Cameroun - Sciences. Les archives constituent l'âme d'un pays

cameroun24.net Le 26 septembre 91865 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Esther Loraine Messina : « … il est question aujourd’hui que les documents secrets de l’état soient conservés par les personnes assermentées ». Journaliste, documentaliste et archiviste. Chef services des archives du livre et de la lecture publique à la délégation régionale des arts et de la culture pour le Sud.

En prêtant serment au tribunal de grande instance de la Mvila à l’occasion de la tenue de la Recan pour elle,  c’est déjà une valorisation du métier d’archiviste. C’est le cœur de l’administration car, les archives doivent être conservées secret. Il est question de donner l’importance aux archives dans des pays à tradition plus orale comme la plupart des pays africains, la valeur des archives dans les administrations modernes.


Quel rôle donnez-vous aux archives aujourd’hui ?
Il est question  de collectionner, de traiter et de garder les documents. Ces documents qui ont parfois un sceau confidentiel, un sceau important soit pour une nation, pour une administration ou une famille. La conservation des documents est très importante car, on est en Afrique nous avons toujours été habitués à la tradition orale. Un adage dit, les paroles s’envolent et les écrits restent. C’est à partir de là que sur d’autres cieux on a pensé que tout ce qui est important doit être couché par écrit et bien conservé. Ce qui nous permet alors de dévoiler cette importance capitale des archives aujourd’hui.  Parce qu’on va pouvoir bien converser une mémoire collective des peuples, l’âme de ces peuples. C’est à partir de là que nous développons notre personnalité culturelle, notre âme c’est bien nos archives. Ainsi, il est alors important que le Cameroun ait son secret, ses archives qui fondent son histoire.


Aujourd’hui assermentée, comment travailliez-vous  sur le terrain ?
On a fonctionné dans le temps, on savait qu’il faut conserver les documents, et qu’il fallait bien les conserver. Mais, on attendait cette loi que le président de la république a promulguée, il est question aujourd’hui que les documents secrets de l’état soient conservés par les personnes assermentées. Nos attentes portent maintenant sur le fait que l’état veut que le domaine soit assaini, il faut maintenant que les conditions de travail soient remplies. Il faut des moyens pour professionnaliser nos archives. Parce qu’aujourd’hui, lorsqu’on veut faire des recherches sur le Cameroun, ce n’est pas possible localement, il faut aller dans d’autres cieux pour comprendre l’histoire du Cameroun et ce n’est pas normal. Le meilleur centre de recherche sur le Cameroun est ailleurs, parce que ceux là  ont faits des archives de valeur sur le Cameroun. Nous avons donc ce devoir tout en créant, on trace notre histoire et bien conserver les secrets qui regardent la mémoire collective du peuple.


Ce qui suscite le passage à la numérisation de ces archives, est ce possible présentement au Cameroun ?
Ci on veut être professionnel dans le domaine, le passage à la modernité est obligatoire. Cette progression doit être échelonnée, c'est-à-dire qu’il faut d’abord une maîtrise simple du système actuel. Près, on posera les balises à travers la création des espaces. On va créer des bases, construire les locaux des archives dans chaque chef-lieu de région. Parce que, chaque région a une histoire particulière qui peut faire l’objet d’une recherche. Ainsi, il doit y avoir des espaces spécialisés alloués uniquement aux archives. C’est le lieu maintenant que tous les personnels travaillant dans les administrations soient formés, fassent des stages de mise à niveau. Au Cameroun, on aime le diplôme que ceux qui n’ont pas ces références, par le concours des bourses de l’état puissent le faire. Ceux qui sont déjà dans le métier puissent s’arrimer à la nouvelle donne, parce que ça va très vite actuellement. C’est vraiment nos doléances, en vue d’une meilleure valorisation de ce métier. Vous comprenez la difficulté avec laquelle on traite les registres d’actes d’état-civil, c’est un domaine qui intéresse bien les archivistes. 

                                    
Propos recueillis par/ Jacques Pierre SEH
 

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