Le PCRN de Cabral Libii, le SDF de Joshua Osih, le PURS de Serge Espoir Matomba, le PAL de Célestin Bedzigui et le FDC de Denis Émilien Atangana ont reconnu la victoire de Paul Biya, quelques heures seulement après la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel.
Pour ces partis, désormais, l’enjeu majeur se déplace vers les élections municipales et législatives à venir. Une position qui indigne une partie de l’opinion, encore sous le choc des violences et des accusations de fraude. « Ils acceptent les résultats qui proclament Paul Biya vainqueur. Ce qui compte pour eux maintenant, ce sont les prochaines élections », commente le politologue Moussa Njoya, dénonçant une rupture entre élites politiques et colère populaire.
Les félicitations officielles du FDC
Denis Émilien Atangana n’a pas tardé à formaliser sa position. Dans une lettre solennelle, le président du FDC félicite Paul Biya pour sa réélection et proclame son engagement à œuvrer pour la paix, le vivre-ensemble et le progrès. Une prise de distance définitive avec son propre candidat, Hiram Iyodi, écarté dès le lendemain du scrutin.
Cabral Libii: “Je prends acte, mais ne vous démobilisez pas”
Le candidat du PCRN, troisième avec 3,41% selon les chiffres officiels, dit « prendre acte » des résultats. Il félicite Paul Biya, tout en appelant ses militants à rester mobilisés en vue du prochain round électoral. « Les élections législatives et municipales sont d’une importance capitale », affirme-t-il, tentant de contenir la frustration de la “vague orange”.
Joshua Osih: Acceptation sous protestation
Classé 6e avec 0,9%, Joshua Osih se résigne lui aussi, mais en dénonçant des résultats « éloignés des attentes », empreints de fraude et de privation de droits. « Nous vivons encore dans une autocratie », prévient-il, tout en rappelant que le combat démocratique est loin d’être achevé.
Tomaino Ndam Njoya: La résistance continue
La présidente de l’UDC, 5e avec 1,66%, se dresse contre ce qu’elle qualifie de « déni de souveraineté populaire ». Elle rejette officiellement les résultats et appelle le peuple à manifester pacifiquement, refusant toute violence mais exigeant justice. « Aucun pouvoir n’a le droit d’étouffer la voix d’un peuple debout », martèle-t-elle.
Une opposition éclatée, un pays fracturé
Face à une rue déterminée et meurtrie, les fractures politiques se creusent. Entre reconnaissance, résignation et résistance, l’opposition camerounaise révèle ses contradictions au moment le plus critique. Reste à savoir qui, du peuple ou des élites politiques, dictera la suite de l’histoire dans ce Cameroun post-électoral en pleine tourmente.
2025 Presidential Election: Cameroon's Opposition Splits Over Paul Biya’s Proclaimed Victory
While deadly clashes intensify in the streets and citizens continue to challenge the official results, several opposition parties have already recognized President Paul Biya’s victory. Cabral Libii’s PCRN, Serge Espoir Matomba’s PURS, Célestin Bedzigui’s PAL and Denis Émilien Atangana’s FDC have taken note of the Constitutional Council’s proclamation and now shift focus to the upcoming legislative and municipal elections.
Others, including UDC leader Tomaino Ndam Njoya, reject the results outright and call for peaceful resistance, denouncing what they see as the suppression of the people’s sovereign will.
Cameroon enters a tense new phase, with the political class divided and the nation still on edge.
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Ange NGO