le plus souvent condamnés à l’exclusion sociale et à d'horribles souffrances physiques.

"Je croyais avoir déjà vu beaucoup de souffrances par le passé. En 2018, lorsque j’ai rencontré un enfant atteint du Noma, il m’a été impossible de poursuivre ma vie comme avant", explique Roger Milla, "cette maladie est d’autant plus injuste qu’il existe des moyens d’y mettre un terme. En Europe, elle a été éradiquée au début du 20e siècle, avant de tomber dans l’oubli."


Une maladie curable, à l’aide d’un simple traitement médicamenteux

Chaque année, l’OMS recense 140 000 cas de Noma dans le monde. Mais pour approcher l’étendue du fléau, ce chiffre doit en réalité être multiplié par cinq, la majorité des malades échappant aux statistiques officielles. A l’inverse, une meilleure connaissance de la maladie et une politique de prévention efficace pourraient rapidement faire infléchir le nombre de décès causés par le Noma.

L’enfant infecté peut en effet être sauvé grâce à un simple traitement antibiotique, à condition que celui-ci soit administré dans la première phase de la maladie. Savoir reconnaître les signes précurseurs, comme l’apparition de lésions autour de la bouche, évoluant en œdème du visage, une haleine putride, des ganglions et une forte fièvre, est ainsi essentiel.


Les gloires du football africain, engagées dans la lutte contre le Noma

C’est la raison pour laquelle Noma Fund, association à but non lucratif créée en 2019, fait de la sensibilisation son fer de lance. Autour de Roger Milla, président-fondateur, l’ancien gardien de but international Joseph Antoine Bell et le Dr Georges Barthélémy Nko Ayissi, médecin épidémiologiste, sont à l’origine de la Fondation. Aujourd’hui, d’autres légendes du foot africain, telles que François Oman-Biyik et Patrick Mboma, les ont rejoints, acceptant de parrainer leur action.
 




Campagne de sensibilisation : 3 pétitions pour 3 objectifs

A l’occasion du sommet du G20, les 21 et 22 novembre, le Noma Fund lancera officiellement sa campagne mondiale : "Agir contre le Noma 2021-2030". Afin de susciter la prise de conscience des décideurs mondiaux, les citoyens du monde entier sont invités à signer trois pétitions, en forme d’appels à la communauté internationale :

Pétition n°1 : appel aux chefs d’Etat du G20 et des Nations Unies à mettre fin à la tragédie des enfants du Noma, en intégrant à l’agenda international la lutte contre la maladie.
Pétition n°2 : appel à la gratuité des soins des enfants atteints du Noma.
Pétition n°3 : appel à l’Assemblée générale de l’ONU pour la reconnaissance de l’état d’urgence sanitaire lié à la maladie du Noma.
Le 11 janvier prochain, la remise des pétitions aux chefs d’Etat constituera le point d’orgue de la mobilisation. Objectif : atteindre d’ici cette date plus de 140 000 signatures, symbolisant les 140 000 enfants atteints du Noma à travers le monde.


Le plan "Agir contre le Noma 2021-2030"


Dans le cadre de ce plan, le Noma Fund prévoit la mise en place d’actions de prévention sur le terrain contre la maladie ayant pour objectif de sensibiliser au moins 80% des populations cibles dans des régions concernées.

L’autre action sera la construction du premier hôpital de référence africain à Yaounde (Cameroun). Cet établissement, unique en son genre, permettra la prise en charge gratuite des soins chirurgicaux et de rééducation des victimes du Noma. Des centres d’accueil de premiers soins et de réinsertion sociale seront aussi déployés dans 10 autres pays africains : Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée équatoriale, Liberia, Nigéria, Togo, RDC, Sénégal et Tchad. Leur mission sera de prendre en charge les malades du Noma avant leur admission hospitalière, et après leur intervention chirurgicale.

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