Contr?le interne dans les EMF : La Cobac sonne la mobilisation ? Douala pour ?radiquer les dysfonctionnements

Contr?le interne dans les EMF : La Cobac sonne la mobilisation ? Douala pour ?radiquer les dysfonctionnements

Lors de son assembl?e annuelle, le r?gulateur bancaire de la Cemac a martel? que le contr?le interne était bien plus qu'une formalit? r?glementaire : un imp?ratif de performance et de confiance pour la survie même des ?tablissements de microfinance.

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Date : 16 septembre 2025

Lieu : Douala, Cameroun



C’est un message sans équivoque que la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a délivré aux acteurs clés de la microfinance de la Cemac. Loin d’être un simple carcan réglementaire, le contrôle interne est l’outil ultime de transparence, le socle de la performance et le levier indispensable pour garantir la confiance des clients et des actionnaires.



Réunis le 15 septembre 2025 à Douala dans le cadre de la rencontre annuelle de la Cobac avec les établissements de microfinance (EMF), les responsables du secteur ont eu droit à une séance de remise à niveau aussi cruciale que nécessaire. Objectif affiché : clarifier « l’esprit et la lettre » du règlement de 2017 sur le contrôle interne, dont la mise en œuvre peine encore à être totalement effective.



« La Cobac s’est rendue compte qu’il y avait un certain nombre de dysfonctionnements qui impactent la solidité des institutions de microfinance. Elle a pensé que ces dysfonctionnements peuvent être dus soit à la mauvaise interprétation du règlement, soit à sa mauvaise mise en œuvre », explique David Kengne, directeur général de Microfinance Academy, structure assistante technique de plus de 200 EMF en Afrique.



Face à ce constat, le régulateur a donc choisi la pédagogie en rassemblant les « personnels clés de la fonction de contrôle interne » pour une session de formation et d'échanges intensive. L'enjeu est de taille : la solidité de tout le secteur microfinancier en dépend.


Un pilier pour la confiance et la solvabilité


Adoptés en 2017 pour moderniser le cadre de 2002, les nouveaux textes de la Cobac instaurent deux piliers majeurs : la gouvernance d’entreprise et le contrôle interne. C’est sur ce second point que les efforts se concentrent désormais.



« Le contrôle interne permet de prévenir, de détecter et de corriger les risques. Quand une institution financière qui collecte les dépôts des clients a un bon dispositif de contrôle interne, elle est rassurée sur sa solvabilité et a la pleine confiance des clients », soutient avec force David Kengne.



Dans un environnement économique fragile, où les épargnants sont de plus en plus vigilants, le message de la Cobac est clair : les EMF qui négligeront cette fonction stratégique s’exposent non seulement à la sanction du régulateur, mais surtout à la défiance de leurs clients, élément bien plus fatal pour leur survie. La rencontre de Douala marque-t-elle le début d'une nouvelle ère de rigueur et de professionnalisation pour la microfinance en zone Cemac ? La réponse se jouera dans la mise en œuvre.

 




Internal Control in MFIs: Cobac Sounds the Alarm in Douala to Eradicate Dysfunctions


During its annual meeting, the banking regulator of CEMAC hammered home that internal control is much more than a regulatory formality: it is an imperative for performance and trust, crucial for the very survival of microfinance institutions.



Date: September 16, 2025

Location: Douala, Cameroon



It was an unequivocal message that the Central African Banking Commission (Cobac) delivered to key microfinance players in CEMAC. Far from being a mere regulatory constraint, internal control is the ultimate tool for transparency, the foundation of performance, and the essential lever to guarantee the trust of clients and shareholders.



Gathered on September 15, 2025, in Douala for the Cobac's annual meeting with microfinance institutions (MFIs), sector leaders underwent a crucial and necessary refresher session. The stated goal: to clarify the "spirit and the letter" of the 2017 regulation on internal control, whose implementation is still not fully effective.



"Cobac realized that there were a number of dysfunctions impacting the solidity of microfinance institutions. It believed these dysfunctions could be due either to a misinterpretation of the regulation or to its poor implementation," explains David Kengne, Director General of Microfinance Academy, a technical assistance structure for over 200 MFIs in Africa.



Faced with this observation, the regulator chose a pedagogical approach, bringing together the "key staff of the internal control function" for an intensive session of training and exchange. The stakes are high: the solidity of the entire microfinance sector depends on it.


A Pillar for Trust and Solvency


Adopted in 2017 to modernize the 2002 framework, the new Cobac texts establish two major pillars: corporate governance and internal control. Efforts are now focusing on this second point.



"Internal control makes it possible to prevent, detect, and correct risks. When a financial institution that collects client deposits has a good internal control system, it is reassured of its solvency and enjoys the full confidence of its clients," strongly argues David Kengne.



In a fragile economic environment where savers are increasingly vigilant, Cobac's message is clear: MFIs that neglect this strategic function will not only face sanctions from the regulator but, more importantly, the distrust of their clients—a far more fatal element for their survival. Does the Douala meeting mark the beginning of a new era of rigor and professionalization for microfinance in the CEMAC zone? The answer will lie in its implementation.

 


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Didier Cebas K.

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