Revolution Abeilles. Des fake captures d'écrans diffusés pour discréditer Maurice Kamto et alliés

cameroun24.net Mardi le 22 Septembre 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le journaliste Abdelaziz Mounde Njimbam alerte sur de telles pratiques en démocratie.

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DIFFUSER DES FAKE CAPTURES D'ECRAN POUR TRAVESTIR LE DROIT DE MANIFESTER PACIFIQUEMENT au CAMEROUN POUR DIRE NON...


- avec des fautes grotesques de français, sur un prétendu tweet, pour discréditer le leader du MRC ;
- avec des allusions tribalistes pour réduire un appel à manifester à une affaire de Bamiléké ;
- avec des messages alarmistes pour renforcer le syndrome du maquisard, forgé par les criminels administrateurs français au Cameroun ;
ne sert à rien, ne changera rien, ne fera rien !
Ce qui est fondamental, un droit, un mantra de la Constitution est le DROIT pour chaque Camerounais de dire NON. Le droit pour chaque Camerounais de marcher et manifester comme les partisans et soutiens de Paul Biya, de son système et de son régime, le font pour dire OUI.

Personne n'a le monopole du Cameroun même pas Paul Biya ! Personne ! Dans tous les pays qui ont choisi la démocratie, il existe des mécanismes, des coutumes et des pratiques pour critiquer, contester, s'opposer à un président : les marches et manifestations en font partie !
Personne n'a le titre foncier du Cameroun même pas le chef de l'Etat. Il existe dans les pays qui ont choisi la démocratie des pratiques et règles pour demander la démission,  démettre ou destituer le président : aux Etats-Unis, en Afrique du Sud ou à Madagascar, par exemple, c'est l'impeachment. En France, comme avec les Gilets jaunes et des milliers de manifestations, c'est de brandir des pancartes : Macron Démission...

Manifester, marcher pour dire NON, n'a donc rien  à voir, à faire avec le fait d'être Bamiléké ou Bablabla. C'est cette mentalité stupide que dénonçait Ruben Um Nyobé dans son discours sur le tribalisme au congrès de KUmba en 1952. Un texte toujours d'actualité dans un pays où l'on sombre dans le déni de l'ethnicisation des mœurs politiques.

Manifester pour dire NON, c'est exactement la même chose que ces seules marches autorisées au Cameroun pour faire salamalec, chanter les louanges, souhaiter 100 ans à Paul Biya, se prosterner devant le Créateur de Fame Ndongo.

Quand on est un pouvoir, un système, vieux de 60 ans et bien plus, on n'a pas peur d'une " poignée " de Camerounais, qui " ne représentent rien, n’ont pas de députés, pas d'élus...". On les laisse manifester pacifiquement pour mieux les moquer, s'en gausser sur les réseaux sociaux et dans les allées du pouvoir.

Il ne faut pas, plus et jamais faiblir avec les droits fondamentaux : en démocratie, nous sommes comme les 5 doigts de la main, liés mais différents. Par conséquent, quand l'index pointe, l'auriculaire se courbe, l'annulaire plie, le majeur se lève, le pouce a la possibilité de dire oui ou non !

A. Mounde Njimbam
Citoyen Africain-Camerounais
Journaliste/Consultant-chercheur en géopolitique, relations internationales et histoire globale. Spécialiste des politiques et du droit de l'espace.

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