Cameroun - Transports. Le PAD renforce la sécurité autour du Port de Douala Bonaberi

cameroun24.net Le 15 novembre 4477 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Le projet de sécurisation de l'espace portuaire vient d'entrer dans une phase décisive. Pour un montant d'environ 25 milliards de Fcfa, ce projet d'envergure prévoit la construction d'une clôture périmétrique de plus de 20 kilomètres, éclairée et protégée par vidéosurveillance, des accès avec guérites, etc.

Avec une superficie de 1000 hectares de réserve foncière dont 600 ha en exploitation, l’intangibilité du domaine portuaire est quotidiennement mise à rude épreuve. L’intense activité sur les 7 terminaux du port de Douala Bonaberi  place incontestablement cette plateforme face à un risque élevé d’infiltrations. L’on observe d’ailleurs qu’en toute illégalité, cette aire, domaine privé de l’Etat, est occupée par des particuliers, des industriels ou des commerçants de fortune,  qui profitent de son étendue, sa proximité d’avec l’agglomération, et la tolérance administrative pour s’installer durablement. Depuis 2015, l’autorité portuaire a engagé un vaste projet de consolidation de la superficie portuaire, en collaboration avec le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. L’opération a d’ailleurs permis le démantèlement de plusieurs occupants illégaux. Mais la problématique de la sécurisation du port de Douala reste d’actualité indique encore Ecomatin.

Comme annoncé  par le président de la République, Paul Biya, le 06 octobre 2011 à Douala, le projet se dessine. Le programme de sécurisation du port de Douala-Bonaberi est en effet monté en intensité en 2018. D’importants travaux de sécurisation ont été confiés à l’entreprise, Portsec S.A. Travaux qui prévoient une sécurisation physique constituée «d’une clôture périmétrique de plus de 20 kilomètres, éclairée et protégée  par vidéosurveillance. Les accès, avec guérites,  seront surveillés par des équipements ultra modernes. Des  ponts bascules statiques  et dynamiques  en ligne serviront à la pesée systématique des  véhicules lourds et conteneurisés. Des portes avec tourniquets pour accès des  piétons après  reconnaissance biométrique ou par un badge permettront de mieux filtrer les entrées», apprend-on de sources proches du projet évalué à environ 25 milliards de Fcfa.

Doté  de 66.000 magasins banalisés, 80.000 m2 de surface pour le trafic conventionnel, 20 km de routes bitumées et de voies ferrées, le Port de Douala-Bonaberi sera, à terme, fourni d’un scanner mobile pour le check-in  des différents conteneurs  et marchandises à l’entrée comme à la sortie de  la zone portuaire.  Le projet prévoit également une subdivision intérieure en zones spécialisées confinées  dans  des barrières sectorielles  sécurisées: «les accès seront réservés aux seuls véhicules  et personnes autorisées et/ou habilitées», indique l’autorité portuaire.

Le défi de faire du Port de Douala-Bonabéri, une véritable frontière maritime à zone de circulation réglementée passe aussi par la formation d’un  corps  de sécurité  et de  sûreté  portuaire, capable préserver la sécurisation physique  du  périmètre, le contrôle  des accès, la sécurité, la sûreté des  navires,  des  marchandises, des recettes et des hommes. « Ce défi constitue un puissant dispositif  de lutte contre la corruption et toutes les pratiques frauduleuses  qui ont sérieusement écornées  l’image de marque  du PAD et de son port. Il s’agit d’un enjeu  de performance, d’attractivité et de compétitivité», pense-t-on au Port de Douala.

 Réunion des ministres de la CEMAC en prélude au Sommet des chefs d’Etat

Le calendrier des instances de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale prévoit cette rencontre le 18 novembre, en vue de préparer la tenue du sommet entre Paul Biya et ses pairs de la sous-région.

Renvoyée sine die le 4 novembre, la 34ème session ordinaire des ministres de l’Union des Etats de l’Afrique centrale (UEAC) se déroule plutôt lundi prochain dans la capitale camerounaise. Sont attendus, 15 ministres membres de cet organe exécutif, venus des six pays de la CEMAC. L’ordre du jour indique pour l’instant que les ministres vont principalement plancher sur les conclusions des travaux des experts lors des assises du Comité Inter-Etats du 31 octobre au 3 novembre 2019. Mais, des informations puisées à bonne source signalent plutôt que la réunion se tient en prélude à un Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC, que l’on prévoit pour le 21 novembre à Yaoundé.

Le calendrier des dernières semaines vient étayer cette prévision. On se souvient que Paul Biya, en sa qualité de président en exercice de la CEMAC, a envoyé des membres de son gouvernement auprès de ses homologues de la sous-région. Louis Paul Motaze (MINFI) était l’émissaire du président camerounais auprès de Théodore Obiang Nguema Mbazogo de la Guinée Equatoriale, puis de Denis Sassou Nguesso du Congo. De son côté, le ministre de l’Economie (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, s’est rendu chez le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, le 31 octobre, et chez le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby Itno.

Le Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC sera d’une importance capitale, puisqu’il interviendra dans un contexte difficile à plusieurs égards. Sur le plan sécuritaire, plusieurs pays de la CEMAC face à des crises qui demandent une attention particulière, et surtout une lutte concertée afin d’éviter que la Communauté entière ne subissent leurs effets négatifs. Les questions économiques seront également abordées, notamment en ce qui concerne le relèvement de l’économie sous régionale qui, malgré des réformes, n’a pas encore véritablement été relancée. Autre préoccupation : l’intégration régionale. Malgré différentes mesures, elle est encore tatillonne et son accélération devrait permettre l’arrimage de la Communauté à la Zone de libre-échange africaine envisagée.

Des décisions qui seront préparées, apprend-on, lors de la réunion des ministres de l’UEAC. Notons que celle-ci aura également comme principale articulation l’appréciation du budget de la CEMAC pour l’année 2020, que les experts ont établi à quelque 88 milliards de FCFA.

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