Bertoua . Cinq ans de prison pour un tradi-praticien

Sebastian Chi Elvido | Mutations Mardi le 28 Septembre 2010 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Emmanuel Mbombog Mbog Matip est déclaré coupable de fabrication de preuve et d’escroquerie envers un fonctionnaire du Trésor.

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L’opposition au jugement du 27 mars 2009 introduite par Emmanuel Mbombog Mbog Matip à l’audience correctionnelle du tribunal de première instance de Bertoua du vendredi 24 septembre 2010 n’a pas débouché sur sa libération de la prison centrale de Bertoua. Le tribunal ayant renvoyé le procès à la prochaine audience. Emmanuel Mbombog Mbog Matip avait été conduit manu militari dans ce pénitencier lundi 13 septembre 2010 par trois gendarmes depuis Yaoundé en exécution du mandat d’arrêt du 27 mars 2009 signé par le président du tribunal de première instance de Bertoua, Moise Kotcholi Ngennda.
Plusieurs faits ont abouti à son incarcération. Par l’exploit du 20 août 2008 de maître Louis Petit Ndzie, huissier de justice à Bertoua, agissant par l’intermédiaire de maître Ebenezer Paul Mah, huissier de justice à Yaoundé, Emmanuel Mbombog Mbog Matip est cité devant le Tribunal de première instance de Bertoua pour avoir commis des faits qualifiés d’outrage, de tromperie envers un associer, injures, diffamation, fabrication de preuves, abus de confiance et escroquerie des articles du code pénal portant préjudice à la partie civile, le nommé Emmanuel Angoula Ngoa, fonctionnaire du Trésor à Bertoua.

Au cours des débats, la partie civile soutient qu’elle a fait connaissance du tradi-praticien par le canal d’une proche en raison des difficultés de conception qu’éprouve cette dernière. Emmanuel Mbombog Mbog Matip et Emmanuel Angoula Ngoa se fréquenteront par la suite par la suite. A partir de «cette alliance», la partie civile verse d’énormes sommes d’argent au tradi-praticien à l’effet d’investir dans l’élevage de bovin et la construction d’une auberge à Bertoua. Curieusement, lorsque la partie civile entreprend de vérifier la bonne marche de «ces affaires communes», il est surpris par l’attitude de son ami. « Non seulement il n’existait aucune bête acheté aux fin d’élevage, mais en plus, le prévenu a alors entrepris d’user de subterfuges pour détériorer leurs relations». Ainsi, le tradi-praticien aurait propagé partout dans la ville de Bertoua que la partie civile voulait tuer le Trésorier Payeur général de l’Est pour prendre sa place et, pour preuve, selon Emmanuel Mbombog aurait «même présenté une motte de terre à l’audience publique dans une précédente affaire les opposant pour matérialiser la pratique de sorcellerie ».

Mandat d’arrêt
Au cours de l’audience du 29 août 2009 après les débats et les réquisitions du ministère publique et en l’absence de Emmanuel Mbombog Mbog Matip bien que cité à comparaître, le tribunal déclare, cela après plusieurs renvois, Emmanuel Mbombog Mbog Matip non coupable d’injure, de diffamation, d’outrage au fonctionnaire et aux corps constitués, de tromperie envers un associer et d’abus de confiance. «En revanche, le déclare coupable de fabrication de preuve et d’escroquerie simple (…) le condamne à 5 ans d’emprisonnement ferme, 100 000 frs d’amende, 379.840 frs de dépens liquidés, fixe la durée de la contrainte par corps contre lui à 12 mois et décerne contre lui un mandat d’arrêt à l’audience et un mandat d’incarcération pour le recouvrement des condamnations pécuniaires prononcées au profit de l’Etat.»
Par ailleurs Emmanuel Mbombog Mbog Matip est également condamné à payer la somme de 5.000.000 frs en réparation du préjudice subi par la partie civile. C’est en exécution du mandat d’arrêt cité plus haut que le tradi-praticien a été conduit à la prison centrale de Bertoua pour purger sa peine.

 

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