SUD,Rentrée scolaire 2018-2019 : le manuel scolaire toujours indisponible à Ebolowa

Cameroun - Education. SUD,Rentrée scolaire 2018-2019 : le manuel scolaire toujours indisponible à Ebolowa

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Prévue pour le 03 septembre prochain, la rentrée administrative elle a déjà pris corps dans la majeure partie des établissements scolaires de la ville d’Ebolowa, les inscriptions se poursuivent sans gêne.

La sectorielle de l’enseignement secondaire pour le Sud s’est tenue le 29 août dernier à Ambam mais, du côté des libraires c’est encore la grande timidité due au manque du manuel scolaire.

Alors que les chefs d’établissement se décarcassent pour un début effectif des cours dès lundi prochain, les libraires se roulent les pouces pour l’instant dans les différents points de vente des manuels scolaires.

Les acheteurs qui sont principalement les parents d’élèves y passent, demandent mais ne peuvent pas être satisfaits. Et pour cause, les livres inscrits au programme scolaire camerounais issu de la dernière réforme en la matière ne sont pas disponibles.

Les libraires sont scandalisés, cette situation n’a jamais existée au Cameroun pour certains. Promesse leur a été faite sur la disponibilité du manuel avant le jour dit de la rentrée scolaire, ce qui semble déjà une utopie en ce moment.  Ce qui est vrai à cet instant, les enfants ne pourront pas démarrer les classes lundi avec leurs manuels scolaires. 

Le nouveau programme n’existe pas dans les librairies à l’heure actuelle. Pire encore pour le patron de la librairie Cogetrap à Ebolowa, l’année sera rude pour les acteurs de la filière du livre scolaire.

Pour Maurice Kenne, il a commandé des livres de sciences pour les classes de 1 ère A4, et aujourd’hui cette matière a été supprimée dans ces classes.

Le livre est là, personne ne l’achètera plus, c’est une grosse perte pour ceux des libraires qui en avaient déjà fait des stocks. Il pense que la réforme dans le secteur du livre scolaire devrait  précéder le programme scolaire et non l’inverse. C’est bien ce qui accable les libraires avec des stocks qui ne les serviront plus à rien. Les éditeurs, il y en a plusieurs, ils nous disent tout simplement de garder patience et que le livre n’est pas encore prêt.

Pour Lambert Abena parent d’élève, c’est une grosse désolation. Il voit en cela, une grosse improvisation qui est sur le point de mettre les camerounais mal à lèse. Malgré le fait que les parents n’ont pas d’argent, ils devront attendre encore pour ceux qui sont dans les villages, la vente du cacao. On envisage ainsi, une rentrée scolaire à plusieurs vitesses, une vitesse pour les zones urbaines et une autre pour les zones rurales.

Une situation qui va être compliquée, pour les parents et naturellement pour des libraires qui pour certains avec des stocks qui ne sont plus homologués verront leur capital s’envoler. Quand aux prix pratiqués, il y a déjà des tendances à la hausse comparativement à l’an dernier, beaucoup plus avec les cahiers. 

Cet état des choses selon un libraire ayant requis l’anonymat est lié au fait que les frais de douane par container de cahier leur a ton dit ont connu une hausse évaluée à 5 millions de Fcfa. Les parents devront encore faire un effort supplémentaire cette année pour l’éducation de leur progéniture.  Voilà donc ce à quoi les parents vont s’attendre pour cette rentrée scolaire.  Lorsqu’on sait qu’il n’y a pas eu une quelconque augmentation officielle des salaires, les manuels scolaires eux ils connaissent une ascension. C’est bien le parent pauvre qui paie les frais avec cette rentrée des classes.


Jacques Pierre SEH

Culture