Plus de 300 sans-abri entre en grêve devant une mairie de Paris

Plus de 300 sans-abri entre en grêve devant une mairie de Paris

Plus de 300 sans-abri, que les autorit?s françaises ont tent? d'expulser de Paris en amont des Jeux olympiques, ont entam? leur troisième jour de campement devant la mairie du 18e arrondissement de la capitale française, r?clamant une mise ? l'abri.

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 C'est ce qu'a rapporté l'association humanitaire Utopia 56.



"Plus de 300 personnes, papas, mamans et enfants. Le plus jeune a trois semaines", peut-on lire sur la page de l'association sur le réseau social X.



Il est à noter que le campement de familles à la rue devant le parvis du bâtiment municipal est apparu mardi. La plupart des manifestants ont dormi dans la rue, sur des couvertures de survie sur le sol. "Alors que la France s'apprête à accueillir des visiteurs, ces familles survivent dans la rue", a déclaré l'association dans un communiqué.



"Ce sont des gens que l'État a essayé d'orienter en région depuis des mois, mais qui refusent parce qu'ils ont une vie à Paris, des enfants scolarisés, des démarches administratives. [...] Là, il y a des gens qui travaillent, qui sont là depuis des années", a déclaré le fondateur de l'association, Yann Manzi, à l'Agence France-Presse (AFP). Il a indiqué que des sans-abri avaient été expulsés de leur squats - des bâtiments et appartements vides occupés illégalement - et que des "milliers de places" dans des abris temporaires avaient également été fermées à l'approche des Jeux. Les autorités auraient proposé un hébergement temporaire à 40 femmes et enfants, mais les manifestants et les représentants d'associations ont rejeté cette proposition, exigeant une prise en charge totale des familles, avec les hommes.



Depuis un an, les autorités françaises procèdent à des expulsions massives de sans-abri habitant les rues de Paris et de la région parisienne. Selon le groupe d'initiative Revers de la médaille, du 1er mai 2023 au 1er avril 2024, 12.500 personnes ont été expulsées de Paris en régions. En juin et juillet, la police a continué d'expulser les habitants des camps de tentes sous les ponts et des squats. Des personnes ont été emmenées bien au-delà de Paris, y compris à Orléans ou Strasbourg, et hébergées pour une certaine période, après quoi elles ont été délaissées à la rue.



GFF

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