Cameroun - Football. La chronique de Fernant Nenkam : Les Camerounais poussés à la réflexion

Kamerfoot.com Mardi le 12 Octobre 2010 Sport Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
La chronique de Fernant Nenkam : Les Camerounais poussés à la réflexion Le capitaine Samuel Eto'o fils et sa bande ont dû pousser un ouf de soulagement après le but égalisateur inscrit par le n° 5 de l'équipe de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) lors du match de poule qualificatif à la Coupe d'Afrique des Nations 2012 co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale disputé le 09 octobre dernier au stade omnisports de Garoua. L'enjeu principal est de pouvoir terminer au leadership, synonyme de qualification directe. Sinon, se soumettre à l'épreuve des rencontres entre les meilleurs dauphins. Au terme des deux étapes déjà franchies (Ile Maurice et RDC), la question est de savoir si les Lions indomptables ont les moyens d'espérer.

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Sur le papier, il n'y a pas meilleure formation que celle conduite par l'entraîneur national l'Espagnol Javier Clemente assisté directement de François Omam Biyick. Des efforts certains sont déployés par l'encadrement technique. Le comportement sur le terrain l'a confirmé. Un groupe volontaire, physique à la recherche de l'homogénéité mais très limité dans la variation rythmique et tactique. Beaucoup reste à faire sur le plan du jeu collectif, de la percussion et de la cohésion. L'excuse est vite trouvée. Il ne faut pas être trop exigeant parce que l'équipe est en pleine reconstruction. Trop facile mais difficile à avaler. Une vérité qui coule de source mais, la difficulté est ailleurs notamment dans l'environnement pollué. Vraiment pollué avec à la clef une pression psychologique permanente.
 
Un Code disciplinaire à la tête du client
 
Au moment de rédiger le Code disciplinaire, véritable épée de Damoclès pour joueur moyen (?), abstraction a été faite des dirigeants. L'atmosphère dans la tanière n'est pas toujours celle souhaitée. Les énergies sont dépensées et dispersées dans la résolution, parfois maladroite, des problèmes de second ordre. Avait-on besoin d'épiloguer des semaines sur le choix de la ville abritant la rencontre ? Avait-on besoin de distraire l'opinion, et par ricochet, les joueurs sur le syndrome cholérique ? A renfort de publicité, on a fini par vacciner tous les joueurs dans une ville saine. Physiologiquement voire médicalement, il est prouvé, à moins de démontrer le contraire, que le foie ou les muqueuses intestinales sont mis à rude épreuve chaque fois qu'un comprimé est avalé. Au-delà de la protection, le médecin de l'équipe ne nous a pas entretenu sur les effets attendus (indésirables ou secondaires) voire les conséquences immédiates ou lointaines sur le rendement du joueur. Pour ma part, ce vaccin n'était pas opportun compte tenu du fait que le choléra est une maladie de la saleté. L'avoir fait contredit M. MVENG, Vice-Président de la FECAFOOT qui s'est investi, les jours précédents dans les média, pour justifier le choix du stade Roumdé Adja de Garoua et pose insinueusement le problème de la salubrité dans la ville de Garoua. Il faut envisager désormais, alternativement à la médecine conventionnelle, des formules proposées par les médecines douces. Enfin, tout est bien qui finit bien. Les populations ont soutenu les "Lions" qui ont manqué le punch nécessaire pour joindre l'utile de l'ambiance à l'agréable de la victoire. Une mobilisation à mettre au compte du Président IYA MOHAMED de la FECAFOOT qui a cru à la mobilisation d'un grand public dans le septentrion. Etait-ce suffisant pour assurer une belle victoire ? Pas du tout à cause du monde qu'il traîne avec lui chaque fois que les "Lions" jouent. Combien de personnes faut-il pour encadrer 23 joueurs professionnels engagés dans une rencontre ?
 
L'environnement des Lions indomptables grouillent de monde. Stratégiquement, cela est inefficace à une préparation sereine. Beaucoup de personnes dans une cuisine produisent toujours une mauvaise sauce. L'heure est indiquée pour mettre de l'ordre. Ceci fait appel à la réflexion sur le Code disciplinaire des dirigeants et encadreurs. Car, l'équipe est un ensemble. Les joueurs étant à tort, considérés comme le maillon faible de la chaîne. Des esprits malins et très habiles vont exceller dans la contradiction et détourner le centre d'intérêt de ma pensée. De grâce, tous ceux qui gravitent et émargent au budget ont des devoirs et des obligations. Les performances recherchées sont au prix de l'ordre, la discipline, le respect mutuel, le sérieux dans le suivi de l'éxécution du planning convenu en collaboration avec la Direction technique nationale et, bien évidemment, de toutes les parties impliquées dans la vie quotidienne des Lions indomptables. Les compétitions nationales sont un volet important bien qu'elles aient perdu leur fonction de vivier. Autrefois, elles fournissaient l'ossature des sélections nationales. Tout porte à imaginer qu'elles sont rangées dans les secondes zones à cause de la préférence aux joueurs professionnels pour l'atteinte des résultats immédiats, source avérée de l'obscurantisme. A preuve, la saison sportive n'est pas encore bouclée. Fovu FC a gagné des points sur le terrain et les perd par décision justifiée, peut-être pas argumentée suffisamment pour convaincre, d'une commission de la FECAFOOT. Du coup, ce club a un pied en deuxième division (Elite Two) et un autre ailleurs, lui font rêver ses pairs de l'Association des clubs de première division. Pour un avenir doré, nous devons bannir de nos compétitions les victoires remportées sur tapis vert. Une compétition sérieuse s'organise, se dispute et se gagne sur un terrain et non dans les bureaux.
 
En ce moment, une compétition baptisée de Tournoi de l'Amitié est organisée à Douala (capitale économique du Cameroun). Une opportunité et une expérience comme celles des années 80-90 avec le Tournoi Football Elite ou Tournoi des Quatre disputées à  Bafoussam, pourrait permettre aux membres des associations de clubs d'évaluer et de repenser autrement la gestion des compétitions par la FECAFOOT (Fédération camerounaise de football). Ne semble-t-il pas indiquer de négocier un contrat de performance inscrit sur la durée entre les Associations des clubs et la FECAFOOT ?
 
Fernant Nenkam
Dirigeant de sport
Ancien membres des commissions techniques FECAFOOT
Ancien Président de clubs (D1,D2,D3)
Praticien du massage
Membre AJSC/AIPS

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