Affaire Bell - Bona. JOSEPH ANTOINE BELL : « L‘ ALTERNANCE N’EST PAS OBLIGATOIRE »

cameroun24.net Vendredi le 26 Juin 2020 Culture Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Sacré JOJO : Abidjan, 1984. La concurrence fait rage avec Thomas NKONO. Joseph Antoine BELL raconte lui-même cet épisode : « Après une Coupe du Monde 1982, les Lions INDOMPTABLES arrivent à Abidjan avec beaucoup de certitudes.

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Sacré JOJO : Abidjan, 1984. La concurrence fait rage avec Thomas NKONO. Joseph Antoine BELL raconte lui-même cet épisode : « Après une Coupe du Monde 1982, les Lions INDOMPTABLES arrivent à Abidjan avec beaucoup de certitudes. A la CAN, après 3 jours d’entraînement, je vais voir Emmanuel MVE, pour lui dire que je venais prendre les dirigeants camerounais au mot. Nous avons 2 grands gardiens qui se valent. J’affirme que je suis de loin plus en forme et si vous voulez gagner cette Coupe, c’est avec moi qu’il faut jouer. Mieux, je ne souscrirai pas à votre injustice si vous ne voulez pas ouvrir vos yeux. Je n’accepterai plus de m’asseoir sur le banc de touche et, pour être cohérent, si l’équipe gagne, je renonce à la prime ».

La providence veut qu’après les 2 premiers matchs, NKONO rentre dans son club en Espagne. BELL prend brillamment le relais et amène le Cameroun à sa première victoire en CAN. Et depuis 1984, l’alternance dans la cage des Lions n’est pas écrite, mais consacrée. 1984 : Bell. 1986 : Nkono. 1988 : Bell. 1990 : Nkono. 1992 : Bell. C’est cette alternance qui permettra à Joseph Antoine BELL de devenir à nouveau champion d’Afrique en 1988. Sans elle, comment aurait-il pu déboulonner Thomas NKONO ?

1997, Joseph Antoine BELL se porte candidat à la présidence de la FECAFOOT, et explique à tout le monde que le football camerounais avait urgemment besoin d’alternance, sinon il disparaîtrait. Son discours est novateur. Il trouve des partisans partout, sauf au sein du Comex de la FECAFOOT. Il sera battu par Vincent ONANA, qui léguera à l’équipe suivante une dette colossale et finira où on sait, pour fraude et trafic des billets de la Coupe du monde 1998. Depuis, Joseph Antoine BELL est remonté au champ de bataille contre Iya MOHAMED, Sidiki TOMBI A ROKO, Saydou MBOMBO NJOYA. La dernière élection a d’ailleurs donné lieu à de très violents accrochages, Joseph Antoine BELL accusant Samuel ETO’O de saper l’alternance.

Et puis Joseph ANTOINE BELL vient nous dire aujourd’hui que « L‘ ALTERNANCE N’EST PAS OBLIGATOIRE » ? J’ai envie de rire. Que va-t-il donc chercher à la FECAFOOT depuis 23 ans ? Ou peut-être que l’alternance n’est bien que si c’est pour lui céder le poste. Sacré JOJO, ou l’art de la rhétorique et de la contradiction. Il faut être honnête et reconnaître que je n’ai pas tout compris.

Claude KANA
Historien du football

 

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