Crise Anglophone. Au sud, les jeunes veulent le dialogue sur la problématique de l'emploi jeune

cameroun24.net Le 19 septembre 7301 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Yannick Mbom : « Nous pensons bien que c’est le moment pour le Dni d’apporter des solutions concrètes aux problèmes que posent les jeunes »


Universitaire, citoyen d’Ebolowa, entrepreneur agricole ce qui se dégage de par son dynamisme. Il a suivi l’annonce récente du président de la république sur le dialogue national inclusif (Dni) en vue du retour de la paix dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NoSo). La jeunesse étant une entité importante, le fer de lance de la nation, la prise en compte de ses préoccupations susciterait un espoir pour un lendemain meilleur pour un Cameroun en paix. Il partage le vœu de la jeunesse pour ce rendez-vous qui se voudrait  historique. Cet intérêt manifeste confirme que chaque citoyen a la forme de son Cameroun futur  par conséquence, voudrait y participer et voir sa réflexion prise en compte dans la mouture final du dialogue.

Le dialogue national est lancé par qui de droit, quelles peuvent être vos attentes ?
Nous nourrissons beaucoup d’espoir pour ce Dni, nous le souhaitons davantage inclusif ceci pour le bonheur du peuple camerounais. Ce qui voudrait également dire que les attentes sont claires aussi. Nous pensons bien que c’est le moment d’apporter des solutions concrètes aux problèmes que  posent les jeunes.


Il s’agit de quoi concrètement pour une jeunesse qui ne se plaint pas ?
Elle ne se plaint pas, mais elle n’est non plus au petit lait. Les jeunes pensent à plusieurs reformes quant à l’accès à l’emploi public. Pourquoi ne pas passer de 32 ans à 35 ans pour l’accès à la fonction publique. Cela induirait une autre reforme en rapport avec l’âge de départ à la retraite, en maintenant le même nombre d’annuité ou en prolongeant la durée de cotisation sociale. Cette disposition permettrait de répondre à une demande de justice sociale. Pour l’accès au foncier, lorsque le chef de l’état invite les jeunes à travailler la terre dans le cadre de l’agriculture, c’est un autre problème. Tenez, pour les métiers de la terre, le premier problème qui se pose à un jeune est celui de l’accès au foncier en général et de l’immatriculation directe en particulier. Vous savez que jusqu’ici, l’immatriculation est impossible pour un jeune né après 1977. Alors, comment comprendre cet état de chose discriminatoire pour une frange de la population la plus importante. Et aussi, les mesures fiscales incitatives, là encore il s’agit de veiller à l’application des mesures d’incitations fiscales pour les entreprises qui emploient les jeunes. Le secteur privé ne voit aucun intérêt à recruter puisque cette disposition de la loi des finances ne leur est pas appliquée. Sans oublier ici l’accès aux instances de décision par les jeunes. Il est question de se saisir de la question jeune comme on en a fait avec celle du genre, pourquoi ne pas appliquer les quotas qui donneraient aux jeunes la possibilité de participer actuellement à la construction de leur pays.

En matière d’emploi et formation, pensez-vous que c’est le manque d’innovation des structures mises en place par l’état la cause première ?
C’est effectivement la cause de cet échec cuisant. Ci on prend juste le fonds national de l’emploi (Fne), obsolète et dépassé par le trop plein de demandeur est en panne d’innovation. Ailleurs, chaque trimestre on donne les chiffres du chômage c'est-à-dire, le chômage des actifs, des non actifs, celui des personnes formées et des non formées. On propose des formations adaptées au marché de l’emploi. Voilà des préoccupations importantes pour la jeunesse qui intéresse bien d’être à l’ordre du jour au Dni, pour le rendre à large spectre. Comment donner du travail quand les segments des demandeurs d’emploi ne sont pas clairement identifiés et les offres adaptées. Des bourses d’emploi au Cameroun  sont en fait des journées portes ouvertes qu’un véritable carrefour d’échange entre recruteurs et les chômeurs qualifiés. Nous souhaitons que le Dni annoncé pour un retour à la paix dans le NoSo porte sur la question jeune fondamentalement aussi. Car, c’est cette jeunesse qui est instrumentalisée, ce sont les jeunes qui ne vont pas à l’école, qui perdent plus leurs vies côté gouvernement, côté populations où sécessionnistes.

Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH


 

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