Cameroun - Politique. Le bâtonnier Yondo Black s'oppose à une succession de gré à gré à la tête du Cameroun

cameroun24.net Vendredi le 05 Juin 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
L'avocat camerounais l'a fait savoir ce jour dans un texte rendu public dont cameroun24 a reçu copie.

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Nombreux sont ceux qui soupçonne le pouvoir en place de vouloir modifier la constitution à la prochaine session parlementaire pour créer un poste de vice président successeur constitutionnel désigné par le président en place.

A la suite du Pr Kamto du MRC qui dit s'opposer à une telle manœuvre, l'un des doyens des avocats camerounais, Me Yondo Black abonde dans le même sens. Nous vous proposons ici l'intégralité de son texte.   

Didier C.K


 Il est désormais établi qu’il y a vacance au sommet de l’État et les ennemis de la Nation sont à la manœuvre avec leur commanditaire pour essayer d’organiser une succession de gré à gré dans le but de pérenniser un régime, de préserver leurs intérêts et surtout d’effacer leurs multiples crimes et forfaits.

La situation est bloquée.
Elle est bloquée du fait d’une crise morale, sociale et politique profonde, d’une perte totale de confiance en nos institutions, d’une guerre insupportable au NoSo et de la survenue d’une pandémie ; la Covid-19 dévastatrice.
C’est dans ce contexte que différents clans qui se disputent le pouvoir entendent réaliser un énième hold-up sur le dos du peuple camerounais en semant la confusion et en installant un climat de terreur pour anéantir toute velléité de revendication.
Ils déroulent leur plan implacable en distillant toutes sortes de rumeurs, tout en essayant de faire croire que Paul BIYA est toujours aux commandes.

Ils ont réussi à nous enfermer dans des basses querelles autour du tribalisme, de l’autochtonie, ou encore de la « proximité sociologique » pour semer la diversion et la division entre nous, pendant qu’ils affûtent leurs armes pour conserver le pouvoir.Nous ne pouvons plus laisser faire.
Nous devons reprendre notre destin en main, au-delà de toutes querelles de clochers.
Nous devons nous unir pour les stopper net.

L’heure est grave !
Tout porte à croire qu’ils ont annoncé solennellement la sortie du confinement sans qu’on y soit vraiment entré tout simplement pour nous tenir en respect pendant qu’ils exécutent leur plan diabolique.
Notre pays n’aurait pas vécu le drame que nous subissons, dans son ampleur, si des mesures fortes avaient été portées et incarnées par le Chef de l’État en personne comme dans tous les autres pays de la planète qui ont été concernés par cette pandémie. Nous savons que le pic est devant nous. Que nos compatriotes sont contaminés tous les jours et que la mort rôde.
Pendant que dans le monde entier,
On se concerte pour étudier des mesures consensuelles de sortie de confinement, chez nous, a été choisi la réouverture irresponsable et sans concertation de tous les lieux à risque ! A été décidé, malgré la fulgurance de la propagation du virus, le retour de nos enfants à l’école le 1er juin.

Évidemment leurs enfants n’étant pas ici, Seuls les nôtres vont être livrésà eux-mêmes !
Ces mesures totalement incompréhensibles sont simplement criminelles, parce que des individus pris par le temps, jettent leurs dernières armes dans la bataille en misant sur le chaos pour mettre en place leur plan de passation de pouvoir de gré à gré. Le plan est de profiter de ce contexte pour bricoler une loi qui leur permettrait de mettre toutes les chances de leur côté et sur lequel les différents clans qui s’affrontent actuellement, se seront entendus pour imposer une élection présidentielle anticipée qui se tiendrait avec le même système électoral, pourtant s i décrié.
Pour crédibiliser leur démarche, ils se sont offert les services de quelques prétendus opposants déjà bien en place, qui soutiendront ces basses manœuvres bien identifiées.

Nous ne laisserons pas passer cette nouvelle forfaiture.
Le peuple camerounais ne se laissera pas voler une fois de plus sa légitime aspiration à une vie meilleure pour tous.
Ne nous laissons pas distraire par ces pôles de querelles de positionnement alimentés le plus souvent par les ennemis du changement qui entendent jalousement conserver un pouvoir que chacun sait qu'il a lamentablement échoué dans tous les domaines de la vie du pays, après un règne sans partage de 38 ans.

Et c’est ici l’occasion d’exhorter les pays, Amis du Cameroun, ses partenaires historiques, à se garder de toute collusion avec ces ennemis de la démocratie et de l’expression libre de la volonté souveraine du peuple camerounais.
Le comble, Le président de fait, (je veux dire), celui qui, par des délégations de signature, détient la réalité du pouvoir, le Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR), vient de mettre toute sa famille à l’abri en Israël.
Il sait en réalité mieux que quiconque qu’il se prépare de mauvais jours. Sûrement d’autres le suivront.
Que nous faut-il de plus ?
Quelque que soit nos chapelles politiques, nos appartenances ethniques,
nos convictions personnelles, Prenons conscience que nous sommes avant tout camerounais
Et à ce seul titre,

COMME UN SEUL HOMME,
Levons-Nous
Et Disons Non !
- NON au gré a gré à la tête de l’Etat
- NON au système électoralactuel
- NON à toute révision de la Constitution, notre loi fondamentale
- NON à toute ingérence insidieuse

COMME UN SEUL HOMME,
Levons-Nous
Et Disons Oui !
- Oui à une Transition Démocratique
- Oui à un Cameroun Uni dans sa diversité,
du Nord au Sud et de l’Est à L’Ouest
- Oui à ceux qui, conscients de la gravite de la situation, viendront en soutien au peuple pour que vive la démocratie.
Surtout, Mes Chers Compatriotes,
Ayons présent à l'esprit qu'"un peuple qui élit des corrompus des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres, n'est pas victime. Il est complice", tout simplement complice.
C'est ici le lieu de dire en accord avec Ernesto Che Guevara que " Celui qui n’a pas le courage de se rebeller, n’a pas le droit de se lamenter"
Et encore une fois, demain, vous ne direz pas que nous ne savions pas!
‘’ Lorsqu’au cours de l’histoire, un système politique se révèle être un ennemi du peuple, le peuple a le droit et la responsabilité de dissoudre ce système. Rester passivement sans élever la voix quand la marée de la tyrannie s’élève est une trahison pour nos enfants et nos petits-enfants ’’
J'ai dit
(*) Avocat au Barreau du Cameroun
Ancien Bâtonnier de l'ordre
Président du M.S.N.D

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