Dimanche le 07 Février 2016 10:53:47 Jacques Pierre SEH | Cameroun24.net Opinion

Cameroun - Urbanisme. SUD,Zoétélé : une ville en plein essor

cameroun24.net - Zoétélé, ville rurale, c’est le chef-lieu de l’arrondissement du même nom.

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Il est situé à environ 120 kilomètres de la Yaoundé via la route nationale n°9. Zock étélé d’où découle le nom zoétélé qui veut dire en langue locale « éléphant débout » a été créé en 1954. Selon des témoignages concordants, la ville qui n’était autrefois que le village d’Oyono Eyamo, grand chef des fongs que l’on avait surnommé  Zoétéléé, l’éléphant debout à cause de sa grande stature et de son charisme a été officiellement érigé en poste administratif par un arrêté signé le 08 juillet 1954.

Quatre ans après, en 1958, le poste administratif de zoétélé devient district. Et ce n’est qu’en 1962 que la localité accède à son statut actuel. L’une de premières raisons de se rendre à zoétélé, c’est la musique. Elle y est omniprésente ! Concerts improvisés, bars,  orchestres, tout y rappelle la passion de la ville pour les balafons, hier, c’est Richard Band de Zoétélé, groupe de balafonistes, qui faisait la fierté de la ville. 

Et c’est en décembre  1962 que Martin Ze Mengata adjoint d’administration est nommé premier sous préfet de cet arrondissement qui s’étale sur une superficie d’environ 1064 kilomètres carrés. Comme la plupart des autres villes Camerounaises, ce sont les commerçants grecs qui contrôlaient le commerce, à l’instar de Kritikoss ce grec acheteur de cacao qui construisit la première maison à étage dans la ville.

L’arrondissement est peuplé aujourd’hui d’environ cinquante mille âmes  avec deux ethnies majoritaires. L’ethnie fong, l’ethnie bulu et la troisième composante aujourd’hui constituée des allogènes occupent une place importante dans ce que l’on appelle population locale. Cette unité administrative est constituée de six groupements traditionnels, quatre pour les fongs et deux pour les bulus. L’arrondissement de Zoétélé est essentiellement agricole, un élevage embryonnaire, fait de quelques étangs piscicoles propriétés des élites et d’immenses exploitations des cultures pérennes. Ici, l’essentielle de la population vive de l’agriculture familiale, évoluant pour la plupart sur des petites surfaces pour la consommation familiale. 

Selon le 22ème sous préfet de cette unité administrative Kuntz Placide Ndobo, son arrondissement est voué à un bel avenir, déjà que zoétélé est lié à la Capitale Yaoundé par un axe bitumé, toutes les structures de l’administration centrale sont installées à Zoétélé. Sur le plan sanitaire, il existe de nombreuses structures de santé,  4 aires de santé avec environ 16 centres de santé intégrés. Les établissements scolaires existent à tous les niveaux d’enseignement tant général que technique dans les lycées et collèges. 

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Une forte élite qui impulse le développement dans les villages rendant ceux-ci comme des petites villes en pleine campagne. On est tenté de citer quelques fils de l’arrondissement hauts placés dans l’administration Camerounaise à l’instar de directeur du cabinet civil, le ministre des transports pour ne citer que ces deux noms à titre d’exemple.

Zoétélé s’est malheureusement développée de manière anarchique à partir de son marché central. Ses maux sont ceux de la plupart de nos villes qui ont mal maîtrisé leur croissance. Une absence de système d’assainissement et d’équipement sociaux, le développement du phénomène de l’habitat spontané. Le centre ville, faute de gare routière est bondé de motos taxis, de voitures d’occasion, et de porte-tout.

Pourtant l’édile actuel et l’équipe à la tête de la municipalité ne manquent pas d’ambitions. Force est de reconnaître que de nombreux projets d’envergure, initiés par la commune n’ont pu aboutir non seulement faute de moyens, mais aussi à cause des confits de personnes. Ce qui n’enlève en rien le grand potentiel de Zoétélé.

 

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