Cameroun - Urbanisme. SUD,Ebolowa : L’habitat précaire pour les populations urbaines.

cameroun24.net Le 9 octobre 2019 3050 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
C’est le lot quotidien des cette catégorie de citoyens qui cherche un abri en milieu urbain.

Cette célébration mondiale de l’habitat aurait pu être une bonne opportunité pour en parler des forts risques dans les zones définies comme impropres à l’habitation, mais c’est bien une occasion manquée pour la région qui est restée en marge pendant que les citoyens en quête d’habitat choisissent les flans de collines, les marécages et autres zones accidentées pour y vivre.

 On s’en souvient encore de ce jeune homme qui a perdu la vie récemment au quartier New-Bell à la suite d’un effondrement d’une toilette de fortune, cette concession bâtit dans un bas-fond. Selon le récent rapport de l’enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam), 13.6% de ménages seulement sont propriétaires de leur logement avec titre foncier. Les difficultés liées aux procédures d’immatriculation foncière ainsi que la pauvreté des ménages constituent les principales causes de cette lente évolution.

La démographie de plus en plus grandissante dans les zones urbaines, impose les populations en quête d’habitat à se bâtir dans les zones interdites. Cela se vérifie plus aisément dans la ville au « chimpanzé bourri », Ebolowa. Tenez pour exemple, au quartier Saint-Cloud précisément à la zone abattoir, plus de sommeil en cas de pluie. La récurrence de ces dernières pluies a conduit à certains habitants d’abandonner en cette saison leurs habitations à cause de ces inondations.

Les eaux sortent de leur lit naturel à cause du rétrécissement du canal, ceci avec pour conséquences graves sur les habitants de ces zones qui peuvent passer plusieurs jours dans des conditions inconfortables. Selon Pauline Mvondo habitante du coin, « c’est insupportable ces derniers temps, la scierie en amont a fait des remblayages importants dans cette zone marécageuse. Sans créer un canal plus large pour ces eaux refoulées, nous payons le prix. On peut vivre comme cela au moins pendant deux jours pour voir l’eau baisser complètement, on ne sais où aller ». 

C’est une vie permanente dans un marais avec toutes les conséquences à savoir, les moustiques malgré qu’on soit dans moustiquaire comme le paludisme récurrent, la maison est humide en permanence.  On y réside faute de mieux avec tous les risques qu’on dénombre dans ces zones déclarées d’habitations interdites. En saison sèche, on est à lèse, il faut bon vivre mais dès le retour des pluies, on perd le sommeil rétorque une Agnès Mballa vivant aussi dans  les mêmes conditions. Que ce soit au quartier New-Bell à Ebolowa où depuis lors, à la quête d’une parcelle meuble, les citoyens attaquent les flans du rocher appelé mont Ebolowa.

Les habitations y avancent à une vitesse importante on essaye de trouver un abri à sa progéniture au mépris du danger qui y plane au quotidien au cas où ce rocher arrivait à se craqueler. Le vœu n’étant pas celui là, il est question que les responsables  de la gestion de la cité puissent agir par anticipation. Il ne faudrait pas attendre le pire pour entrer dans les justifications en cas d’un sinistre violent. C’est bien maintenant qu’il faut aller dans cette prévention, que ces services logés dans les mairies agissent en amont pour éviter ces installations spontanées. Pourtant, il est possible de prévoir empêchant des constructions dans ces lieux. Et aux pouvoirs publics, d’accorder les facilités d’accès à des terres meubles indiquées pour habitation. Ainsi, il est question d’effectuer des aménagements importants et les livrer à coûts réduits. Ce qui devra donner aux citoyens la possibilité d’avoir un toit, que de construire quelques logements pour un besoin évalué en milliers, c’est un grain de sel dans l’océan, Ebolowa en a besoin vraiment besoin. Il faut noter que l’Organisation des nations unies (Onu)  estime à 45% de citadins vivants dans les quartiers précaires en milieu urbain au Cameroun, soit près de 6 millions de personnes.  

Jacques Pierre SEH
 

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