Afrique. La pandémie de COVID-19 ne décourage pas les trafiquants d’ivoire

cameroun24.net Mercredi le 16 Septembre 2020 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Les trafiquants d’ivoire malgré la pandémie de COVID-19, continuent le crime du trafic illicite et illégal d’ivoire, menaçant du coup les espèces protégées. Le Togo, où six défenses d’éléphants ont été saisies le 24 juillet dernier à Kara intensifie la lutte contre le crime faunique à travers des textes et des arrestations de trafiquants pour sauver les éléphants victimes du trafic illicite et du commerce illégal d’ivoire.

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La saisie du mois de juillet dernier n’est pas la première du genre. En effet, entre août 2013 et janvier 2014, environ 4,5 tonnes d’ivoire avaient été également prises de possession et 18 personnes arrêtées. Les plus importantes saisies ont été réalisées les 23 et 29 janvier 2014 au port de Lomé, la capitale : la police a découvert 3,8 tonnes d’ivoire dans des conteneurs en partance pour le Vietnam.

Le plus souvent, les défenses d’éléphants saisies au Togo ne sont pas du pays, mais proviennent des pays voisins et même de l’Afrique centrale, parce qu’au Togo, la population d’éléphants avait été décimée dans les années 90. Le pays compte environ 60 éléphants qui vivent dans les différents parcs. Pourtant, le commerce international de l'ivoire a été interdit en 1989 par la Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées d'Extinction (CITES).

Les textes du Togo sanctionnent aussi la criminalité faunique. Les dispositions du nouveau code pénal dans son volet environnement renforcent la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose : « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ».

En Afrique, la recrudescence du trafic des défenses d’éléphants au cours de ces dernières années a entraîné un déclin des populations d’éléphants de forêts (-60 % en 10 ans dans le bassin du Congo) et de certaines populations de savanes (-50 % en 5 ans en Tanzanie et au Mozambique par exemple.

L’existence de marchés domestiques de l’ivoire en Asie et en Afrique stimulent la demande et sont, au moins en partie, alimentés par le commerce illégal à l’origine de ce massacre des éléphants. La demande d’ivoire pour la fabrication d’objets de décoration, de bijoux et de bibelots est en train de pousser les éléphants au bord de l’extinction. Ainsi, d’importants réseaux criminels de trafiquants organisés sont impliqués dans le commerce illégal d’ivoire pour tirer profit de cette demande.

Selon un rapport Elephants in the Dust, l’augmentation du trafic illicite d’ivoire, tout comme la perte de l’habitat, menace la survie des éléphants d’Afrique centrale ainsi que celle des éléphants d’Asie. « Comme les diamants du sang de la Sierra Leone ou les minerais pillés du Congo, l’ivoire semble être la dernière ressource du conflit en Afrique, arraché dans des zones de bataille reculées, facilement monnayable et qui alimente aujourd’hui les conflits aux quatre coins du continent », note Jeffrey Gettleman du New York Times.

L’éléphant n’est pas la seule victime des véreux trafiquants. Les communautés locales en souffrent également. En effet, l’augmentation de l’abattage d’éléphants en Afrique et la prise illégale d’autres espèces mondialement menacées mettent en péril non seulement la faune sauvage, mais aussi les moyens de subsistance de millions de personnes qui dépendent du tourisme, ainsi que la vie des gardiens et du personnel qui protègent la faune et tentent d’enrayer le phénomène.

En dépit des efforts, les trafiquants d’ivoire restent actifs. Le succès des efforts dépend de la disponibilité des ressources, de la volonté politique et de la mise en application des lois, car s’il est impossible de mobiliser les ressources nécessaires pour stimuler considérablement les efforts locaux de conservation et de répression tout au long de la chaîne du trafic d’ivoire, les populations d’éléphants diminueront, et le trafic illicite de défenses d’éléphants tout comme le commerce illégal d’ivoire se poursuivront. (EAGLE-Togo)

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